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Mondial: Modric et Kane contre les verrous

Samedi 07 juillet 2018
Mondial: Modric et Kane contre les verrous
L'attaquand anglais Harry Kane, buteur face à la Colombie, le 3 juillet 2018 à Moscou - Juan Mabromata (AFP/Archives)

L'Angleterre d'Harry Kane, contre la Suède et la Croatie de Luka Modric, face à l'hôte russe, partent favorites de leurs quarts de finale du Mondial-2018, mais il faudra fracturer les coffres-forts de leurs adversaires, samedi.

Ce bas de tableau promet un finaliste inattendu. La Suède (1958) et l'Angleterre (1966) ont joué une finale chacune, la Russie et la Croatie jamais. Il faut dire que ce tournoi a été impitoyable avec les ténors du football après la désertion de l'Allemagne, éliminée dans un groupe où la Suède a fini première, et la disparition de l'Espagne, sortie par la Russie.

De ces quatre outsiders, l'Angleterre, berceau de ce sport, et la Croatie, incroyable couveuse de talents, qui brille dans tous les sports collectifs avec un réservoir de 4 millions de joueurs (d'habitants), semblent un peu au-dessus.

Mais qu'elle est la vraie valeur de la Croatie de Luka Modric? Elle avait enchanté les fans de football au premier tour, mais contre le Danemark la magie avait disparu. Elle a buté sur le verrou et sa star a même manqué un penalty à trois minutes de la fin de la prolongation.

Il faut savoir gagner aussi ces matches-là, cadenassés, et surmonter les jours moins bien en équipe.

- Cherchesov place ses pions -

Et individuellement, Modric a surmonté son échec en transformant son tir au but face à l'impressionnant Kasper Schmeichel (1-1 a.p; 3-2 t.a.b.).

Un génie, d'excellents lieutenants comme Ivan Rakitic, du beau jeu, du mental et un beau maillot, la génération 2018 a tout pour rejoindre celle de Robert Prosinecki et Davor Suker, demi-finaliste en France en 1998.

La Russie elle attend ça depuis 1966 et la génération Lev Yachine. L'équipe de cette année n'est a priori pas aussi talentueuse, mais elle est portée par tout un pays en feu.

Son stratège à elle est assis sur le banc, il a une moustache, et joue volontiers les revêches. Stanislas Cherchesov prépare ses pions sur le damier croate.

Contre l'Espagne, il a vraiment joué au go, une stratégie ultra-défensive qui a payé. La "Roja" a eu la possession mais peu d'occasions et a perdu aux tirs au but (1-1; 4-3 t.a.b.).

- La Suède s'en moque -

Comme la Croatie, l'Angleterre a montré son mental. Elle a su se remettre d'un coup au moral en fin de match. Non, elle n'a pas raté de penalty, Harry Kane a même trois sur trois dans l'exercice, qui l'aide à dominer pour l'heure le classement des buteurs avec 6 unités.

Elle a subi l'égalisation de la Colombie dans le temps additionnel de son 8e de finale, par Yerry Mina, et s'est quand même imposée aux tirs au but (1-1 a.p.; 4-3 t.a.b.), un exercice qui restait un traumatisme pour les Trois Lions, dans trois séances auparavant en Coupe du monde. Avoir surmonté ce lourd complexe est un signe.

Des complexes, la Suède n'en a aucun et se moque bien d'être considérée comme le moins bon et le plus ennuyeux des quart de finalistes.

Elle n'a pas de noms plus ronflants qu'Emil Forsberg, ailier bridé par une tactique un rien prudente, mais un collectif à toute épreuve.

Cette équipe a tout de même mis au tapis huit Coupes du monde en quelques mois: elle a éliminé l'Italie en barrages et l'Allemagne en poules.

Et question mental, la Suède a celui de ses ancêtres vikings: même la défaite à l'ultime seconde contre les tenants du titre (2-1), en poules, ne les a pas empêchés de gagner le groupe, et de laisser les Allemands à la dernière place.

La génération Brölin-Dahlin, demi-finaliste en 1994, a peut-être trouvé des successeurs...

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