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Saoudienne menacée d'expulsion en Thaïlande: vers un probable asile en Australie

Mercredi 09 janvier 2019
Saoudienne menacée d'expulsion en Thaïlande: vers un probable asile en Australie
Photo fournie par les services de l'immigration thaïlandais le 7 janvier 2019 montrant la jeune Saoudienne Rahaf Mohammed al-Qanun à l'aéroport international de Bangkok - Handout (Thai Immigration Bureau/AFP)

La jeune Saoudienne placée sous la protection du Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU en Thaïlande après avoir médiatisé son cas via Twitter, était mercredi en bonne position pour obtenir gain de cause et l'asile en Australie.

"Je vais continuer mon chemin vers un pays où je serai en sécurité", dit pleine d'espoir Rahaf Mohammed Al-Qunun, 18 ans, dans un de ses derniers tweets, en arabe.

Le HCR a en effet transmis son dossier à l'Australie pour qu'elle examine l'opportunité de lui accorder l'asile en tant que réfugiée", a annoncé le ministère australien de l'Intérieur dans un communiqué.

"S'il s'avère que c'est une réfugiée, alors, nous étudierons vraiment, vraiment, vraiment sérieusement l'opportunité d'un visa humanitaire", avait dit un peu plus tôt le ministre de la Santé Greg Hunt sur la chaîne de télévision ABC.

Il a ajouté avoir évoqué le cas avec le ministre de l'Immigration David Coleman mardi soir, alors même que l'Australie est connue pour sa politique d'immigration draconienne.

En voyage au Koweït avec sa famille, Rahaf Mohammed al-Qunun a décidé de fuguer et est arrivée le week-end dernier à l'aéroport international de Bangkok, où elle a été arrêtée.

Elle affirmait vouloir fuir les abus psychologiques et physiques de sa famille et demander l'asile à l'Australie. Elle a aussi affirmé à l'ONG Human Rights Watch qu'elle souhaitait renoncer à l'islam, ce qui la met "sérieusement en danger", souligne l'ONG.

La Thaïlande avait dans un premier temps l'intention de la renvoyer dans son pays à la demande des autorités saoudiennes.

Mais elle s'est barricadée dans une chambre d'hôtel de l'aéroport, postant sur Twitter une multitude de messages et de vidéos désespérés, et accédant immédiatement à la notoriété internationale.

A la suite d'une mobilisation en sa faveur sur les réseaux sociaux, les autorités thaïlandaises, qui effectuent fréquemment des refoulements à la frontière (entre 50 et 100 par an) ont renoncé à la renvoyer contre son gré et l'ont laissée lundi quitter l'aéroport avec des représentants du HCR.

Le hashtag #SaveRahaf s'est répandu et son compte Twitter est monté en quelques jours à plus de 100.000 followers.

"Le HCR va trouver un pays tiers pour l'accueillir d'ici à deux jours", a assuré de son côté mercredi à la presse le chef de la police de l'immigration thaïlandaise, Surachate Hakparn, en mentionnant que "plusieurs pays" avaient offert de l'accueillir.

La police thaïlandaise a précisé que le père et un frère de la jeune femme s'étaient rendus à Bangkok, mais qu'elle avait "refusé de les voir".

- "Confisquer son portable" -

Le chef de la police de l'immigration thaïlandaise a aussi été interrogé sur les propos qui auraient été tenus lors de sa réunion la veille avec des responsables saoudiens.

"Quand elle est arrivée, elle a ouvert un nouveau compte (Twitter) et ses followers sont passés à 45.000 en une seule journée", dit un responsable saoudien non identifié, en arabe, selon des images vidéo postées sur Twitter par des militants saoudiens des droits de l'homme. "Ils auraient mieux fait de confisquer son téléphone plutôt que son passeport".

"On n'a pas le droit de saisir le téléphone portable d'une personne qui n'a pas commis de crime", a insisté de son côté Surachate, sans confirmer explicitement que ces propos avaient bien été tenus.

L'AFP n'a pu joindre les autorités saoudiennes au sujet de ces images.

L'Arabie saoudite est l'un des pays du monde le plus restrictif pour les droits des femmes. Les femmes sont notamment soumises à la tutelle d'un homme (père, mari ou autre) qui exerce sur elle une autorité arbitraire et prend à sa place les décisions importantes.

L'affaire Qunun a pris une dimension particulière après le meurtre du journaliste Jamal Kashoggi au consulat saoudien d’Istanbul en Turquie.

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