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Mondial-2023 de rugby: combatif devant les députés, Laporte ne fait pas taire les critiques

Mercredi 08 novembre 2017
Mondial-2023 de rugby: combatif devant les députés, Laporte ne fait pas taire les critiques
Le président de la FFR Bernard Laporte (g) et le président de la Commission des affaire culturelles à l'Assemblée nationale Bruno Studer, le 8 novembre 2017 à Paris - JACQUES DEMARTHON (AFP)

"Le match n'a pas commencé": devant les députés, le patron du rugby français Bernard Laporte s'est voulu combatif et rassurant mercredi sur les chances de la France d'obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2023, mais il n'a pas fait taire les critiques sur les affaires qui gênent son mandat.

Le président de la Fédération française (FFR) a défendu le dossier français à l'Assemblée, devant la commission des affaires culturelles et de l'éducation quelques jours après la sortie du rapport, très contesté côté français, de World Rugby, la Fédération internationale, qui a recommandé l'Afrique du Sud, devant la France et l'Irlande, et à une semaine du vote final le 15 novembre,

"Ce sont les présidents des fédérations qui votent, ce ne sont pas les recommandations qui font la désignation" de l'heureux élu, a garanti Bernard Laporte, répétant avoir "fait le tour du monde" avec le directeur de "France-2023", Claude Atcher, "pour promouvoir" la candidature. "Il faut continuer à le faire encore une semaine, on sait que les Irlandais le font, que les Sud-Africains le font", a prévenu l'ancien secrétaire d'Etat aux Sports (2007-2009), qui joue gros sur ce coup.

Expérience en matière d'accueil de grands événements, stades rénovés récemment, notamment à l'occasion de l'Euro-2016 de football, réseau de transports, Claude Atcher a repris les points forts, à ses yeux, du dossier, autant d'éléments nourrissant un sentiment d'injustice dans le camp français.

- "excès de confiance" ? -

"On ne comprend pas comment aujourd'hui on peut être moins bien notés que l'Afrique du sud (...) que ce soit en matière de stades ou d'infrastructures de transport ou d'hotellerie... L'Afrique du sud ne peut pas avoir un parc hôtelier aussi performant que le nôtre", a assuré, reprenant des arguments assénés depuis une semaine et la publication du rapport.

"Moi aussi j'ai été surpris par les recommandations" de World Rugby, a abondé lors de la séance de questions-réponses le député Nouvelle gauche, Régis Juanico, sans masquer cependant sa perplexité sur "un excès de confiance" côté français.

Réponse de Bernard Laporte: "Monsieur le député, cher Régis, quand on joue un match, il faut penser que nous sommes les meilleurs".

Mais au milieu d'échanges finalement assez consensuels, le ton s'est raidi brusquement quand le député France Insoumise Michel Larrive a évoqué les questions qui fâchent. Depuis des semaines, la FFR est sous le coup d'une enquête administrative lancée par le ministère des Sports sur des accusations de favoritisme au profit du club de Montpellier, présidé par Mohed Altrad, dont le groupe de matériel pour le BTP est l'un des sponsors de l'équipe de France. Et avec lequel Bernard Laporte avait signé un contrat d'image, auquel il a dû renoncer face à la polémique.

- La réponse sèche de Laporte -

Le député de l'Ariège y a ajouté de récentes révélations du Canard Enchaîné sur une société, Sportzap Limited, dans laquelle Bernard Laporte serait actionnaire, ainsi qu'un contrat liant la fédération à la société Sport 15 de Claude Atcher.

"Pensez-vous que les divers conflits d'intérêts dans lesquels vous seriez mis en cause auraient pu entacher l'intégrité du rugby français et avoir nui à la candidature de la France?", a conclu le parlementaire.

"Il y a l'Inspection générale (de la jeunesse et des sports, IGJS) qui a été saisie. J'en ai lancé deux (de telles enquêtes), quand j'ai été ministre des sports. Vous ne l'avez jamais été, vous ne le serez certainement jamais", a sèchement répondu l'ancien secrétaire d'Etat aux Sports (2007-2009).

"On respectera le rapport" de l'IGJS demandé par le ministère; "je l'attend avec beaucoup de sérénité", a-t-il poursuivi, avant de s'expliquer sur Sportzap Limited, un projet qui "pour le moment n'a pas abouti".

Quelques minutes plus tard, la députée de la majorité (LREM) Aude Amadou, ancienne handballeuse, est allée dans le sens de son collègue France Insoumise. "Oui, il y a soupçon (...) la justice fera son travail", a-t-elle insisté, avant de réclamer une "réforme concrète et sérieuse de la gouvernance du sport".

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