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Boxe: le président de l'AIBA suspendu par sa commission de discipline

Mardi 10 octobre 2017
Boxe: le président de l'AIBA suspendu par sa commission de discipline
Le président taïwanais de la Fédération internationale de boxe (AIBA), Ching-Kuo Wu, lors d'un interview à l'AFP, le 2 août 2017 à Lausanne - Fabrice COFFRINI (AFP/Archives)

Le président taïwanais de la Fédération internationale de boxe (AIBA), Ching-Kuo Wu, a été suspendu à titre provisoire par la commission de discipline de sa fédération, en pleine crise de gouvernance, et a annoncé qu'il allait aussitôt contester cette décision en justice, a-t-on appris mardi auprès des deux parties.

M. Wu, également membre de la Commission exécutive du CIO, a été suspendu à titre provisoire lundi par la commission de discipline présidée par l'Américain Tom Virgets pour "irrégularités comptables et mauvaise gestion", a annoncé cette commission.

La décision prise lundi a été annoncée dans un communiqué transmis mardi par des membres du comité exécutif de l'AIBA, également membres d'un comité intérimaire qui avait tenté en juillet de prendre le contrôle de l'AIBA mais a été récemment débouté par la justice.

Le président Wu a aussitôt "réfuté la décision de la commission de discipline" et annoncé dans un communiqué qu'il allait "contester cette décision en justice".

La commission de discipline présidée par M. Virgets et qui compte cinq membres, a décidé de suspendre M. Wu "à l'unanimité à la suite de plaintes de 11 (des 15) membres du comité exécutif. M. Wu a agi en violation des statuts de l'AIBA et du code de discipline", selon le communiqué.

Pour justifier sa décision, la justice interne de l'AIBA explique que le président Wu a "tenté de révoquer et suspendre les membres du comité exécutif afin de bloquer les droits de ce comité exécutif".

De plus, M. Wu a "signé des accords commerciaux et pris des décisions clef sans l'accord du comité exécutif. Il a réalisé plusieurs emprunts sans fournir d'informations au comité exécutif (...) M. Wu a non seulement accumulé 15 millions de francs suisses de dettes au nom de l'AIBA sans l'approbation de la société d'audit KMPG pour l'exerice 2016, mais il a placé la fédération au bord de la faillite".

- Situation financière 'saine', selon Wu -

M. Wu continue de répondre de son côté que la situation financière de l'AIBA est "saine" et qu'elle dispose de 15 millions de francs suisses (un peu plus de 13 M EUR) de réserves.

"Nous refusons totalement cette décision contraire aux statuts de l'AIBA", a réagi M. Wu joint au téléphone par l'AFP depuis Taïwan. "Les statuts de l'AIBA ne prévoient en aucune façon une suspension provisoire. De plus j'ai été élu par le congrès, donc cette commission ne peut me suspendre".

"Mes avocats vont saisir de suite la justice suisse pour contester cette décision. Mes opposants ont vu leurs demandes rejetées déjà à plusieurs reprises par la justice suisse mais ils continuent le combat pour des raisons uniquement personnelles. Quelle est leur motivation, qui est vraiment derrière eux et qui finance leurs actions ? Je me le demande", a ajouté M. Wu.

"Je suis intimement persuadé que l'action de M. Virgets sera également annulée par la justice suisse", a -t-il ajouté.

Architecte taïwanais de 70 ans, M. Wu avait succédé en 2006 au Pakistanais Anwar Chowdry à la tête d'une des plus anciennes fédérations olympiques.

Membre du CIO depuis 1998 et de la commission exécutive depuis 2012 où il représente l'Association des fédérations internationales des Jeux d’été (Asoif), il s'était présenté en 2013 à la présidence du CIO qui était finalement revenue à l'Allemand Thomas Bach.

Le dirigeant taïwanais, parfois sous la pression, a depuis son arrivée engagé des réformes portant sur l'arbitrage notamment. Après les JO de Rio, alors que certaines décisions des juges-abitres avaient été controversées, l'AIBA avait décidé d'écarter l'intégralité des 36 arbitres jusqu'à la conclusion d'une enquête.

Ses opposants, qui représentent la majorité des membres du comité exécutif dont le Canadien Pat Fiacco et l'Italien Franco Falcinelli, avaient tenté en juillet de prendre le contrôle de la fédération basée à Lausanne en envoyant des vigiles pour bloquer l'accès aux bureaux, avant d'être éconduits par la police.

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