France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

Trump lance une guerre commerciale contre la Chine

Vendredi 06 juillet 2018
Trump lance une guerre commerciale contre la Chine
Le président Donald Trump à la Maison Blanche le 5 juillet 2018 - Brendan Smialowski (AFP)

Les Etats-Unis ont lancé vendredi une guerre commerciale contre la Chine, avec l'entrée en vigueur de droits de douane prohibitifs sur des dizaines de milliards de dollars de produits chinois, malgré les mises en garde alarmistes et la nervosité des marchés.

La Chine a immédiatement déclaré qu'elle serait "contrainte à une nécessaire riposte" après la décision du président américain Donald Trump de taxer un total de 34 milliards de dollars d'importations chinoises dont des automobiles, des disques durs ou encore des composants d'avion.

Le ministère chinois du Commerce a accusé l'administration Trump d'avoir lancé "la plus grande guerre commerciale de l'histoire économique à ce jour" et promis de défendre ses droits auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Pékin avait promis ces dernières semaines de rendre coup pour coup à Washington en imposant des tarifs douaniers d'un montant équivalent sur des produits importés des Etats-Unis, mais n'a pas annoncé vendredi de mesures concrètes dans l'immédiat.

Les nouveaux droits de douane américains sont entrés en vigueur à 04h00 GMT, comme l'avait annoncé précédemment M. Trump. Ces taxes de 25% frapperont 818 produits chinois.

Un second lot de taxes sur 16 milliards d'importations chinoises, qui fait pour l'heure l'objet d'un examen supplémentaire de la part du représentant au Commerce (USTR) Robert Lighthizer, entrera prochainement en vigueur, a indiqué M. Trump, évoquant "dans deux semaines".

Au total, ce sont 50 milliards de dollars d'importations chinoises annuelles qui seront affectées par les mesures américaines destinées à compenser ce que l'administration Trump considère être le "vol" de propriété intellectuelle et de technologies.

- "Chantage" -

Les Etats-Unis ne devraient pas en rester là puisque Donald Trump a demandé à Robert Lighthizer "d'identifier 200 milliards de dollars de biens chinois en vue de taxes supplémentaires de 10%".

Et le président américain s'est dit prêt à taxer 200 milliards de dollars de biens additionnels "si la Chine augmente à nouveau ses tarifs douaniers" en réaction.

Ces mesures pourraient donc porter à 450 milliards la valeur des produits chinois taxés, soit la grande majorité des importations venues du géant asiatique (505,6 milliards de dollars en 2017).

"La Chine ne cédera pas à la menace ni au chantage", avait assuré jeudi à Pékin le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng.

Les experts mettent en garde depuis des mois contre les dommages potentiels d'une telle confrontation commerciale, non seulement sur l'économie américaine mais aussi sur l'économie mondiale.

Les entreprises américaines ont d'ores et déjà indiqué à la Réserve fédérale (Fed) qu'elles en ressentaient déjà l'impact avec une hausse des prix ainsi que "la réduction ou le report de projets de dépenses d'investissement en raison des incertitudes entourant la politique commerciale", a souligné jeudi la Fed dans le compte-rendu de sa dernière réunion de juin.

- Inquiétudes aux Etats-Unis -

Dans une analyse intitulée "la mauvaise approche", la Chambre de commerce américaine a estimé à "environ 75 milliards de dollars" le montant des exportations américaines touchées jusqu'à maintenant par les mesures de rétorsion des partenaires commerciaux des Etats-Unis.

Elle cite notamment six Etats (Alabama, Michigan, Pennsylvanie, Caroline du sud, Texas et Wisconsin) particulièrement affectés, qui s'étaient tous prononcés en faveur de Donald Trump lors de la dernière élection présidentielle en 2016.

Ces mises en garde laissent pourtant de marbre le président américain qui avait une nouvelle fois balayé les arguments mardi dans un tweet.

"L'économie se porte probablement bien mieux que par le passé, avant que nous réglions le problème des accords commerciaux inéquitables passés avec chaque pays", a-t-il estimé. "Une majorité de pays est d'accord sur le fait que ceux-ci doivent changer mais personne ne l'a jamais demandé", a-t-il ajouté.

La veille, le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross avait, lui, affirmé que les prévisions de ralentissement à venir de la croissance économique américaine étaient "prématurées et probablement inexactes".

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire