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C1: au PSG, "Lass", énième résurrection?

Lundi 12 février 2018
C1: au PSG, "Lass", énième résurrection?
Le défenseur du PSG, Lassana Diarra, à l'entraînement à Saint-Germain-en-Laye, le 9 février 2018 - ALAIN JOCARD (AFP/Archives)

Il n'était pas censé être prêt avant plusieurs semaines mais fait partie des titulaires possibles face à son ancienne équipe, le Real Madrid, mercredi pour le match le plus important de la saison du Paris SG. Nouvelle étape inattendue dans la carrière fulgurante et déroutante de Lassana Diarra?

. Motta trop juste

Il n'y a pas deux mois, le milieu de 32 ans n'avait pas d'autre perspective que de disputer le championnat des Emirats arabes unis avec Al-Jazira. Et voilà que Diarra fait office de sérieux prétendant à la titularisation au milieu de terrain, dans un match crucial pour la saison du PSG.

Son entraîneur, Unai Emery, a prévenu que le vétéran du milieu de terrain Thiago Motta ne serait pas remis à temps pour le huitième de finale aller de Ligue des champions, mercredi (20h45) à Madrid face au Real. C'est l'une des raisons justifiant le recrutement de 'Lass', malgré son absence de compétition au plus haut niveau sur les derniers mois.

. 'Un vrai N.6'

Face à Madrid, Emery a plusieurs options: Adrien Rabiot, qui préfère évoluer plus haut, en milieu relayeur; l'Argentin Giovani Lo Celso, qui a "toute (la) confiance" d'Emery même s'il n'est pas N.6 de formation et semble encore tendre pour un tel match.

Enfin, il y a 'Lass'. "Je l'ai vu faire ses premières armes en professionnel", se rappelle l'ancien entraîneur de Metz Philippe Hinschberger, qui l'a eu coaché au Havre en 2004-05. "Il avait déjà un volume de jeu énorme, était agressif pour chercher les ballons dans les pieds, il touchait beaucoup de ballons... C'était un vrai N.6", milieu positionné devant la défense.

. Respecté par ses pairs

"Peut-être que Paris aura besoin de quelqu'un qui verrouille plus mais attention, Lassana n'est pas qu'un joueur de fermeture d'angle ou de combat, c'est un vrai bon footballeur", estime auprès de l'AFP Hinschberger, qui loue "sa gentillesse et son professionnalisme".

De fait, l'international français (34 sélections) est respecté par ses pairs. Les Français qui ont eu l'honneur de porter le N.10 du Real Madrid, celui de Michael Laudrup ou Luis Figo, ne sont pas légion: même Zinédine Zidane n'a pas eu ce privilège. Et ses premiers mois à Marseille, en 2015, avaient rappelé ses grandes qualités. Il "pourrait jouer sans problème dans un grand club européen", avait alors glissé Thiago Motta.

. Mercenaire ou soutien de famille?

Auprès du grand public, son image est plus brouillée, en raison de choix de carrière difficiles à suivre. Paris est son 10e club et il a délaissé les grands d'Europe (Chelsea 2005-07, Real Madrid 2009-12) pour des destinations moins exposées, l'Anji Makhatchkala (2012-13), le Lokomotiv Moscou (2013-14) ou Al-Jazira Club, mais lucratives.

L'ancien président du Havre, Jean-Pierre Louvel, nuance néanmoins son image de mercenaire. "Il a subi des galères, eu du mal à percer et a peut-être eu peur de ne pas réussir à faire son trou au plus haut niveau", expose l'ancien dirigeant du foot professionnel français. Diarra "avait cette soif de réussir pour sa famille", dit-il. De son côté, Philippe Hinschberger se souvient d'un garçon qui avait informé son club des "difficultés de ses parents à payer leurs loyers".

. La santé de Diarra, point épineux

Le salaire du joueur à Paris, 4 millions d'euros annuel selon Le Parisien, devrait lui permettre de laisser loin de lui la perspective de soucis financiers. En revanche, les interrogations sur son état de forme n'ont pas été dissipés par ses dernières prestations parisiennes.

A Marseille, le joueur qui avait raté la Coupe du monde 2010 en raison d'une maladie sanguine avait aussi longtemps été embarrassé par un genou, qui avait fini par lui faire manquer l'Euro-2016. Et, après sa pige émiratie, Diarra ne semble pas à 100% de ses capacités, au point de sembler en dedans face à Toulouse samedi en championnat.

"Il prend soin de son corps", plaide toutefois Philippe Hinschberger, tandis que Jean-Pierre Louvel loue sa capacité à "être toujours performant dans les moments-clés", du fait notamment de "sa maturité". Sera-ce suffisant pour convaincre Unai Emery de l'aligner dès mercredi, dans ce stade Bernabeu qu'il connaît si bien? Rien que sa présence probable sur le banc de touche du stade merengue sera un épisode supplémentaire de sa carrière hors du commun.

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