En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

All Blacks: Beauden Barrett, le successeur

Vendredi 25 novembre 2016
All Blacks: Beauden Barrett, le successeur
L'ouvreur des All Blacks Beauden Barrett se prépare à transformer un essai face à l'Irlande, le 19 novembre 2016 à Dublin - Paul FAITH (AFP/Archives)

Le champion du monde néo-zélandais Beauden Barrett, qui a raflé le titre de meilleur joueur de la planète un an seulement après avoir succédé à son compatriote Dan Carter au poste d'ouvreur, a une trajectoire aussi fulgurante que ses accélérations, qui pourraient faire très mal aux Français samedi (21h00) à Saint-Denis.

Le Super Rugby à 19 ans, la sélection à 21, le titre mondial à 24, les commandes de l'équipe et le trophée de meilleur joueur mondial 2016 à 25. Beauden Barrett, à l'image des All Blacks, franchit régulièrement le mur du son en écrasant la concurrence.

Barrett (48 sél.) a fait ses débuts internationaux en juin 2012, lors d'une rouste mémorable administrée à l'Irlande à Hamilton (60-0). "Il a mûri tellement vite", souligne pour l'AFP Nigel Yalden, journaliste de Radio Sport.

Le premier à en faire les frais, hormis les adversaires, est Aaron Cruden, remplaçant de dernière minute de Dan Carter lors de la Coupe du monde 2011, mais doublé cette année par le prodige pour succéder au joueur du Racing 92 en sélection.

Très symboliquement, le passage de témoin entre Carter et Barrett a eu lieu lors de la finale du Mondial-2015, où le second est entré à la place du premier et a inscrit le troisième et dernier essai de la victoire sur l'Australie (34-17).

- 'Accélérations absurdes' -

En 2016, le nouveau roi est couronné. La retraite internationale de Carter ouvre les portes du palais à Barrett, à qui Steve Hansen, admiratif, confie les clés.

"On nous a dit que nous ne pourrions pas remplacer l'autre gars (Carter), mais nous avons toujours dit que si l'on coupe le grand arbre, les petits arbres pousseront", médite le sélectionneur, sans se départir de sa légendaire exigence: "Il grandit. Ce n'est pas encore un produit fini".

Barrett s'est imposé grâce à "ses accélérations absurdes", estime Nigel Yalden. "Vous voyez un décalage et vous pensez qu'il ne va pas passer, mais il est tellement rapide, particulièrement dans les quinze derniers mètres, qu'il se faufile et on ne le revoit plus. Ses accélérations font largement la différence. Et il voit les choses, il voit les espaces", analyse cet expert des Blacks.

"Il est très intelligent, il est extrêmement rapide, peut lire le jeu et il a une confiance qui fait des merveilles", abonde l'arrière ou ailier Israel Dagg. "Il a une discipline très forte, et une bonne vision", ajoute Julian Savea, autre trois-quarts de poids de l'équipe.

- Fils de fermier -

Le sérieux de Barrett est un autre de ses atouts, comparé à certains de ses coéquipiers dont les frasques font régulièrement la une des journaux néo-zélandais. Ses origines paysannes n'y sont peut-être pas pour rien.

Beauden a marché dans les pas de son fermier de père en débutant à 19 ans en Super Rugby avec la franchise des Hurricanes. Kevin, deuxième ou troisième ligne, y avait joué lors de la saison 1997-1998, au tout début du professionnalisme et de cette compétition des provinces de l'hémisphère sud, tout en poursuivant son métier d'agriculteur.

Mais question rugby, Beauden, au milieu d'une fratrie de cinq garçons et trois filles, penche plutôt du côté maternel, où l'on joue arrière, que paternel. Quand il a 5 ans, la famille déménage en Irlande. A l'école, il n'y a que du football gaélique. C'est là que Beauden apprend à jouer au pied.

Élevés au grain pour devenir des All Blacks, les frères Barrett sont à point. Scott (23 ans), qui a hérité des gènes de son père puisqu'il évolue en deuxième ligne, vient de connaître ses premières sélections (3). Le polyvalent arrière Jordie (19 ans) est lui promis à un avenir tout aussi prometteur que celui de Beauden: également appelé par Hansen pour la tournée d'automne mais non utilisé, il va retrouver son plus illustre frangin chez les Hurricanes.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire