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F1: du GP d'Autriche au GP de Grande-Bretagne, la course entre les courses

Lundi 10 juillet 2017
F1: du GP d'Autriche au GP de Grande-Bretagne, la course entre les courses
Les mécaniciens s'affairent autour de la Mercedes du Finlandais Valtteri Bottas lors du GP d'Autriche de F1 sur le circuit de Spielberg, le 9 juillet 2017 - Ronald Zak (POOL/AFP)

Le chrono, encore et toujours: le compte à rebours a commencé pour les écuries de F1, engagées dans une course contre-la-montre dès la fin du GP d'Autriche, dimanche, pour gérer un déménagement express vers la Grande-Bretagne, et être prêtes jeudi midi.

Entre dimanche et lundi, quelque 300 camions prendront la route entre Spielberg et Silverstone. Un périple de près de 1600 km et 24 heures environ, selon l'état du trafic et l'attente pour emprunter un ferry à Calais. Et pas question de s'arroger de pause en chemin: plusieurs chauffeurs se relayent.

S'il y a tant à transporter, c'est que les circuits sont des coquilles vides, ou presque, où les écuries n'apportent pas uniquement leurs monoplaces et pièces de rechange mais aussi tout l'équipement de leurs garages, leurs lieux de vie et espaces de réception.

Le plus souvent, quinze jours séparent deux courses de F1, mais il arrive que ce délai soit réduit à huit, comme entre l'Autriche et la Grande-Bretagne cette semaine.

On parle alors de "back-to-back" (dos à dos). Quatre autres "back-to-back" sont au programme en 2017: entre la Chine et Bahreïn, la Belgique et l'Italie, la Malaisie et le Japon, les États-Unis et le Mexique.

Le casse-tête pourrait être proportionnel à la distance à parcourir, mais non! Le plus compliqué, tous en conviennent, c'est en ce moment même.

Hors Europe, en effet, les écuries ne transportent pas leurs fameux "motorhomes", leur bureau provisoire durant les GP. Juste une trentaine de tonnes de fret en moyenne, acheminées par avion et par bateau.

C'est surtout l'administratif, visas et douanes, qui leur donne le plus de fil à retordre.

- 'Chacun sait ce qu'il a à faire' -

Sur le Red Bull Ring, dimanche, le ballet des camions a remplacé celui des monoplaces à peine la course terminée, pour se poursuivre jusque tard dans la nuit.

Le paddock et les garages devront être réinstallés dès mercredi soir, voire jeudi matin au plus tard, à Silverstone, afin de préparer les monoplaces pour la manche britannique et accueillir les équipes et la presse.

Difficile toutefois d'espérer commencer le montage avant mardi, alors qu'en configuration "classique" on est sur le pont dès le week-end précédant la course. On travaillera donc à flux tendu, de jour comme de nuit.

La clé réside dans une organisation sans accroc, "développée avec l'expérience et où chacun sait exactement ce qu'il a à faire", résume Beat Zehnder, qui chapeaute la logistique de l'écurie suisse Sauber en tant que +team manager+.

"Il faut mettre en place tous les étages de la fusée de façon à ce qu'il n'y ait pas de surprise et que le dispositif ne s'écroule pas", renchérit Jean-Pierre Raymond, chargé de la logistique chez Renault.

- 'Gérer la fatigue' -

"Ensuite, reste à espérer que le trafic, un accident de la route, la météo ou un ferry supprimé ne viennent pas nous mettre en retard", conclut un membre d'une des plus grandes écuries du paddock, qui a préféré rester anonyme.

Dans le même temps, les équipes, elles, font le déplacement par avion, entre charters spécialement affrétés et vols commerciaux.

Comme à l'accoutumée, le "motorhome" de Sauber devrait être un des premiers prêts, dès mardi soir.

Car dans ce contre-la-montre, les petites structures, qui voyagent plus léger, ne sont pas nécessairement désavantagées par rapport aux grandes. "Elles ont plus d'agilité. C'est mieux adapté et pas forcément plus cher", explique Jean-Pierre Raymond.

2018 proposera même un défi supplémentaire aux écuries: pour ne pas subir la concurrence de la finale de la Coupe du monde de football le dimanche 15 juillet, trois Grand Prix (France, Autriche et Grande-Bretagne) s'enchaîneront entre le 24 juin et le 8 juillet. Une première dans l'histoire de la F1.

"Le plus compliqué sera de gérer la fatigue de l'équipe, qui va travailler trois semaines complètes", prévoit Beat Zehnder. "Il ne faudra pas qu'elle s'écroule."

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