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Football: Maradona accuse la Fédération argentine de trahison

REUTERS 29.07.2010

Photo prise le 28 juillet 2010 / Enrique Marcarian

BUENOS AIRES (Reuters) - Diego Maradona accuse les responsables de la Fédération argentine de football (AFA) de l'avoir trahi, au lendemain de son éviction de la tête de la sélection nationale.

Meurtri par l'élimination de son équipe en quart de finale de la Coupe du monde contre l'Allemagne (4-0), Maradona avait choisi de ne pas s'exprimer depuis cette cuisante défaite.

Sa première prise de parole publique, dans un restaurant de Buenos Aires, n'a pas épargné ses anciens supérieurs, notamment le président de l'AFA, Julio Grondona et le directeur technique des équipes nationales, Carlos Bilardo.

"Grondona m'a menti, Bilardo m'a trahi", a dit l'ancienne gloire du football mondial en lisant un communiqué qu'il avait préparé à l'avance, réprimant parfois quelques larmes sur le point de couler sur son visage.

"Grondona m'avait dit dans les vestiaires juste après notre élimination en Afrique du Sud (...) qu'il était très satisfait du travail que j'avais accompli et qu'il souhaitait que je reste", a-t-il expliqué.

"Pendant que nous étions en deuil, Bilardo a oeuvré en coulisse pour me mettre dehors", a poursuivi Maradona, au lendemain de l'annonce du non renouvellement de son contrat par l'AFA.

L'ancien capitaine de la sélection argentine qui avait été sacrée championne du monde en 1986 officiait en tant qu'entraîneur de l'Albiceleste depuis fin 2008, à une époque où les résultats de l'équipe nationale étaient en demi-teinte.

"Ils avaient fait appel à moi pour éteindre un incendie et maintenant que je l'ai fait, voilà ce qui arrive", a-t-il expliqué, précisant qu'il avait l'impression qu'on l'empêchait de finir son travail.

Avant son éviction, Maradona avait affirmé sa volonté de rester à son poste à condition de conserver ses adjoints, ce que le président de l'AFA refusait catégoriquement.

"Il sait qu'il m'est impossible de continuer sans mes adjoints (...) Je défends tout le monde, de la masseuse à mon assistant car j'ai des valeurs et je n'ai pas l'intention de changer", a-t-il dit à ce propos.

Luis Andres Henao, Olivier Guillemain pour le service français

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