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Ligue 1: Monaco, un menu de champion

Mardi 29 novembre 2016
Ligue 1: Monaco, un menu de champion
Les Monégasques vainqueurs de Marseille au stade Louis-II, le 26 novembre 2016 - VALERY HACHE (AFP/Archives)

Pas question de faire la fine bouche: Monaco, qui vient de croquer Tottenham (2-1) et dévorer Marseille (4-0), doit garder de l'appétit pour un plat moins réputé, le promu Dijon, pour gagner son sixième match sur six en novembre, toutes compétitions confondues, mardi pour la 15e journée de L1 (21h00).

Malgré le copieux programme à venir (cinq matches de L1, un de Ligue des champions, un de Coupe) avant la fin de l'année civile, Leonardo Jardim assure que lui et ses hommes auront toujours faim en Bourgogne, car "Monaco joue chaque match pour gagner".

Pour digérer ce menu et garder une constance au plus haut niveau, Jardim possède quelques recettes.

- Maîtrise de l'effectif

Outre le temps de récupération entre chaque match, le Portugais dit maîtriser les capacités de chacun de ses joueurs. Sans dévoiler ses secrets, il livre quelques généralités.

Lors d'un enchaînement de matches resserrés, il prétend savoir si un joueur doit souffler "en fonction de son âge, son poste, sa morphologie". "Les défenseurs centraux et les milieux axiaux sont capables de jouer plus, leurs courses sont différentes", explique-t-il. "Pour l'âge, ça dépend de ce que le joueur doit faire", dit-il. C'est-à-dire s'il doit enchaîner pour retrouver son pic de forme ou être ménagé.

Jardim gère ainsi différemment Benjamin Mendy, explosif et de retour de blessure, et Radamel Falcao, en manque de repères et qui commence seulement à enchaîner les matches.

A Dijon, le technicien pourrait faire tourner trois ou quatre joueurs par rapport à l'orgie contre Marseille (4-0). Une gestion permise grâce au niveau général de l'effectif. "Les jeunes Touré, Ndoram, Mbappé, Traoré, Boschilia ne progressent pas de façon linéaire, dit-il. Mais ils bonifient beaucoup l'effectif."

Ils pourront jouer à Leverkusen en C1, puisque l'ASM a déjà mise au frais la première place du groupe, entourés de quelques anciens en manque de temps de jeu (Dirar, Moutinho, Raggi, Falcao). Contre Rennes en Coupe de la Ligue, ils seront encore sollicités. Avec un devoir d'excellence.

- Devoir d'implication

"Je ne donne pas du temps de jeu à quelqu'un pour lui faire plaisir, annonce Jardim. Le premier objectif, à chaque entraînement est de travailler à grande intensité."

Si un joueur ne le comprend pas, il ne lui donnera pas l'opportunité en match. Et s'il le sent incapable de soutenir le rythme, il devra s'aguerrir ailleurs. Certains y parviennent, comme le jeune Brésilien Boschilia, 20 ans, prêté au Standard de Liège de janvier à juin. D'autres peuvent se perdre.

Si, pour Jardim, un joueur travaille chaque jour à grande intensité, il peut alors intégrer l'équipe n'importe quand, même après un mois sans compétition, comme Raggi contre Marseille.

"Notre méthodologie, c'est le jeu, indique-t-il. A l'entraînement, on s'approche de la compétition. L'athlétisme, c'est différent". Le jeu avec ballon, toujours...

- Hiérarchisations des objectifs

Pour identifier les objectifs, Jardim demeure pragmatique. Il se projette à long et moyen terme en début de saison. Parfois, cette projection peut être révisée en cours d'exercice (mauvais résultats, changement de projet). C'est rare.

Cette saison, il faut valoriser les joueurs afin qu'ils deviennent (ou restent) internationaux et mieux vendables. Chacun, jeunes compris, doit être capable de montrer son meilleur niveau en coupe d'Europe. Monaco doit également se qualifier directement en C1 en fin de saison. Et remporter une coupe nationale.

Dimanche, au lendemain de la démonstration contre l'OM, il s'est adressé au groupe et a dit: "Les trois points gagnés contre Marseille ou Paris sont les mêmes que ceux perdus contre Nice ou Toulouse. A Dijon, ce seront encore les mêmes. Voilà pourquoi gagner là-bas est très important". L'ogre a encore 15 points à prendre jusqu'au 21 décembre.

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