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Athlétisme: Kevin Mayer, la valeur sûre aux Championnats de France

Vendredi 14 juillet 2017
Athlétisme: Kevin Mayer, la valeur sûre aux Championnats de France
Le décathlonien Kevin Mayer, lors de l'épreuve du lancer de javelot au meeting Ligue de diamant de Paris, le 1er juillet 2017 - Thomas Samson (AFP/Archives)

Entre blessures et méforme chronique, la saison des athlètes français s'avère des plus sinueuses, hormis pour le vice-champion olympique du décathlon Kevin Mayer, bien parti pour aborder les Mondiaux (4-13 août à Londres) en position de force et qui se testera sur quatre épreuves, de vendredi à dimanche lors des Championnats de France.

Il y a les convalescents (Lemaitre, Vicaut, Bascou) et ceux qui luttent pour retrouver leur état optimal (Lavillenie, Robert-Michon, Mekhissi). Et puis, il y a Mayer, parfaitement en phase avec le plan de route tracé en vue du grand rendez-vous londonien et aujourd'hui le seul, parmi les têtes d'affiche tricolores, sur qui il ne serait pas déraisonnable de parier pour un succès dans moins d'un mois.

Débarrassé de l'ombre imposante du double champion olympique américain Ashton Eaton, retraité depuis les JO-2016 et un succès arraché par un écart infime (59 points), le blond à la gueule d'ange (1,86 m, 83 kg) est à 25 ans un favori en puissance pour le gain de la médaille d'or mondiale mais ce nouveau statut n'a en rien altéré son rendement ou sa préparation, bien au contraire. Démarrée sur les chapeaux de roue avec un titre européen en salle à l'heptathlon et un record d'Europe (6479 points, 2e performance de tous les temps), début mars à Belgrade, 2017 aura été jusqu'ici un long fleuve tranquille pour le Français.

- 'Saison quasiment parfaite' -

"Ma saison est quasiment parfaite avec pratiquement aucune blessure, sauf quelques douleurs. Le jour J, ce sera difficile, il faudra aller au bout et je ne sais pas à quelle place je finirai. Mais j'ai la satisfaction de me dire que cette année, il y avait tout en place pour que je réussisse", a expliqué Mayer à l'AFP, conscient d'avoir échappé au syndrome post-JO, qui a perturbé la saison d'autres poids-lourds tricolores.

"Je travaille énormément pour ne pas être blessé et je pense avoir trouvé la méthode qui me convient. On a fait en sorte, avec mon préparateur physique, d'avoir une saison très homogène, sans coupures et sans blessures", a-t-il ajouté.

Pour éviter ce type de désagrément et débarquer à Londres avec de la fraîcheur, le médaillé d'argent olympique a pris une décision radicale: pas de décathlon avant les Mondiaux, l'exercice s'avérant trop lourd en termes de récupération. Il s'est donc façonné un programme à la carte avec deux, trois ou quatre épreuves par meeting, à l'image de ce qui l'attend aux Championnats de France (100 m, poids, disque, perche), son ultime galop d'essais avant les Mondiaux.

- Ambassadeur -

Pas question toutefois de se freiner ou de cacher son jeu: Mayer ne s'est pas gêné pour améliorer en 2017 plusieurs de ses records personnels en plein air (110 m haies, disque, javelot), signe d'une montée en gamme certaine et d'une progression constante pour un athlète qui a pour le moment pleinement justifié son rang de N.1 mondial virtuel.

"On pourrait croire que ce statut est difficile à gérer. Mais ça me met au contraire en confiance. J'étais favori chez les jeunes, donc j'ai l'habitude. Le décathlon est un combat contre soi-même, plus que contre les autres. C'est réussir à enchaîner les dix épreuves qui est difficile, ce n'est pas battre les autres. Et puis, j'ai atteint une telle maîtrise technique que je peux approcher mes records dans chaque épreuve. C'est ce qui me permet de penser que je peux faire un très beau décathlon à Londres", a assuré Mayer, qui cite l'Allemand Rico Freimuth et le Canadien Damian Warner, 3e à Rio, comme ses principaux rivaux.

La préparation des Mondiaux n'a pourtant pas empêché le Francilien de jouer à plein son rôle d'ambassadeur du décathlon. Son rêve: voir les épreuves combinées intégrées au circuit de la Ligue de diamant. Les deux triathlons organisés à son initiative à Paris, l'hiver dernier en salle et le 1er juillet à Charléty, ont ouvert une voie qu'il espère voir prolongée.

"La Fédération internationale était sceptique mais c'est une grande victoire pour moi parce que je me suis énormément investi. Maintenant, la balle est dans son camp", a-t-il affirmé.

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