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NBA: l'ogre LeBron James à l'Est, une finale avant la lettre à l'Ouest

Dimanche 13 mai 2018
NBA: l'ogre LeBron James à l'Est, une finale avant la lettre à l'Ouest
La mégastar LeBron James saute sur la table de marque après avoir scellé la victoire des Cavs sur Toronto par un buzzer-beater, le 5 mai 2018 à Cleveland - Gregory Shamus (Getty/AFP/Archives)

La jeune garde de Boston peut-elle vraiment empêcher l'ogre LeBron James (Cleveland) de disputer une 8e finale de suite ? Le règne de Golden State va-t-il prendre fin face à Houston ? Décryptage des finales de conférence qui débutent dimanche à l'Est, lundi à l'Ouest, dernière étape avant la finale NBA.

- A l'Est, rien de nouveau... -

Comme en 2017, le duel pour désigner la meilleure équipe de la conférence Est oppose Boston à Cleveland. Et les Cavaliers, faciles vainqueurs (4-1) il y a tout juste un an, ont encore l'ascendant.

C'était pourtant impensable entre mi-décembre et mi-janvier lorsqu'ils ont perdu dix matchs sur 14, en février obligeant les dirigeants à remanier en profondeur leur effectif en échangeant cinq joueurs, dont Dwyane Wade et Derrick Rose, ou même lors du 1er tour des play-offs en avril où ils ont souffert pour se sortir des griffes d'Indiana (4-3).

Mais rien ne semble plus pouvoir arrêter LeBron James: depuis le début des play-offs, "King James" affole les statistiques avec 27,5 points, 9,1 passes décisives et 8,6 rebonds de moyenne par match, du jamais-vu ou presque dans sa carrière.

A 33 ans, le triple champion NBA n'a peut-être jamais été aussi fort.

"A chaque fois que les play-offs arrivent, il monte d'un cran, tout le monde sait que c'est un joueur spécial, il est énorme", admire son entraîneur Tyronn Lue.

"Peu importe mes statistiques, ce qui est important, c'est de gagner", insiste de son côté King James.

Et quand ses coéquipiers, Kevin Love en tête, sont à l'unisson, Cleveland a de la marge sur la concurrence, en tous cas à l'Est.

Le parcours de Boston jusqu'à la finale de conférence a été jalonné d'embuches et plus particulièrement de blessures.

Celle, terrible, de Gordon Hayward dès les premières secondes du premier match de la saison. Celle, en mars, de Kyrie Irving au genou gauche qui le prive de retrouvailles sulfureuses avec son ancien mentor LeBron James, à qui il a tourné le dos pour ne plus être dans son ombre.

En l'absence d'Irving, les jeunes Jayson Tatum (20 ans), Jaylen Brown (21 ans) et Terry Rozier (24 ans), bien encadrés par le vétéran Al Horford, ont pris leurs responsabilités.

L'ogre LeBron James et son impressionnant palmarès ne leur font pas peur: "Depuis le début de la saison, personne ne croit en nous, mais nous, nous croyons en nous", rappelle Rozier.

- A l'Ouest, le choc tant attendu -

Pour la quatrième fois en autant de saisons, Golden State est en finale de conférence, mais cette fois, les Warriors n'ont pas écoeuré la concurrence.

Ils ont même été devancés en saison régulière par les Houston Rockets qui, avec James Harden et Chris Paul à la baguette, ont réalisé la meilleure saison de leur histoire (65 v-17 d).

Le duo Harden/Paul attend ce moment depuis longtemps: le premier n'a toujours pas digéré sa défaite en finale avec Oklahoma City contre Miami en 2012, le second a connu treize saisons d'échec avec La Nouvelle-Orléans (2005-11) et les Clippers (2011-17) avant d'arriver, enfin, à ce stade de la compétition.

"On ne joue pas pour arriver en finale de conférence. On a encore huit matchs à gagner, on a encore du pain sur la planche", prévient Paul qui vise ouvertement la grande finale NBA.

Deuxième de la conférence Ouest (58 v-24 d) après avoir collectionné les blessures en avril, Golden State a repris des couleurs depuis le début des play-offs, dans le sillage de Stephen Curry (24,5 pts par match) et surtout de Kevin Durant (28 pts par match).

Les Warriors n'ont pourtant pas les faveurs des pronostics, ce qui ne dérange pas leur entraîneur Steve Kerr.

"J'aime la situation dans laquelle on se trouve: nos joueurs ont pour la plupart déjà été champions, le titre le plus dur à décrocher c'est toujours le premier", lance-t-il en guise d'avertissement aux Rockets.

Draymond Green est encore plus direct: "Depuis le début de la saison, ils nous disent qu'ils ont construit une équipe pour nous faire chuter... ils vont être fixés".

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