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Mondial-2019: l'espoir d'une qualification pour lancer le rugby allemand

Lundi 05 novembre 2018
Mondial-2019: l'espoir d'une qualification pour lancer le rugby allemand
Séance d'entraînement pour l'équipe nationale d'Allemagne de rugby, le 3 octobre 2018 à Heidelberg, au sud du pays - Daniel ROLAND (AFP/Archives)

Et si l'Allemagne gagnait aussi en rugby ? Son XV débute dimanche le tournoi de repêchage du Mondial-2019, avec à sa tête Mike Ford, ancien coach de Bath et de Toulon, et l'espoir d'une première qualification historique en Coupe du monde.

Dimanche à Marseille, le tournoi de repêchage désignera un mondialiste pour jouer le petit Poucet dans le groupe B au Mondial au Japon (20 sept - 2 nov 2019), contre les ogres néo-zélandais et sud-africains, et contre l'Italie et la Namibie.

Dans la cité phocéenne, les Allemands affronteront Hong-Kong (11 novembre), le Canada (17 novembre) - le grand favori de ce tournoi - et le Kenya (23 novembre). Le meilleur des quatre sera qualifié.

Les enjeux sont immenses pour le rugby germanique: son généreux mécène, l'homme d'affaires propriétaire du Stade Français Hans-Peter Wild, a déjà mis quelques millions d'euros dans l'aventure, mais n'a promis son aide que jusqu'au tournoi de Marseille. La suite dépendra du résultat.

Ford, qui fut aussi l'entraîneur de la défense anglaise pendant plusieurs saisons, et notamment lors de la coupe du monde 2007 (perdue en finale contre l'Afrique du Sud), gère une troupe de semi-professionnels dispersés entre Allemagne, France et Grande-Bretagne.

"La motivation que montrent les joueurs vous pousse à l'humilité", dit-il, "ils ne sont pas beaucoup payés, et ils le font par amour du jeu et parce qu'ils veulent avoir cette chance" de jouer une Coupe du monde, dit Ford à l'AFP à l'issue d'une session d'entraînement à Heidelberg.

- Joueurs à temps partiel -

"Vous entraînez les meilleures équipes du monde, et ensuite vous arrivez en Allemagne pour vous occuper de joueurs qui jouent à temps partiel. Ils se lèvent tôt le matin, font de la mise en condition physique, vont ensuite travailler, et participent à un entraînement collectif le soir", explique le sélectionneur, admiratif.

"J'espère que nous pourrons surprendre les autres équipes à Marseille avec notre coeur, notre engagement et notre plan de jeu. C'est un défi excitant et unique, nous serons l'équipe la mieux préparée et celle qui aura le plus faim".

La chance et les subtilités du règlement ont permis aux Allemands de se retrouver dans ce tournoi de Marseille. Dans le championnat d'Europe des nations (le Tournoi B, en dessous du Tournoi des six nations), l'Allemagne a perdu la saison passée tous ses matches, mais s'est retrouvée 3e sur tapis vert parce que l'Espagne, la Belgique et la Roumanie ont été sanctionnées pour avoir aligné des joueurs non éligibles.

Cette troisième place lui donnait une chance de disputer contre les Samoa un aller-retour pour un ticket direct pour le Japon. Ecrasés 66-15 à l'aller dans le Pacifique, les Allemands ont cédé en fin de match au retour pour s'incliner 42-28, après avoir mené 28-21 à l'entrée du dernier quart d'heure.

- "Lancer le rugby en Allemagne" -

"C'est une chance fantastique, même si c'est un peu étrange, avec la disqualification d'équipes", admet le capitaine du XV allemand Sean Armstrong, demi de mêlée de 31 ans, "mais nous avons cette opportunité, et nous allons la saisir des deux mains. Ce serait énorme de se qualifier pour la Coupe du monde, la meilleure chose qui serait jamais arrivée au rugby de ce pays".

Rien n'a été laissé au hasard pour tenter l'exploit. L'ancien deuxième ligne anglais Mouritz Botha, né en Afrique du Sud, est arrivé l'an dernier comme coach des avants et de la défense, tandis que l'Australien Paul Healy a pris en charge l'attaque.

"Je dis aux gars que nous avons besoin de ça pour lancer le rugby ici", affirme Botha, ancien des Saracens et de Newcastle, dix fois international avec l'Angleterre.

"Lorsque j'étais gamin en 1995, et que l'Afrique du Sud a gagné la coupe du monde, les joueurs étaient mes idoles et c'est là qu'est né mon rêve de devenir professionnel. La même chose peut arriver ici", assure-t-il, "si nous nous qualifions, on en verra les bénéfices dans dix ou quinze ans".

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