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Pékin ne manipule pas sa monnaie à des fins commerciales, admettent les Etats-Unis

Vendredi 14 avril 2017
Pékin ne manipule pas sa monnaie à des fins commerciales, admettent les Etats-Unis
Les Etats-Unis ont officiellement admis que la Chine ne manipulait pas sa monnaie pour doper ses exportations, contrairement aux multiples accusations lancées par Donald Trump pendant sa campagne - Andrew Caballero-Reynolds (AFP/Archives)

Les Etats-Unis ont admis vendredi que la Chine ne manipulait pas sa monnaie pour doper ses exportations, officialisant le récent revirement de Donald Trump sur la question, tout en mettant en garde Berlin contre ses excédents commerciaux.

Le président américain avait longtemps accusé Pékin de sous-évaluer artificiellement le renminbi et s'était engagé à mettre officiellement le pays à l'index dès le "premier jour" de son mandat. Il a toutefois opéré mercredi une spectaculaire volte-face qui a été officiellement actée dans le rapport semestriel du Trésor américain sur les changes paru vendredi.

"Aucun grand partenaire commercial des Etats-Unis ne remplit les critères (...) définissant une manipulation des taux de changes", conclut ce rapport.

Une mise à l'index aurait pu déboucher sur des sanctions économiques et provoquer une guerre commerciale entre les deux premières économies du monde.

Le Trésor prévient toutefois qu'il "surveillera étroitement" les pratiques chinoises en matière de taux de change et appelle par ailleurs Pékin à davantage ouvrir ses marchés aux marchandises et services américains.

"La Chine continue de s'engager dans une vaste politique qui limite l'accès à son marché aux biens et services importés", soutient le Trésor qui fait part de son "inquiétude" face à la persistance du colossal déficit américain vis-à-vis de Pékin (347 milliards de dollars en 2016 sur les échanges de biens).

Dans son rapport, le Trésor met également de nouveau la pression sur l'Allemagne en faisant part de sa "préoccupation" face au vaste excédent commercial également accumulé par le pays vis-à-vis des Etats-Unis (près de 65 milliards de dollars).

Selon l'administration Trump, Berlin doit utiliser sa marge de manoeuvre budgétaire pour stimuler sa demande intérieure afin de corriger ce déséquilibre.

"L'Allemagne, en tant que 4e puissance économique mondiale (...) doit contribuer à une croissance de la demande et à des flux commerciaux plus équilibrés", assure le Trésor.

L'administration Trump s'en est déjà plusieurs fois pris à l'Allemagne en l'accusant notamment d'exploiter ce qu'elle estime être la faiblesse de l'euro pour doper son commerce extérieur.

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