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Syrie: avancée de l'armée à Alep, détresse des civils en zone rebelle

Vendredi 25 novembre 2016
Syrie: avancée de l'armée à Alep, détresse des civils en zone rebelle
Des Casques blancs syriens évacuent une femme d'un immeuble touché par des frappes aériennes, le 20 novembre 2016 à Alep - THAER MOHAMMED (AFP)

L'armée syrienne a encore gagné du terrain vendredi à Alep et bombardé les quartiers rebelles de la ville, faisant de nouvelles victimes chez les civils et ajoutant au désespoir des habitants assiégés.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, huit civils ont été tués dans de nouveaux raids du régime vendredi sur plusieurs quartiers d'Alep-Est, dont les 250.000 habitants subissent depuis juillet un siège implacable du régime.

D'après l'OSDH, l'armée contrôle désormais 60% de Massaken Hanano, le plus grand des quartiers rebelles dans l'est d'Alep, et avance rapidement. La télévision officielle syrienne estime qu'il s'agit "actuellement du principal front à Alep".

Si l'armée parvient à prendre Massaken Hanano, elle pourrait avoir dans sa ligne de tir le quartier voisin de Sakhour, ce qui lui permettrait de couper le secteur rebelle en deux, en isolant le nord du sud.

"C'est devenu dangereux et difficile de sortir dans les rues à la recherche de nourriture à cause de l'intensité des bombardements", témoigne Abou Raed, 50 ans, du quartier de Ferdous. "Il y a nulle part où ma famille et moi pouvons être en sécurité", ajoute ce père de quatre enfants.

A l'ouest d'Alep, deux villages ont également été la cible vendredi de frappes du régime qui ont tué au moins 18 civils dont quatre enfants, a rapporté l'OSDH.

La poursuite des bombardements révèle combien la communauté internationale, divisée sur ce dossier, est incapable de mettre fin au bain de sang en Syrie.

- 'Pluie' d'obus -

"Les obus de mortiers tombent dans les rues alentours comme de la pluie (...) je ne sais pas ce que l'ONU attend. Pourquoi ils n'évacuent pas au moins les enfants et les femmes ?", déplore Abou Hussein, 38 ans, du quartier de Bab al-Nayrab.

Les bombardements aériens et d'artillerie du régime ont tué jeudi au moins 32 civils, dont cinq enfants, selon l'OSDH.

Il s'agit de l'un des bilans les plus élevés depuis le début, le 15 novembre, de la campagne de bombardements de l'armée sur Alep-Est, dont l'objectif est de reprendre la totalité de la ville aux insurgés.

Au total, selon l'OSDH, 196 civils dont 27 enfants ont péri depuis le 15 novembre à Alep-Est tandis que 18 civils, dont 10 enfants, ont été tués par les tirs rebelles sur Alep-Ouest, partie de la ville aux mains du régime.

Au moins 122 combattants rebelles ont été tués durant la même période à Alep-Est.

Par ailleurs, des raids aériens ont frappé une maternité dans un village situé dans le nord de la province d'Idleb, tuant trois civils et rendant l'hôpital hors de service, a indiqué l'OSDH. Il était impossible de déterminer si les frappes étaient russes ou syriennes.

Et près de Damas, des frappes intensives du régime ont touché plusieurs ville de la Ghouta orientale, notamment à Douma où deux civils ont été tués et 15 blessés.

L'ONG Médecins sans frontières a rapporté de "multiples frappes aériennes" dans la région, ajoutant dans un communiqué que le nombre de blessés "est encore à déterminer".

- Soldat américain tué -

Ces deux derniers jours, cinq familles ont réussi à quitter Alep-Est pour trouver refuge dans le quartier de Cheikh Maqsoud, une enclave du nord de la ville tenue par les forces kurdes située entre Alep-Est et Alep-Ouest.

Selon l'OSDH, quatre enfants ont traversé vendredi les quartiers rebelles pour rejoindre Cheikh Maqsoud tandis que des dizaines de familles qui tentaient de fuir le quartier de Boustane al-Bacha ont été repoussées par les rebelles.

La guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par la répression d'une révolte pacifique par le régime, a fait plus de 300.000 morts, devenant au fil des années de plus en plus complexe avec l'implication de forces régionales, internationales et de jihadistes.

Outre le front d'Alep, des combats font rage dans la province de Raqa, à 160 km plus à l'est, dont la grande partie est aux mains du groupe Etat islamique (EI).

Une alliance arabo-kurde, soutenue par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, a en effet lancé le 5 novembre une offensive visant à reprendre à l'EI sa "capitale" en Syrie. Elle est parvenue à reprendre plusieurs secteurs autour de Raqa mais n'y a pas encore pénétré.

L'armée américaine a fait part jeudi de la mort du premier soldat américain de la coalition tué au combat en Syrie. Il est décédé des suites de blessures subies dans une explosion dans la région de Aïn Issa, une de celles reprises à l'EI (à 50 km au nord de Raqa).

Outre les nombreux raids aériens qu'ils mènent contre l'EI en Syrie --ainsi que dans l'Irak voisin--, les Etats-Unis ont déployé des forces spéciales dans ce pays pour conseiller l'alliance arabo-kurde.

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