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Ligue 1: Marseille, balle de match en terre maléfique

Dimanche 14 mai 2017
Ligue 1: Marseille, balle de match en terre maléfique
Les joueurs de l'OM explosent de joie après avoir dominé Nice dans le derby méditerranéen, le 7 mai 2017 au Vélodrome - BORIS HORVAT (AFP/Archives)

Si Marseille gagne à Bordeaux, pour la première fois depuis 40 ans, il verrouille l'Europa League, dimanche (21h00), à une journée de la fin du championnat.

. Dynamique: avantage OM

"La dynamique? Aujourd'hui, c'est Marseille, clairement", admet Jérémy Toulalan, qui devrait reculer en défense centrale pour palier la suspension de la charnière, Nicolas Pallois et Igor Lewczuc.

Marseille est invaincu depuis neuf matches et les Girondins depuis cinq, et l'élan est vraiment phocéen: l'OM vient de reprendre la précieuse 5e place à Bordeaux. Précieuse car elle garantit une place au 3e tour préliminaire de l'Europa League, alors que la 6e dépend encore d'une victoire du Paris SG contre Angers en finale de Coupe de France. Et l'OM n'aimerait pas dépendre du PSG...

"La Toule" admet aussi que son équipe "est moins bien dans le jeu" depuis quelques temps, et reste sur deux nuls, "mais on reste efficace, ajoute-t-il. On a les armes pour gagner", à condition aussi d'être "un peu plus libéré que ces derniers temps".

L'OM de Rudi Garcia reste lui sur deux résultats brillants, il a atomisé Caen (5-1) et vient d'infliger à Nice (3e) sa troisième défaite de la saison (2-1). Certes son meilleur joueur du moment, Florian Thauvin, 5 buts en trois matches avant de se blesser contre Nice, risque d'être forfait, mais le danger vient de partout, avec Bafétimbi Gomis, Dimitri Payet ou Morgan Sanson.

. Histoire: avantage Bordeaux

Quarante ans sans gagner en Gironde, la plus longue série du genre en L1: l'OM affronte une vraie bête noire. "Bien sûr que ça compte car on ne veut pas être les premiers" à perdre, souligne Toulalan, en rappelant qu'il gardait un souvenir cuisant de figurer dans l'équipe lyonnaise qui avait perdu un premier derby depuis longtemps contre Saint-Étienne.

"Bafé" Gomis a lui-même déroulé une liste des légendes de l'OM qui n'ont pas gagné non plus à Bordeaux: "Papin, Waddle, Desailly, Mozer, Gignac, Niang... Et je pourrais en citer pas mal d'autres".

A la grande époque, les années 1980, la rivalité Bordeaux-OM était empoisonnée par la haine tenace que se vouaient les deux présidents, le Girondin Claude Bez et le Marseillais Bernard Tapie.

Ce sera à coup sûr plus policé entre Stéphane Martin, président de Bordeaux depuis deux mois, et Jacques-Henri Eyraud, arrivé en octobre à la tête du projet "OM Champion".

Contrairement à son capitaine, Garcia balaie l'argument. Pour lui une statistique signifie juste que la fin du record ne cesse de se rapprocher.

Il n'a donc pas, pour sa part brandi, cette carotte devant ses joueurs. "Je vous jure que non, insiste-t-il. La motivation se suffit à elle-même, nous sommes maîtres de notre destin".

. Classement: avantage OM

Il reste une donnée mathématique sur laquelle tout le monde tombe d'accord, il s'agit d'une "finale" pour l'OM, qui compte un point d'avance. S'il s'impose, il verrouille la 5e place et se qualifie pour l'Europa League, soit une saison réussie.

En cas de nul, l'OM reste devant et n'aura plus qu'un match pour conserver son bien lors de la dernière journée, contre Bastia, qui pourrait être relégué. Bordeaux lui ira à Lorient, or les "Merlus" ne seront peut-être pas maintenus et pourraient jouer le couteau entre les branchies.

Enfin même une victoire de Bordeaux dimanche ne clôturerait pas le discours C3.

"On a deux résultats positifs à disposition", résume Garcia, ramenant de ses presque trois ans à Rome le concept italien des "risultati utili" (utiles).

Pour son homologue bordelais, Jocelyn Gourvennec, "Marseille a deux options, ils savent qu'un nul les arrange, pas nous".

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