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JO-2018: "Pintu" et "VMJ" à la croisée des trajectoires

Mardi 13 février 2018
JO-2018: "Pintu" et "VMJ" à la croisée des trajectoires
Le Français Alexis Pinturault lors du slalom du combiné, aux JO de Pyeongchang, le 13 février 2018 - JAVIER SORIANO (AFP)

D'argent et de bronze mardi au combiné des Jeux de Pyeongchang, Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet ont emprunté des pistes différentes pour accéder à la notoriété: le premier prédestiné par son talent et ses parents, le second par l'étude et le travail.

"Alexis est très heureux, ça va lui faire un bien fou. Victor, c'est la médaille de l'abnégation. C'est génial", a réagi Fabien Saguez, directeur technique national.

Quasiment né sur la piste jouxtant l'hôtel de luxe cinq étoiles de Courchevel, propriété de son père Claude, Pinturault a ouvert son livre de victoires en Coupe du monde à 20 ans. Pour "le citadin" VMJ, né à Aix-les-Bains, il a fallu six ans de circuit majeur pour enfin inscrire, à 28 printemps, son nom au palmarès.

Dès son plus jeune âge, Pinturault a été élevé au diapason de la réussite de son père, pour qui "si on fait quelque chose, c'est pour tout donner et le faire à fond".

Avec des prédispositions pour le ski décelées par ses parents -la mère, Norvégienne, vit désormais à Annecy-, Alexis a répondu à l'attente dans le sport de haut niveau.

Précoce avec deux titres mondiaux chez les juniors, le jeune homme avait peiné pour ses débuts en Coupe du monde, incapable de canaliser le trop-plein de "chien fou" en lui. Ainsi, il n'avait terminé aucune de ses 14 premières courses.

"Perfectionniste et sensible": tel est de son côté Muffat-Jeandet, selon ses entraîneurs qui dressent le portrait d'un homme "talentueux et brillant intellectuellement", mais qui réfléchit "parfois trop".

Pour lui, 2018 s'annonce comme une année charnière, le skieur de Val d'Isère parvenant enfin à s'imposer pour la première fois en Coupe du monde, le 12 janvier dans le combiné de Wengen, là même où il avait fêté son premier podium deux ans auparavant.

"Après un début de saison délicat, j'avais peu de réussite. Il ne se passait pas grand chose de concret malgré de bonnes sensations", confiait-il à l'AFP avant les JO.

- Référence Killy -

Pinturault, lui, est parti plus tôt dans la valse des succès. Le rapprochement avec Jean-Claude Killy, triple champion olympique à Grenoble en 1968, devint une évidence quand le petit prodige s'imposa en slalom le 8 décembre 2012 à Val d'Isère, son deuxième succès sur le circuit majeur, de plus dans la station de la légende du ski français.

Comme un passage de témoin à 45 ans de distance. Et la majorité des entraîneurs et observateurs de s'accorder: depuis Killy, la France n'avait plus produit de polyvalent aussi doué.

Pourtant, les années suivantes n'ont pas été à la hauteur des promesses, malgré trois places de troisième au classement général de la Coupe du monde.

A la décharge de Pinturault, il a croisé les spatules de l'Autrichien Marcel Hirscher, son aîné de deux ans. Un monstre qui a soulevé son premier gros globe en mars 2012 et depuis ne l'a plus posé, sextuple vainqueur de la Coupe du monde.

Pinturault et Muffat-Jeandet ont d'ailleurs en commun d'avoir connu un début de saison difficile, notamment le premier qui une fois de plus a abandonné ses rêves de gros globe de cristal face à la domination de Hirscher, médaille d'or du combiné mardi à Jeongseon.

- 'Cerveau qui fonctionne' -

"Victor a un côté talentueux, mais il a besoin de beaucoup répéter, de travailler en quantité", explique David Chastan, le directeur de l'équipe de France messieurs, au sujet de Muffat-Jeandet.

"Il a le cerveau qui fonctionne, il est sensible aux termes qu'on utilise", ajoute le coach qui raconte l'effet bénéfique d'une "soufflante" passée après une déception à Alta Badia (Italie), où le licencié au club de Val d'Isère avait terminé 23e du géant.

"VMJ" ne remerciera "jamais assez" ses parents, radiologue et médecin, de l'avoir conduit plusieurs fois par semaine, encore enfant, assouvir sa passion naissante, d'abord au ski club de Chambéry puis à celui de Bonneval-sur-Arc, "pas la porte à côté".

"Oui, mes parents ont fait énormément de route et d'investissements pour moi", assure celui qui plus jeune avait Luc Alphand pour idole, "puis Hermann Maier".

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