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Syrie: attentat sanglant dans une ville rebelle frontalière de la Turquie

Samedi 07 janvier 2017
Syrie: attentat sanglant dans une ville rebelle frontalière de la Turquie
Capture d'écran montrant le site d'un attentat au camion piégé à Azaz, dans le nord de la Syrie, le 7 janvier 2017 - STRINGER (AFP)

Un attentat particulièrement sanglant, attribué par des habitants au groupe Etat islamique (EI), a visé samedi une ville rebelle du nord de la Syrie frontalière de la Turquie.

Au moins 48 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans l'explosion d'un camion piégé sur un marché situé en face d'un tribunal islamique de la ville d'Azaz, dans la province d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parmi les victimes, figurent cinq juges religieux appartenant aux différentes factions de la rébellion et 14 combattants rebelles, a indiqué l'Observatoire.

L'identification des victimes est difficile, certains corps étant entièrement calcinés, a souligné le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, ajoutant que des dizaines de personnes avaient également été blessées.

Des images de l'attentat montrent d'importants nuages de fumée s'élevant d'une rue jonchée de débris métalliques, ramassés par des bulldozers, et des pompiers à l'oeuvre, munis de lances d'incendie pour éteindre des véhicules en feu. Des secouristes, des rebelles et des civils fouillent les décombres d'un bâtiment dont la moitié s'est écroulé.

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier à Azaz, qui a déjà été la cible de plusieurs attaques et offensives des jihadistes de l'EI.

Osama al-Merhi, un avocat présent sur les lieux de l'explosion, a pointé l'EI. "Ce genre de crimes sont uniquement commis par le groupe terroriste Daech", un acronyme en arabe de l'EI.

"Ce sont eux qui visent les civils et les cadres qui construisent le pays", affirme-t-il à l'AFP.

L'attentat intervient au neuvième jour d'un fragile cessez-le-feu en vigueur sur plusieurs fronts du pays mais qui exclut les zones contrôlées par les groupes jihadistes.

Plus de 310.000 personnes ont été tuées depuis le début en mars 2011 de la guerre en Syrie.

- Vers un rétablissement de l'eau -

Près de Damas, les affrontements se sont poursuivis samedi à Wadi Barada, un secteur rebelle clé où se trouvent les principales sources d'approvisionnement en eau potable pour la capitale. Les combats ont fait au moins neuf morts --sept soldat et deux civils-- dans la nuit, selon l'Observatoire.

Les combats à Wadi Barada font rage depuis des semaines, en dépit de l'entrée en vigueur le 30 décembre d'une trêve parrainée par la Russie, alliée du régime, et de la Turquie soutien des rebelles.

Le régime soutient que le groupe jihadiste Fateh al-Cham (ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda) est présent à Wadi Barada et accuse les rebelles de "contaminer au diesel" les réserves d'eau, ce que nient les insurgés qui assurent que les infrastructures ont été détruites par les bombardements du régime.

Les combats incessants à Wadi Barada ont provoqué une grave pénurie d'eau dans la capitale, l'ONU qualifiant les privations d'eau imposées aux civils de "crime de guerre".

Selon l'ONU, 5,5 millions de personnes ont vu leur approvisionnement en eau coupé ou bien réduit parce que les sources de Wadi Barada sont inutilisables en raison des combats ou d'actes de sabotage.

Samedi matin, la télévision syrienne a affirmé que des équipes de maintenance étaient arrivées à la périphérie de Wadi Barada (à une quinzaine de km au nord-ouest de Damas), et se "tenaient prêtes à entrer" pour commencer les travaux.

En fin de journée, les médias officiels ont toutefois rapporté que ces équipes n'avaient pu atteindre la zone et avaient dû rebrousser chemin en raison de tirs de sniper.

- Négociations mises en péril -

Les combats compliquent les préparatifs des négociations prévues en janvier à Astana (Kazakhstan) sous le parrainage de la Russie et l'Iran, alliés du régime, et la Turquie, soutien des insurgés.

D'importants groupes rebelles ont déjà annoncé le gel de leur participation, accusant le régime de violer le cessez-le-feu, le énième depuis le début du conflit en 2011.

Engagée militairement depuis septembre 2015 en Syrie, Moscou a changé la donne dans la guerre en volant au secours de l'armée qui était alors en difficulté face aux rebelles, appuyés par des pays du Golfe et occidentaux.

La Turquie a elle aussi lancé en août une intervention militaire dans le pays en guerre, visant deux groupes qu'elle considère comme "terroristes": l'EI et les Unités de protection du peuple kurde (YPG), alliées de Washington dans la lutte contre les jihadistes.

Ankara a envoyé du renfort en vue d'une opération contre la ville d'Al-Bab, un fief des jihadistes dans le nord de la Syrie, a indiqué samedi l'OSDH.

Par ailleurs, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington, se rapprochent de Raqa, la capitale de facto de l'EI en Syrie et se trouvent à une distance de tir du barrage de Tabqa sur l'Euphrate, a indiqué l'OSDH.

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