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Coupe de France: Granville prend du Gallon

Mercredi 07 février 2018
Coupe de France: Granville prend du Gallon
L'entraîneur de Granville Johan Gallon lors du match de Coupe de France contre Bordeaux, le 7 janvier 2018 à Granville - CHARLY TRIBALLEAU (AFP/Archives)

La Coupe de France, elle n'est pas faite pour les tricheurs". Après deux montées en quatre ans, Granville (N2) et son charismatique coach Johan Gallon refont le plein d'ambition, avec un parcours héroïque en Coupe de France, où ils affrontent Chambly (N) ce mercredi en 8es (18h30), dans la peau du Petit Poucet.

La Coupe, "elle est faite pour les gens qui donnent tout, qui vont au bout d'eux-mêmes et s'impliquent à 200%". Gallon en sait quelque chose, lui qui avait hissé les Normands en quart de finale il y a deux ans, pour une défaite plus qu'honorable contre Marseille (0-1). L'an dernier, ils avaient poussé jusqu'en 32e, menant au score contre Angers (L1), avant de céder 1-2.

L'ancien milieu de terrain professionnel, formé à Caen et qui a fini sa carrière à Istres, est revenu dans sa Normandie natale à l'été 2013.

- Jouer à l'extérieur, 'ça fout les boules' -

L'US Granville est alors en DH, l'actuelle Régionale 1, le sixième niveau national. "L'objectif au départ était d'atteindre la CFA (deux niveaux plus haut) et de s'y stabiliser", raconte encore Gallon à l'AFP.

Objectif atteint en 2016, quelques semaines après le quart contre Marseille.

La saison suivante, sur sa lancée, Granville joue encore la montée, mais finit 4e de son groupe de CFA (N2). Cette année, c'est plus compliqué. Avec 4 défaites sur les 5 premières journées, les Normands n'ont jamais joué les premiers rôles.

Départs de joueurs majeurs, recrues qui tardent à arriver à être performantes, "on est parti un peu à l'envers", résume l'entraîneur.

Cette intersaison ratée a permis "de se rendre compte qu'on n'est pas tout à fait prêts à aller au-dessus", reconnaît-il.

L'équipe a redressé la barre depuis, confortablement installée dans le milieu du tableau du groupe D, et la coupe est venue bonifier cette saison qui s'annonçait en demi-teinte.

En 32e, les Maritimes se sont offert leur premier scalp de Ligue 1 en battant Bordeaux (2-1, a.p.) et en seizième, c'est Concarneau (National) qui a rendu les armes au terme d'un autre match fou dans un Stade Louis-Dior en fusion (3-2, a.p).

"C'est ce qu'on a pu mettre en place au niveau de la qualité du jeu qui me rend fier. On n'a pas gagné ces deux matches par hasard", relève Gallon.

Pour le match de mercredi, le sort leur a joué un vilain tour, avec un déplacement à Chambly (National).

"On n'avait que 10% de chance de jouer à l'extérieur, forcément, ça fout les boules", reconnaît Gallon. Mais il ne boude pas son plaisir pour autant.

"Aller en huitième de finale de Coupe de France, ça crée quelque chose puissance dix (...) c'est un coup de boost énorme pour le club", souligne-t-il.

- Le retour de l'ambition -

Un parcours qui arrive à point nommé pour un entraîneur qui ne se cache pas de viser plus haut, alors que le club hésitait.

"Soit on est content d'être où on est, ce qui était le souhait des présidents il y a quatre ans, ou alors on se donne les moyens en hommes, en terrains, en infrastructures, un jour, d'aller au-dessus", résume Gallon.

Après ce nouveau parcours exemplaire, "je pense que j'ai été entendu et que des choses sont en train de se passer pour structurer tout ça et avancer", glisse-t-il.

"Je ne cours pas derrière la notoriété. Je ne me sers pas des montées ou des parcours en Coupe de France pour dire +bon maintenant les clubs pros, venez me chercher+", plaisante-t-il.

"Pour avoir fait une carrière pro, ce que je vis aujourd'hui dans mon club amateur, c'est sain et c'est beau à vivre tous les jours. Mais mon ambition, c'est de passer le DEPF (diplôme d'entraîneur) à Granville, dans un club que j'aime et que j'ai envie de faire encore grandir avant de voler de mes propres ailes", avoue-t-il.

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