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Festival sports extrêmes: ces riders qui en mettent plein la vue

Vendredi 11 mai 2018
Festival sports extrêmes: ces riders qui en mettent plein la vue
Le quadruple champion du monde français de BMX Alex Jumelin à Jeddah en Arabie Sadoudite le 23 mars 2018 - Lionel BONAVENTURE (AFP/Archives)

Ils ont fait de leur vie un show permanent: les riders glissent sur le monde en skate, rollers ou vélo BMX en lançant des figures hallucinantes sur des spots de plus en plus extra-ordinaires. Stars de la rue, ils occupent désormais une place de choix sur la toile.

Faire du roller dans une église romaine, rouler à vélo sur une aile d'avion ou sur des paraboles satellites géantes, skater sur une voie d'autoroute ou dans une benne de travaux publics: rien n'est impossible pour ces fous de glisse, qui n'ont qu'un mot en tête: freestyle (style libre).

Depuis mercredi, la grande famille du freestyle est réunie à Montpellier pour l'une des plus grandes compétitions, le Festival international des sports extrêmes (Fise), créé il y a 20 ans. Près de 1900 athlètes de 14 disciplines sont venus du monde entier pour montrer leurs plus belles figures (tricks) à 600.000 spectateurs durant 5 jours. Ils rivalisent sur les modules mais aussi à coups de vidéos postées sur les réseaux sociaux.

"Aujourd'hui c'est la vie des riders exposée à fond sur les réseaux sociaux qui fait rêver et fédère autour de cet esprit de liberté, de ride, de glisse. Et y a nos tatoos. Les mecs ressemblent à des rockstars ! C'est attirant pour les jeunes et c'est du vrai": Alex Jumelin, quadruple champion du monde de BMX flatland (figures au sol), ne tarit pas d'éloges sur ce monde qui est le sien depuis... 30 ans!

- Video parts -

Quintuple champion du monde de BMX flat, Matthias Dandois ironise un peu.

"On est devenus blogueur mode", dit-il à l'AFP. "Je suis pro depuis 12 ans, j'ai vu évoluer mon métier. Au début je découpais des articles dans les journaux pour envoyer à mes sponsors. Aujourd'hui, il faut créer du contenu. Les marques veulent utiliser notre image, et c'est normal. Alors il faut envoyer des instaclip ou des instaphoto".

Ces contenus, ce sont des 'vidéos parts' (sections vidéos), qui durent de 3 à 5 minutes et qui sont vues par les internautes des centaines de milliers voire des millions de fois.

"En skate, il y a des chaînes communautaires avec plus d'un million d'abonnés qui repostent les meilleurs vidéos. Ca veut dire que si tu fais mieux que la vidéo qu'ils viennent de poster, ils vont te reposter obligatoirement", explique Joseph Garbaccio, un skater de 20 ans, pro depuis 2 ans.

De quoi alimenter une certaine surenchère pour se distinguer. Leur quête n'est pas d'être différent mais d'avoir une notoriété pour ne vivre que de leur passion grâce aux sponsors.

Avec leurs sponsors, les riders cherchent de plus en plus des endroits insolites. Fini le temps des vidéos réalisées sur le site de Macba à Barcelone ou sur celui de Hollywood High à Los Angeles.

- 'King of the road' -

"Les gens n'en peuvent plus de voir Macba ou Hollywood High. Nous on est parti à Dubai avec l'un de mes sponsors. C'est une des vidéos qui a le mieux marché pour moi ces dernières années, il y a des spots jamais vus, c'est dépaysant pour les gens même si le niveau de riding n'est pas le meilleur qu'on ait pu donner", raconte Dandois, qui peut faire 12 heures d'avion pour filmer une seule figure ou mettre un an à réaliser une vidéo de 3 minutes.

"Récemment, il y a eu le clip le plus cher de l'histoire du BMX. Dan Lacey est parti en Israel 4 fois pour faire un truc sur un ride. Le truc lui a coûté 50.000 balles mais au final il l'a fait !", lance Dandois.

Le Français de 29 ans est attentif à l'image qu'il renvoie par rapport à ses sponsors et à son statut d'influenceur.

"T'es un 'role model'. On n'est pas des superstars mais on influence les gamins, il faut un minimum être sain. Je ne fumerai jamais des clopes ou boire de l'alcool dans ma story instagram", dit-il.

D'autres jouent la carte du mauvais garçon, essentiellement en skate.

"Il y a des marques qui ne prennent que des skateurs comme ça. Il y a des compètes comme 'King of the road' avec des défis vraiment débiles et c'est vraiment l'image qu'ils veulent se donner", explique Garbaccio.

Des vidéos très appréciées sur les réseaux, bien peu esthétiques, complètement délirantes et un rien triviales !

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