En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Hand: Narcisse et Omeyer, les derniers des Mohicans au Mondial-2017

Mardi 10 janvier 2017
Hand: Narcisse et Omeyer, les derniers des Mohicans au Mondial-2017
Thierry Omeyer et Daniel Narcisse, le 23 janvier 2016 à Cracovie avec Guy Oliver Nyokas et Samuel Honrubia après la victoire de Bleus face à la Croatie lors de l'Euro-2016 - ATTILA KISBENEDEK (AFP/Archives)

Les années défilent mais ils sont toujours en forme et fidèles au poste. Les inséparables et indéboulonnables Thierry Omeyer et Daniel Narcisse, derniers rescapés du sacre de 2001, se lancent à respectivement à 40 et 37 ans en quête d'un nouveau trophée mondial à domicile lors de la compétition qui débute mercredi à Paris.

A l'heure où la grande majorité des handballeurs de leur génération ont pris leur retraite, les "grognards" restent des pièces maîtresses de l'équipe de France, tenante du titre, à laquelle ils ont rendu tant de services: Omeyer, le gardien fétiche, par ses arrêts spectaculaires, Narcisse, l'arrière volant, par ses buts souvent décisifs.

"Aujourd'hui, soit je joue contre les enfants de mes copains ou alors tous mes potes sont coaches, directeurs sportifs ou managers d'un club", souligne Narcisse qui a rejoint dimanche à Montpellier, lors d'un match amical contre la Slovénie, le club très fermé des internationaux français à 300 sélections.

Cinq seulement l'ont devancé: Jackson Richardson (417), Jérôme Fernandez (390), ses deux entraîneurs en équipe de France Didier Dinart (368) et Guillaume Gille (308) et... Omeyer (347 série en cours).

Une solide amitié lie les deux hommes qui se côtoient depuis dix-sept ans en équipe de France et jouent sous le même maillot aussi en club au PSG (depuis l'été 2014). Une amitié renforcée lors des quatre saisons passées ensemble à Kiel (2009-2013), où ils ont ramené deux Ligues des champions en 2010 et 2012 (Omeyer en a gagné une troisième avec le club allemand en 2007 sans Narcisse).

- Rapprochement à Kiel -

Sur les bords de la Baltique, les deux hommes ont appris à mieux se connaître sur le terrain et en dehors, ainsi que leurs familles respectives.

"Daniel, c'est quelqu'un qui est à l'écoute, toujours tourné vers les autres. C'est un mec bien sur qui on peut toujours compter. Cela se traduit sur le terrain où il est capable de prendre le ballon et de faire la différence tout seul mais où il sait aussi faire briller ses partenaires", explique Omeyer.

"Autant Thierry est un psychopathe sur le terrain, autant il est adorable et possède plein d'autres qualités en dehors", affirme quant lui Narcisse au sujet de l'inamovible gardien des Bleus.

Lequel des deux arrêtera en premier? "Ce sera Thierry, c'est sûr", tranche "Air France", surnommé ainsi pour son impressionnante détente. "Les JO-2024, cela ne me semble pas impossible pour lui", plaisante-t-il.

- Comme un "bleu" -

Pour l'heure, aucun n'a fixé de date pour un pot de départ. Ils ont même prolongé leur contrat avec le PSG jusqu'en 2018. "Il y a des matins où je me lève et je me dis oui tellement la saison est compliquée, souligne Narcisse. Il y a en a d'autres où je ressens encore beaucoup d'énergie pour continuer à apporter quelque chose à l'équipe de France. Je joue vraiment les compétitions comme si c'était les dernières."

"Je suis assez impatient de voir ce qui m'attend après mais je prends aussi toujours autant de plaisir sur le terrain. Là, il y a énormément d'envie. J'ai hâte que cela commence", dit Omeyer.

Une mentalité de "bleu" qui impressionne Narcisse: "Il est comme un petit jeune à tous les entraînements. Il est toujours à 100% lors des échauffements. Il veut gagner à tous les petits jeux."

La clé de l'exceptionnelle longévité des compères qui ont tout gagné en plusieurs fois en équipe de France depuis le succès du Mondial-2001. Minots à l'époque et joueurs de compléments, ils sont devenus incontournables, par leur capacité à se renouveler et à se remettre en question.

Au point de bluffer leurs aînés, à commencer par l'ancien meneur Jackson Richardson, sacré avec eux il y a 16 ans. "Je suis admiratif. Une telle carrière, c'est rare."

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire