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Syrie: violations sérieuses de la trêve, réunion du Conseil de sécurité

Vendredi 16 septembre 2016
Syrie: violations sérieuses de la trêve, réunion du Conseil de sécurité
Des enfants dans les ruines d'un immeuble le 14 septembre 2016 à Hamouria dans les environs de Damas - Abd Doumany (AFP/Archives)

De violents combats ont opposé vendredi régime et rebelles et un raid aérien a tué trois civils en Syrie, les violations les plus sérieuses depuis l'entrée en vigueur de l'accord de trêve qui sera au menu d'une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU.

Alors que les Etats-Unis et la Russie s'accusent de bloquer l'application de l'accord conclu par leurs soins, l'acheminement de l'aide vitale aux dizaines de milliers de personnes assiégées dans les quartiers rebelles de la ville d'Alep (nord) se fait toujours attendre.

La trêve fragile de 48 heures, renouvelée une première fois mercredi, est censée être de nouveau reconduite vendredi soir par Washington et Moscou, qui soutiennent les camps opposés dans le conflit qui ravage le pays depuis plus de cinq ans.

Après quelques violations mineures enregistrées depuis lundi, de violents combats entre régime et rebelles à la périphérie est de Damas ont constitué une infraction à la trêve.

L'armée a ainsi bloqué une tentative des rebelles d'entrer dans Damas via le quartier de Jobar, selon une source militaire qui a fait état "d'affrontements intenses et de tirs de roquettes". Jobar est aux mains de factions rebelles alliées au groupe jihadiste Front Fateh al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) présent dans ce quartier.

En outre, dans la province d'Idleb (nord-ouest), l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a enregistré les premières victimes civiles dans des raids aériens contre une localité rebelle depuis la trêve. Il s'agit de trois personnes dont deux enfants morts à Khan Cheikhoun dans des frappes menées par des avions non identifiés.

- "Terriblemnt frustrant" -

Il n'en reste pas moins que le niveau des violences a sensiblement baissé sur l'ensemble des fronts, à la faveur de l'accord russo-américain qui vise à favoriser une solution au conflit très complexe qui a fait plus de 300.000 morts depuis 2011.

Le Conseil de sécurité veut examiner l'opportunité de soutenir cet accord, lors d'une réunion à huis clos à 21H30 GMT en présence des chefs de diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov, artisans de cette entente, selon des diplomates.

Le même jour, le président américain Barack Obama doit réunir son équipe de sécurité nationale, dont John Kerry et le secrétaire à la Défense Ashton Carter, pour faire le point sur l'accord.

Dans la foulée de la trêve, l'accord prévoit la livraison d'aide humanitaire aux villes assiégées, à commencer par le secteur rebelle d'Alep, principal front du conflit, où les quelque 250.000 habitants manquent de tout.

Mais faute de garanties de sécurité, des camions remplis de nourriture et de médicaments pour ces habitants d'Alep sont toujours bloqués dans une zone tampon entre les frontières turque et syrienne.

"Le défi auquel nous continuons de faire face est de s'assurer que toutes les parties au conflit et ceux qui ont de l'influence sur elles se mettent d'accord", a dit David Swanson, un porte-parole de l'ONU. "C'est terriblement frustrant".

Pour accéder aux populations dans la zone rebelle d'Alep, l'accord prévoit la démilitarisation de la route du Castello.

Mais selon un correspondant de l'AFP, aucun mouvement n'avait été enregistré sur cet axe routier en milieu de journée. L'OSDH a affirmé que les troupes du régime y étaient toujours déployées bien que la Russie a soutenu qu'elles avaient commencé à s'en retirer.

- Frictions américano-russes -

Ce blocage a donné lieu à des frictions entre Washington et Moscou, soutiens respectifs de la rébellion et du régime.

"A l'heure qu'il est, les camions qui pourraient acheminer de l'aide vitale attendent. Cela relève de la responsabilité directe du régime et de ses bienfaiteurs à Moscou", a dit la Maison Blanche.

Le Pentagone a souligné qu'il n'y aurait pas de coopération militaire avec Moscou en Syrie tant que l'aide n'aura pas été débloquée.

Une cessation des hostilités pendant sept jours, devra selon l'accord, permettre la création d'un centre inédit de coordination militaire entre Moscou et Washington pour frapper les groupes jihadistes Etat islamique (EI) et Front Fateh al-Cham.

La Russie de son côté accuse Washington de ne pas faire assez de pression sur les rebelles pour qu'ils prennent leurs distances avec le Front Fateh al-Cham.

Or, les rebelles comptent sur l'aide de Fateh al-Cham, aguerri et bien organisé, dans toute bataille contre le régime. De plus, ils contrôlent avec Fateh al-Cham de vastes régions dans les provinces d'Alep, d'Idleb et de Damas.

Les régions sous contrôle des jihadistes sont exclues de l'accord de trêve et continuent d'être la cible de frappes aériennes russes, du régime syrien et des Etats-Unis.

Déclenché par la répression brutale de manifestations pro-démocratie, le conflit en Syrie a dégénéré en une guerre dévastatrice qui s'est complexifiée avec l'entrée en jeu de puissances régionales et internationales et la montée en puissance des jihadistes.

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