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Mondial-2018: Portugal-Espagne, derby ibérique en terre russe

Vendredi 01 décembre 2017
Mondial-2018: Portugal-Espagne, derby ibérique en terre russe
Le défenseur espagnol Sergio Tamos (g) face à son coéquipier au Real Madrid le Portugais Cristiano Ronaldo lors de l'Euro, le 27 juin 2012 à Donetsk - PATRICK HERTZOG (AFP/Archives)

Les deux derniers champions d'Europe face à face! Le tirage du Mondial-2018 a accouché vendredi d'un choc ibérique entre le Portugal de Cristiano Ronaldo, vainqueur de l'Euro-2016, et l'Espagne d'Andres Iniesta, sacrée en 2012. Un classique du football mondial, une alléchante querelle de voisinage.

C'est la première affiche de cette Coupe du monde en Russie: le hasard a placé les Portugais et les Espagnols dans le groupe B et ces deux prétendants au titre planétaire s'affronteront dès leur entrée en lice le 15 juin à Sotchi, sur les rives de la Mer Noire.

Entre les deux puissances de la péninsule, les liens sportifs sont si étroits que chacun connaît parfaitement les forces et les faiblesses de l'autre.

Ronaldo, attaquant-vedette du Portugal, joue depuis 2009 au Real Madrid, le club le plus aimé d'Espagne... aux côtés de Sergio Ramos, capitaine de la "Roja". Et le quadruple Ballon d'Or portugais est habitué à défier les stars espagnoles du FC Barcelone (Iniesta, Piqué, Busquets...).

"Cristiano nous attend en Russie", a titré sur son site internet Marca, quotidien sportif le plus lu d'Espagne. "L'Espagne est l'adversaire le plus coté qui pouvait sortir du deuxième chapeau pour la Seleçao", a déploré de son côté le journal portugais A Bola dans son édition en ligne.

- Passion commune -

Faute d'un statut de tête de série, la "Roja" risquait d'hériter d'un groupe relevé. Elle l'a eu, même si Iran et Maroc semblent à sa portée.

"Le Portugal vient de gagner l'Euro, il a avec lui Ronaldo et il dispose d'une grande équipe", a analysé Vicente del Bosque, ancien sélectionneur de l'Espagne (2008-2016). "Mais nous, nous sommes dans une période d'espoir, d'enthousiasme et j'ai toute confiance en cette sélection espagnole. Elle fait partie des équipes prétendantes à ce Mondial", a ajouté le débonnaire moustachu au micro de la chaîne espagnole Cuatro.

Entre ces deux nations qui ont naguère, entre 1580 et 1640, partagé un seul et même monarque et un immense empire, les cultures sont proches et la passion pour le ballon rond est commune.

Le premier Espagne-Portugal remonte à 1921 quand la "Seleçao" était venue s'incliner 3-1 à Madrid. Au total, les deux pays se sont affrontés plus d'une trentaine de fois mais la rivalité semble s'être accentuée au XXIe siècle.

A l'Euro-2004, déjà en phase de groupe, les Portugais s'étaient imposés 1-0 sur un but de Nuno Gomes, avant de perdre "leur" Euro en finale contre la Grèce. A l'inverse, les Espagnols ont battu leurs voisins à deux années d'intervalle, sur le chemin de leurs sacres au Mondial-2010 (1-0 en huitièmes) et à l'Euro-2012 (0-0 a.p. et 4 t.a.b. à 2 en demi-finale).

- Grand frère encombrant -

Des défaites douloureuses pour les Portugais, abonnés aux places d'honneur... jusqu'au triomphe de la génération Ronaldo à l'Euro-2016 en France. Soit le premier titre majeur de ce petit pays de 10 millions d'habitants.

A côté, l'Espagne et ses 46 millions d'habitants fait figure d'ogre, avec ses quatre prestigieux trophées: l'Euro-1964 à domicile, puis un enchaînement historique Euro-Mondial-Euro entre 2008 et 2012 où la "Roja" a ébloui la planète avec son jeu technique et léché, fait de passes courtes et redoublées.

Pour les Portugais, l'Espagne du football est ce grand frère encombrant, prompt à dépouiller les clubs locaux de leurs meilleurs joueurs. Le Real Madrid et le FC Barcelone, qui comptent 17 Ligues des champions à eux deux, regardent de haut Benfica (2 sacres) et Porto (2 sacres).

Qui l'emportera mi-juin au stade Olympique de Sotchi? Le Portugal, enfin libéré par son triomphe européen et porté par sa star Ronaldo, l'homme-but tout en muscles? Ou bien l'Espagne, régénérée après son âge d'or et confiante dans son jeu collectif, réactivé par le nouveau sélectionneur Julen Lopetegui?

"L'Espagne est une favorite naturelle, comme je l'ai toujours dit", a prévenu le sélectionneur portugais Fernando Santos.

Son homologue espagnol s'est pour sa part agacé face à un journaliste qui évoquait un tirage moins pire que redouté. "Le Portugal n'est pas une grande équipe, peut-être ?! C'est le champion d'Europe, c'est une immense équipe", a rétorqué le technicien basque, conscient du défi: pour régner à nouveau sur la planète, l'Espagne devra abattre le roi d'Europe.

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