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Mondial-2018: l'Angleterre revit, la Russie retient son souffle

Samedi 07 juillet 2018
Mondial-2018: l'Angleterre revit, la Russie retient son souffle
Le bonheur des Anglais Harry Maguire et John Stones qualifiés pour les demi-finales du Mondial, à l'issue du match contre la Suède à Samara, le 7 juillet 2018 - Fabrice COFFRINI (AFP)

Voilà 28 ans qu'elle attendait ça: l'Angleterre s'est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde en battant la Suède (2-0). Elle y affrontera le vainqueur de Russie-Croatie, quart inattendu avec le pays-hôte qui rêve d'écarter un autre gros client après l'Espagne.

. L'autre Harry

Tout le monde attendait un but d'Harry Kane, meilleur réalisateur du tournoi (6 buts). Mais c'est un autre Harry, Maguire, défenseur de Leicester, qui a ouvert le score de la tête face à la Suède, sur corner à la demi-heure. Puis Dele Alli a doublé la marque juste avant l'heure de jeu.

Les "Trois Lions" peuvent remercier leurs lignes arrières. Le gardien Jordan Pickford a réalisé une très belle parade sur une tête de Marcus Berg dès le début de la seconde période.

C'est une bonne nouvelle pour l'équipe de Sa Majesté, plombée ces dernières années par des portiers maudits comme David Seaman, Scott Carson ou David James.

La séduisante Angleterre de Gareth Southgate renoue donc avec un glorieux passé, quand l'équipe des Terry Butcher, Chris Waddle, Gary Lineker et Paul Gascoigne avait buté sur la RFA des Andreas Brehme, Rudi Völler, Lothar Matthäus et Jürgen Klinsmann en demi-finale du Mondial-1990 (1-1; 4 t.a.b à 3).

Les hommes de "Captain Kane" attendent donc désormais leur adversaire pour la demi-finale de mercredi au stade Loujniki de Moscou (20h00 française).

. La Sbornaïa et les rêves du pays hôte

Personne, ou presque, n'aurait misé un rouble sur la Russie, qui n'avait gagné aucun match en 2018 avant que son tournoi commence. Mais la Sbornaïa a fait mentir tous les pronostics et fait déjouer l'Espagne en huitième de finale (1-1; 4 t.a.b à 3) pour être au rendez-vous de son quart de finale à Sotchi (20h00 française).

Comme face au champion du monde 2010, elle n'est pas favorite contre la Croatie. Mais ce Mondial-2018 a réservé tant de surprises jusqu'ici. Et la Russie attend une demi-finale depuis 1966 et la génération du mythique Lev Yachine (sous maillot de l'URSS).

L'équipe de cette année n'est a priori pas aussi talentueuse, mais elle est portée par tout un pays. Son stratège à elle est assis sur le banc, il a une moustache, et joue volontiers les revêches: le sélectionneur Stanislas Cherchesov prépare ses pions sur le damier croate.

D'ailleurs, quelle est la vraie valeur de la Croatie de Luka Modric? Elle avait enchanté les fans de football au premier tour, mais contre le Danemark en huitième de finale la magie avait disparu. Elle a buté sur le verrou et sa star a même manqué un penalty à trois minutes de la fin de la prolongation.

Il faut savoir gagner aussi ces matches-là, cadenassés, et surmonter les jours moins bien en équipe. Et individuellement, Modric a surmonté son échec en transformant son tir au but face à l'impressionnant Kasper Schmeichel (1-1; 3-2 t.a.b.).

Un génie, d'excellents lieutenants comme Ivan Rakitic, du beau jeu, du mental et un beau maillot, la génération 2018 a tout pour rejoindre celle de Robert Prosinecki et Davor Suker, demi-finaliste en France en 1998.

. La France, 20 ans après 1998 ?

Il y a 20 ans, la France, elle, chantait "Et un, et deux, et trois zéro", après la finale de son Mondial remportée face au Brésil (3-0). Quelle meilleure façon de célébrer cet anniversaire que de coudre une deuxième étoile sur le maillot bleu ?

"On ne se le dit pas mais chacun pense qu'on peut être champion du monde", a confié le défenseur français Lucas Hernandez samedi devant la presse.

Mais, comme il le reconnaît, "il nous reste deux matches pour l'être, (avec) d'abord ce premier contre la Belgique". C'est mardi à Saint-Pétersbourg (20h00 française) et comme le dit de joueur de l'Atlético Madrid "ça va être très compliqué".

Car les Français ont bien vu les images de ces "Diables Rouges", emmenés par Eden Hazard, Romelu Lukaku et Kevin de Bruyne, qui ont corrigé le Brésil de Neymar vendredi à Kazan (2-1).

Ce sera un match particulier, entre pays voisins. Raphaël Varane, né à Lille et formé à Lens, a des connaissances en Belgique. Mais "sur une opposition en Coupe du Monde, il n'y a pas d'amis", insiste le défenseur du Real Madrid aux quatre Ligue des champions.

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