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Venezuela: nouvelles violences meurtrières

Mardi 11 juillet 2017
Venezuela: nouvelles violences meurtrières
Des membres de la Garde nationale arrêtent une manifestante lors de protestations contre le président Nicolas Maduro à Caracas, au Venezuela, le 10 juillet 2017 - CARLOS BECERRA (AFP)

Des affrontements lundi entre forces de sécurité vénézuéliennes et partisans de l'opposition bloquant les rues pour protester contre le projet d'Assemblée constituante du président Nicolas Maduro ont fait un mort parmi les manifestants et des dizaines de blessés.

Le ministère public a annoncé sur Twitter enquêter sur "la mort d'un jeune de 16 ans lors d'une manifestation" dans la ville de La Isabelica (nord).

Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a "condamné la mort d'un autre jeune manifestant au Venezuela". Dans un message sur twitter il ajoute que "seule la démocratie mettra fin à la violence contre le peuple".

Un candidat à la Constituante, José Luis Rivas, 42 ans, a quant à lui été tué par balles par des inconnus en faisant campagne dans la ville de Maracay (centre). Le parquet, qui a ouvert une enquête, n'a pas donné de détails.

Par ailleurs, neuf militaires ont été blessés à travers le pays, a fait savoir Sergio Rivero, commandant de la Garde nationale.

Avec des barricades faites de cordes, de véhicules, d'arbres et de détritus, des groupes d'antichavistes (du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013) ont participé à un "grand blocage" pour accroître la pression sur le gouvernement.

"Ce peuple est décidé à poursuivre la lutte pour la liberté. Dimanche, aura lieu l'acte de désobéissance civile le plus important de l'histoire du Venezuela", s'est exclamé Freddy Guevara, vice-président du Parlement contrôlé par l'opposition, au cours d'une opération de blocage à Caracas.

L'opposition a prévu une consultation populaire symbolique sur l'Assemblée constituante le 16 juillet.

Fermement opposés au projet de Constituante, les adversaires du chef de l'Etat socialiste se sentent encouragés depuis la libération de prison d'un de leurs emblématiques porte-drapeaux, Leopoldo Lopez, 46 ans, désormais assigné à résidence.

Il avait été condamné en 2014 à 14 ans de privation de liberté pour "incitation à la violence" pendant des manifestations contre Nicolas Maduro en 2014, qui avaient fait 43 morts.

L'opposition voit dans cette remise en liberté un "succès" obtenu grâce aux manifestations, mais assure qu'elle continuera à "lutter" pour la libération des plus de 400 "prisonniers politiques" qu'il y a encore selon elle au Venezuela.

"Ce qui s'est passé avec Leopoldo est une étape, nous devons continuer au nom de tous les prisonniers et jusqu'à l'organisation d'élections générales. (...) On n'a pas peur", a déclaré à l'AFP Miguel Vielma, un étudiant de 18 ans.

- Maduro-Poutine -

Depuis le début de la vague de protestation, il y a plus de trois mois, 93 personnes sont décédées.

En face, le camp présidentiel assure que rien n'arrêtera la Constituante, dont les 545 membres doivent être désignés le 30 juillet.

Dans tous les Etats du Venezuela, des milliers de supporters du président Maduro ont participé lundi à des rassemblements électoraux.

"Ceux qui ne veulent pas la paix sont les fous, les irrationnels, les fascistes, un groupe très réduit mais qui fait beaucoup de mal. La Constituante apportera la paix", a affirmé la Première dame, Cilia Flores, candidate à l'Assemblée constituante, tout comme le fils du président.

Nicolas Maduro assure que la Constituante apportera la stabilité économique et politique. Il s'est entretenu de la situation dans son pays avec son homologue russe Vladimir Poutine, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères.

M. Poutine a reconnu les efforts du président vénézuélien pour "maintenir la stabilité et la paix du pays", selon un communiqué.

Selon l'agence de conseil Datanalisis, près de 70% des Vénézuéliens sont opposés à la Constituante et 80% dénoncent la gestion du chef de l'Etat.

L'opposition qualifie ce projet de "fraude", dans un pays en plein naufrage économique, ruiné par la chute des cours du pétrole.

L'Eglise catholique aussi est montée au créneau, dénonçant la semaine dernière "l'inscription dans la Constitution d'une dictature militaire, socialiste, marxiste et communiste". Elle a appelé lundi M. Maduro à renoncer à son projet de Constituante.

Le président est aussi confronté à des critiques dans son camp, dont celles de la procureure générale Luisa Ortega, une chaviste entrée en dissidence qui fustige les dérives du gouvernement. Menacée d'un procès qui pourrait conduire à sa destitution, elle devrait être fixée sur son sort cette semaine.

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