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RDC: un premier cas d'Ebola découvert en zone urbaine

Jeudi 17 mai 2018
RDC: un premier cas d'Ebola découvert en zone urbaine
Cette photo fournie par l'Unicef le 13 mai 2018 montre un membre du personnel sanitaire portant des protections contre le virus Ebola à l'hopital de Bikoro, en RDC, où une flambée de la fièvre hémorragique a été détectée. - MARK NAFTALIN (UNICEF/AFP/Archives)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé jeudi la découverte d'un premier cas d'Ebola en zone urbaine en République démocratique du Congo (RDC), alors que les cas avaient été recensés jusqu'à présent dans une seule zone rurale.

"Un nouveau cas (...) a été confirmé à Wangata, l'une des trois zones sanitaires de Mbandaka, une ville de près de 1,2 million d'habitants de la province de l'Equateur dans le nord-ouest de la RDC", a indiqué dans un communiqué l'OMS qui fait part de son inquiétude.

Vendredi dernier, le directeur du Programme de gestion des situations d'urgence de l'OMS, Peter Salama, avait averti que "si nous voyons une ville de cette taille (Mbandaka, ndlr) infectée par Ebola, nous allons avoir une épidémie urbaine majeure".

Le 8 mai, les autorités de la RDC ont déclaré une épidémie d'Ebola dans le Nord-Ouest, près du Congo-Brazzaville.

L'OMS a comptabilisé au total 44 cas (3 cas confirmés, 20 probables et 21 suspects).

Jusqu'à présent, tous les cas confirmés d'Ebola avaient été signalés dans une zone rurale très difficile d'accès, dans la région de Bikoro, située au nord-est de Kinshasa, à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

Cette zone se trouve également dans la province de l'Equateur, à environ 150 km de Mbandaka.

La découverte d'un premier cas confirmé d'Ebola en zone urbaine "est un développement préoccupant, mais nous avons maintenant de meilleurs outils que jamais pour combattre Ebola", a déclaré le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

"L'OMS et nos partenaires prennent des mesures décisives pour arrêter la propagation du virus", a-t-il dit.

L'OMS indique qu'elle est en train de déployer une trentaine d'experts pour mener des activités de surveillance à Mbandaka, en collaboration avec le ministère de la Santé et d'autres partenaires.

"L'arrivée d'Ebola dans une zone urbaine est très préoccupante et l'OMS et ses partenaires travaillent ensemble pour intensifier rapidement la recherche de tous les contacts du cas confirmé dans la région de Mbandaka", a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l'OMS pour l'Afrique.

La découverte de ce premier cas intervient alors qu'un lot de 5.400 doses d'un vaccin expérimental contre Ebola en provenance de Genève a été réceptionné mercredi par les autorités.

L'épidémie d'Ebola la plus violente de l'histoire avait frappé l'Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

L'OMS avait alors été vivement critiquée pour la lenteur de sa réaction, beaucoup l'accusant d'avoir beaucoup trop tardé à décréter une "urgence de santé publique de portée internationale".

La fièvre hémorragique Ebola vient d'un virus qui se transmet par contact physique par le biais de liquides corporels infectés. Le gibier de brousse est considéré comme un vecteur potentiel.

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