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Europa League: Marseille, fini le blabla

Jeudi 14 septembre 2017
Europa League: Marseille, fini le blabla
La déception du capitaine de Marseille Dimitri Payet à la fin du match perdu face à Rennes au Vélodrome, le 10 septembre 2017 - BORIS HORVAT (AFP/Archives)

"On en a trop dit, demain il va falloir gagner, c'est tout ce qui compte". Le capitaine Dimitri Payet a résumé la mission de Marseille: battre le club turc de Konyaspor jeudi (21h05) au Vélodrome en Europa League pour relancer la machine après deux cuisants échecs.

Les joueurs, entre eux, n'auront "pas grand chose à dire", souligne Payet. "On s'est déjà tout dit" dans le huis clos du vestiaire après le camouflet infligé par Rennes (3-1) dimanche, qui suivait le terrible 6-1 encaissé à Monaco, treize jours plus tôt.

"Au-delà de la défaite, ce qui est +inquiétant+, entre guillemets, c'est le manque de révolte, d'impact dans les duels, je l'ai dit à la mi-temps" contre Rennes, poursuit Payet, qui avait regretté qu'il n'y ait "que des bébés sur le terrain", lui compris.

"On l'a encore dans un coin de la tête, ajoute l'international, mais surtout pour se dire ce qu'on a mal fait et gommer les erreurs, ajoute l'attaquant pour qui, désormais, "il faut regarder devant".

Rudi Garcia aussi en assez de la parlotte. "Il faut gagner le prochain match, il n'y a rien d'autre à faire", martèle l'entraîneur, qui veut des joueurs "en mode guerrier".

- 'Arrêter l'hémorragie' -

Le manque de réaction des joueurs, menés 1-0 par Rennes au bout de deux minutes, a de quoi inquiéter la direction, qui l'a fait savoir aux intéressés.

Mais l'état-major trouve les critiques excessives après deux défaites, même lourdes, qui ne devraient pas effacer si vite six mois sans perdre.

Les supporters eux continuent de fronder, dans un Vélodrome dont un seul des deux virages sera ouvert, le Sud, faute d'affluence. Les MTP (Marseille Trop Puissant) ont appelé les fans à ne rentrer dans le stade qu'à la 10e minute, pour marquer leur défiance.

"On sera bien inspiré d'arrêter l'hémorragie actuelle", met en garde le coach d'une équipe qui vient de prendre neuf buts en deux matches. Cela aurait pu faire dix si le Rennais Firmin Mubele n'avait pas manqué le penalty du 4-1.

"Ce n'est pas une question défensive mais collective", insiste Garcia, qui promet de redresser tout cela par le travail à l'entraînement.

Il pourrait mettre plus d'impact au milieu de terrain, avec le retour de suspension de Luiz Gustavo, qui pourrait être associé au puissant Frank Anguissa à la récupération.

"On peut être aussi tenté de donner une sécurité avec le système de jeu que l'équipe connaît le mieux", donc le 4-3-3, propose Garcia.

- "Un lion blessé"

Il ne pourra pas reconduire Steve Mandanda. Touché aux adducteurs, celui-ci laisse la cage à Yohann Pelé, qui reste sur une très bonne saison 2016/17, même s'il est repassé N.2 depuis le retour de "Il Fenomeno".

Mais la petite forme de l'OM ne rassure pas du tout Mustafa Akçai, l'entraîneur de Konyaspor. "En Turquie un proverbe dit: +Redouble d'attention si tu affrontes un lion blessé+, explique le coach. Les joueurs de l'OM vont essayer de se faire pardonner, c'est le pire moment pour prendre l'OM, au contraire".

Promené par Rennes, Garcia ne sous-estime pas Konyaspor, "une équipe à prendre au sérieux, même si elle a démarré petitement son championnat".

Le 14e du Championnat de Turquie est "une équipe bien organisée, avec de la vitesse sur son côté gauche offensif et deux milieux de terrain de qualité, dont Mehdi Bourabia de Dijon, que je connais bien, et de bons attaquants", prévient l'entraîneur. Bourabia était en équipes de jeunes quand il guidait le DFCO.

Maintenant c'est la Coupe d'Europe, "et rien que dire ces deux mots-là, ça motive", ajoute Garcia. Il a déjà traversé des mers démontées à la barre de l'AS Rome, il assure qu'il ne panique pas et qu'il a des solutions.

"Mais je sais que pour avoir raison, il faut gagner les matches". Dixit Garcia.

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