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JO-2020: la jeune reine japonaise du surf rêve d'or

Jeudi 13 juillet 2017
JO-2020: la jeune reine japonaise du surf rêve d'or
La jeune surfeuse japonaise Minori Kawai à l'entraînement au large d'Ichinomiya, le 8 juillet 2017 - Behrouz MEHRI (AFP/Archives)

Du haut de ses 16 ans et 1,60 m, la surfeuse japonaise Minori Kawai cultive un rêve qui commence tout juste à prendre corps: celui d'une victoire chez elle aux JO dans trois ans dans une discipline fera ses premiers pas dans l'arène olympique.

Si Minori Kawai n'a pas encore le CV d'une prétendante à l'or olympique, actuellement seulement 27e de la deuxième division du surf mondial féminin, le WQS (le World Qualifying series), elle vient toutefois de gagner pour la première fois une épreuve de ce championnat...chez elle. De quoi renforcer son ambition.

Ce succès obtenu fin mai à l'Open de Chiba, à une heure de Tokyo, "a considérablement renforcé ma confiance", confie d'ailleurs la lycéenne à l'AFP. "Je n'aurais jamais imaginé pouvoir remporter une aussi grande compétition", ajoute la souriante adolescente, première Japonaise à s'adjuger une épreuve de cette catégorie, et ce malgré une entorse de la cheville.

"C'était comme un rêve, j'ai mis du temps à réaliser. Gagner à Tsurigasaki (Ichinomiya), où je surfe chaque jour, c'était génial. J'ai pu avoir un avant-goût des JO et je suis certaine que cela me donnera un avantage" dans trois ans.

"Les vagues au Japon sont plutôt petites, ce qui facilitera la tâche des surfeurs japonais", souligne-elle. Parmi les autres espoirs de médaille nippone côté filles, figurent Hinako Kurokawa et Rina Kitazawa.

En attendant les jeux, Minori Kawai espère se hisser dans l'élite mondiale. Les 3.000 points conquis sur ses terres l'ont fait entrer dans le Top 30 du WQS. Et elle peut envisager d'intégrer la première division mondiale dès la saison prochaine.

Si elle assure "ne pas vraiment ressentir de pression", elle s'entraîne dur (quatre heures par jour) et aborde chaque compétition "avec un grand sérieux", consciente que "voyager à travers le monde à son âge est un privilège".

- 'Pétrifiée' -

Le surf, elle le pratique depuis ses 7 ans. Lassée d'observer depuis la plage son père dompter les vagues, elle a décidé de se jeter à l'eau et est devenue "désespérément accro", combinant vitesse d'exécution et grâce.

Pourtant, elle doit sans cesse lutter contre ses phobies. "Un jour quand je surfais en Australie, j'ai aperçu une nageoire dorsale et j'ai pensé: oh oh, je vais me faire avaler", raconte-t-elle. Finalement il ne s'agissait que d'un dauphin, mais ses mésaventures ne se sont pas arrêtées là. Ensuite "j'ai été piquée par une méchante méduse, je ne pouvais plus respirer et on m'a transportée à l'hôpital".

Minori Kawai a vécu une autre frayeur en Indonésie à la vue d'un "aileron de requin". "J'étais pétrifiée".

"La mer peut être effrayante. Quand tu te retrouves seule face à d'énormes vagues, parfois tu te dis que tu vas mourir", mais il faut dépasser sa peur "pour devenir un meilleur surfeur", dit-elle.

Aux côtés du baseball, du karaté, du skateboard et de l'escalade, le surf fera son entrée aux JO à Tokyo en 2020, représenté par 40 athlètes, avec en tête de pont les grandes nations du surf (Etats-Unis, Australie, Brésil) et peut-être des stars planétaires comme l'Américain Kelly Slater, le Hawaïen John John Florence ou le Brésilien Gabriel Medina.

L'an dernier, peu après l'annonce par le Comité international olympique, le Français Jérémy Florès avait salué cette intronisation qui va apporter une reconnaissance à ce sport, notamment en France et en Europe où selon lui "le surf est encore vu comme un loisir".

Dans l'archipel japonais aussi, on s'en réjouit. "C'est incroyable que les jeux Olympiques viennent au Japon, avec le surf comme nouveau sport", se félicite Minori Kawai. "En plus, ce sera quasiment l'âge parfait pour moi donc j'ai vraiment de la chance. Quand je surfe à Tsurigasaki, je me prends parfois à rêver à une médaille olympique, l'or évidemment".

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