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Rugby: le monde amateur indulgent face au cas Laporte

Vendredi 15 septembre 2017
Rugby: le monde amateur indulgent face au cas Laporte
Le président de la FFR Bernard Laporte en conférence de presse pour promouvoir la candidature de la France au Mondial-2023, le 7 septembre 2017 à Paris - Benjamin Cremel (AFP)

Bernard Laporte, le président de la FFR, soupçonné de favoritisme envers Montpellier, semble garder la confiance des dirigeants amateurs qui l'ont élu en décembre 2016, satisfaits de trouver une oreille plus attentive à Marcoussis.

Affaire du contrat entre Bernard Laporte et le président de Montpellier Mohed Altrad; soupçons de pression sur la Commission d'appel de la Fédération, dont sept membres ont démissionné; ouverture d'une enquête ministérielle... Depuis la mi-août, la FFR est ébranlée par les accusations touchant son président.

Mais les dirigeants du rugby amateur, qui ont porté Bernard Laporte à leur tête en décembre 2016, ne semblent pas lui en tenir trop rigueur, même si la moitié de ceux sollicités par l'AFP ont requis l'anonymat pour ne pas s'exposer dans un contexte tendu.

"Il y a un enjeu qui est la Coupe du monde 2023. L'urgence du moment, c'est d'éviter, au-delà des clivages politiques, de jeter de l'huile sur le feu", explique l'un d'entre eux, qui soutenait l'an dernier le président sortant Pierre Camou, battu par Laporte.

L'organisation du Mondial, dont l'ex-manager de Toulon a fait son cheval de bataille, sera attribuée le 15 novembre par World Rugby.

"Si on la gagnait, cela ferait du bien au rugby, qui a besoin d'une image positive et de se reconstruire", estime ce même dirigeant. "Le reste, c'est l'écume des vagues."

- 'Aller jusqu'au bout des choses' -

L'écume des vagues, c'est cette enquête de l'Inspection générale de la jeunesse et des sports (IGJS) saisie par la ministre Laura Flessel pour déterminer si, entre le 29 et le 30 juin, Laporte a fait ou non pression sur la commission d'appel de la FFR pour qu'elle réduise des sanctions à l'encontre de Montpellier.

Un club dirigé par Mohed Altrad, devenu en mars le premier partenaire maillot du XV de France et avec qui Laporte avait signé un contrat d'image pour un montant de 150.000 euros. Contrat auquel l'ancien sélectionneur du XV de France (2000-2007) a depuis renoncé, contraint par la polémique.

"Je pense que le contrat Laporte-Altrad était un gros problème. Heureusement que le président de la FFR l'a annulé", estime le même dirigeant. "Il serait un peu choquant, quand on prône la transparence du monde amateur, de ne pas se l'appliquer à soi", abonde Jean-Pierre Catherine, le président du RC Suresnes (Fédérale 1, 3e division) qui avait lui donné sa voix à Laporte après un vote interne.

Mais pour le dirigeant des Hauts-de-Seine, le soupçon de favoritisme n'est qu'un sujet parmi d'autres qui "salissent l'image du rugby" et font qu'à la rentrée, "il y a eu une baisse d'environ 10% des nouveaux inscrits en poussins".

- Un président à l'écoute -

Jean-Pierre Catherine ne veut pas se séparer de Laporte, dont "l'équipe a promis des choses au monde amateur qui commencent à venir. Il faut aller jusqu'au bout des choses. Par exemple, à part les écrans (de télévision financés par la Ligue, NDLR), le nouvel équipementier (Le coq sportif) va verser 1,9 millions aux clubs, ce qui représente environ 1.000 euros par club. Le changement des structures des compétitions va aussi dans le bon sens", estime le président suresnois.

"A chaque fois qu'on appelle à Marcoussis, quelqu'un est là pour nous aider", ajoute Catherine.

Camou doit-il se sentir visé? "Avant, ils n'en avaient rien à foutre de nous. Aujourd'hui, un peu moins", affirme un autre dirigeant de club francilien sous le couvert de l'anonymat.

Elu grâce aux voix du monde amateur, Laporte le lui rend bien. "Je lui ai envoyé un mail un dimanche à 11h sur les craintes au sujet de l'avenir des comités territoriaux, à 13h il me rappelait", apprécie Bernard Lataste, président du club d'Anglet (Fédérale 1) qui avait pourtant voté Camou en 2016.

Face aux problèmes de gestion que les clubs rencontrent au quotidien, des soupçons de favoritisme semblent passer au second plan.

"On sait que Bernard Laporte est un businessman, qu'il a un gros carnet d'adresses, résume Lataste. Il y a aussi des règlements de comptes. Mais moi, je ne regarde que les faits par rapport au monde amateur."

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