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Pence au Japon, toujours le dossier nord-coréen en tête

Mardi 18 avril 2017
Pence au Japon, toujours le dossier nord-coréen en tête
Le vice-président américain Mike Pence fait un discours à Séoul le 18 avril 2017 - Ahn Young-joon (POOL/AFP)

Le dossier du nucléaire nord-coréen devrait encore être en tête du programme du vice-président américain Mike Pence mardi à Tokyo après sa visite de la zone démilitarisée inter-coréenne et son avertissement à Pyongyang de ne pas éprouver la "détermination" de Donald Trump.

A Tokyo M. Pence va notamment rencontrer le Premier ministre nippon Shinzo Abe et le régime de Kim Jong-Un sera au menu des discussions après les récents tirs de missiles nord-coréens vers l'archipel, en mars et avril.

"La Corée du Nord, avec son programme de développement nucléaire et de missiles, a atteint un nouveau degré de menace. Nous allons parler de ce sujet afin de nous assurer que nous en faisons la même analyse", a déclaré mardi matin le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga.

Le 6 mars, la Corée du Nord avait tiré quatre missiles balistiques vers le Japon et trois d'entre eux s'étaient abîmés dans les eaux territoriales nippones. L'objectif affiché par Pyongyang était de s'entraîner à "frapper les bases des forces impérialistes américaines d'agression au Japon, le cas échéant".

Le régime nord-coréen avait tiré un nouveau missile en mer du Japon le 5 avril.

Le vice-président américain arrive à Tokyo depuis la Corée du Sud, à Séoul, où il a adressé un ferme avertissement au régime de Pyongyang lundi, après une visite très symbolique de la zone démilitarisée (DMZ) intercoréenne. A Panmunjon, le "village de la trêve", à la frontière entre les deux Corées, M. Pence avait notamment affirmé que "toutes les options" étaient désormais "sur la table" pour régler le problème nord-coréen.

"Ces deux dernières semaines, le monde a été le témoin de la puissance et de la détermination de notre nouveau président au cours d'opérations menées en Syrie et en Afghanistan", a déclaré Mike Pence à Séoul, évoquant la frappe américaine contre une base aérienne syrienne et le largage d'une méga-bombe contre des jihadistes en Afghanistan.

- 'Aventures nucléaires et balistiques' -

"La Corée du Nord ferait mieux de ne pas éprouver sa détermination ou la puissance des forces armées des Etats-Unis dans cette région", a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dit espérer qu'"il n'y aura pas d'actions unilatérales (de la part de Washington), comme celles que nous avons vues récemment en Syrie".

"Nous n'acceptons pas les aventures nucléaires et balistiques de Pyongyang en violation des résolutions de l'ONU, mais cela ne veut pas dire qu'il soit dès lors possible de violer le droit international en utilisant la force" contre la Corée du Nord, a-t-il mis en garde.

Pyongyang a de nouveau testé un missile dimanche --test raté--, et de nombreux experts redoutent qu'un sixième essai nucléaire ne soit imminent en Corée du Nord.

Interrogé sur la nature des initiatives nord-coréennes qui pourraient déclencher une réponse militaire américaine, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer a cependant refusé de s'engager sur ce terrain.

"Tracer des lignes rouges n'a pas véritablement fonctionné dans le passé", a-t-il répondu lundi, dans une pique à Barack Obama qui s'était fixé une limite sur la Syrie --l'utilisation d'armes chimiques par le régime au pouvoir-- mais avait renoncé, à la dernière minute, au recours à la force.

Donald Trump avait promis jeudi que le "problème" nord-coréen serait désormais "traité". "La RPDC (République populaire démocratique de Corée, NDLR) est prête à réagir à n'importe quel type de guerre voulue par les Etats-Unis", a répondu lundi son ambassadeur adjoint à l'ONU, Kim In Ryong.

- Plus de 'patience stratégique' -

M. Pence était arrivé dimanche en Corée du Sud, quelques heures après l'échec de l'essai balistique de la Corée du Nord et au lendemain d'un gigantesque défilé militaire à Pyongyang, où ont été exhibés une soixantaine de missiles et notamment ce qui semblait être un nouveau type de missile balistique intercontinental.

"Nous anéantirons toute attaque et nous fournirons une réponse écrasante et efficace à toute utilisation d'armes conventionnelles ou nucléaires", s'est exclamé le vice-président au cours de sa conférence de presse avec le président sud-coréen par intérim Hwang Kyo-Ahn.

M. Pence a également répété que l'ère de la "patience stratégique" était révolue, dans une allusion à la doctrine du gouvernement de Barack Obama qui consistait à refuser tout dialogue avec le Nord mais à durcir les sanctions afin que Pyongyang fasse des gestes tangibles en direction d'une dénucléarisation.

Le président Trump s'est même dit prêt à régler seul la question nucléaire nord-coréenne si Pékin ne parvenait pas à faire rentrer son turbulent allié dans le rang. A Séoul M. Pence a cependant salué lundi les efforts des Chinois: "C'est encourageant de voir que la Chine s'engage dans ce sens".

M. Pence doit aussi avoir des discussions économiques avec le vice-Premier ministre Taro Aso, a indiqué le porte-parole du gouvernement japonais, alors que les Etats-Unis manifestent leur mécontentement face au déficit commercial avec le Japon.

Les deux pays divergent par ailleurs sur la question du libre-échange, le Japon plaidant pour l'accord multilatéral transpacifique TPP dont M. Trump a décidé de retirer les Etats-Unis pour privilégier des ententes bilatérales.

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