En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Corée du Nord: après un tir raté, Washington évoque un "consensus" avec Pékin

Dimanche 16 avril 2017
Corée du Nord: après un tir raté, Washington évoque un "consensus" avec Pékin
Parade militaire à Pyongyang, le 15 avril 2017, à l'occasion du 105e anniversaire de Kim Il-Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée - ED JONES (AFP)

Washington a martelé dimanche travailler étroitement avec Pékin pour "résoudre pacifiquement" la question du nucléaire nord-coréen, quelques heures après l'échec d'un tir de missile par Pyongyang.

Le tir a précédé l'arrivée du vice-président américain, Mike Pence, à Séoul, d'où il a réitéré la détermination des Etats-Unis à défendre l'alliance avec la Corée du Sud.

"Il existe un réel consensus entre le président, nos alliés-clés de la région - le Japon et la Corée du Sud en particulier, mais aussi les dirigeants chinois - pour dire que ce problème arrive à un point critique", a déclaré de son côté le conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, le général H.R. McMaster.

"Il est donc temps que nous entreprenions toutes les actions possibles, avant l'option militaire, pour tenter de résoudre cela pacifiquement", a-t-il dit dans un entretien diffusé dimanche sur une chaîne américaine depuis Kaboul, en Afghanistan.

A plusieurs reprises, le puissant conseiller américain a insisté sur la convergence de vues entre Washington et les dirigeants chinois, vantant la relation entre les présidents Trump et Xi Jinping, qui se sont vus début avril en Floride.

Donald Trump lui-même a laissé entendre, dans un tweet dimanche matin, qu'il n'accusait plus Pékin de manipuler sa monnaie car "ils travaillent avec nous sur le problème nord-coréen".

- Missile 'explosé' -

La Corée du Sud puis le commandement des forces américaines dans le Pacifique ont annoncé qu'un tir avait été mené dimanche matin heure de Corée (21H21 GMT samedi), depuis le site de Sinpo sur la côte est.

Mais "le missile a presque immédiatement explosé", avait indiqué Dave Benham, porte-parole du commandement américain.

Au moment du tir, le vice-président américain venait juste de redécoller d'une escale en Alaska, en direction de la Corée du Sud, première étape d'une tournée régionale prévue de longue date et qui inclura le Japon, l'Indonésie et l'Australie.

Dans l'avion, un conseiller diplomatique de la Maison Blanche a confirmé que l'explosion avait eu lieu au bout de "quatre ou cinq secondes" et qu'il s'agissait probablement d'un missile de portée intermédiaire et non d'un missile intercontinental.

Selon lui, Washington avait anticipé le tir. "Si cela avait été un essai nucléaire, d'autres actions auraient été entreprises par les Etats-Unis", a-t-il relevé.

Sans en révéler davantage, le général McMaster a répété que le président Trump refusait par principe d'annoncer en avance ses décisions mais "toutes les options restent sur la table, elles sont en train d'être peaufinées et développées".

- Défense antimissiles -

"Cette provocation du Nord est le dernier rappel en date des risques auxquels vous faites face quotidiennement dans la défense de la liberté du peuple de Corée du Sud et de l'Amérique dans cette partie du monde", a affirmé le vice-président Mike Pence à des militaires américains et à leurs familles.

"Notre engagement dans cette alliance historique avec le peuple courageux de Corée du Sud n'a jamais été aussi fort. Avec votre aide et celle de Dieu, la liberté prévaudra à jamais sur cette péninsule", a-t-il lancé.

Les Etats-Unis ont quelque 28.500 militaires en Corée du Sud.

L'essai est survenu au lendemain d'une vaste parade militaire célébrant le 105e anniversaire de la naissance du fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il-Sung. A cette occasion, de nouveaux missiles - dont des engins balistiques intercontinentaux, selon des experts - ont été dévoilés.

Ce test, ou un sixième essai nucléaire, était largement attendu du régime de Pyongyang, alors que la tension est au plus haut avec Washington depuis que M. Trump a affirmé jeudi sa volonté de "traiter" le "problème" nord-coréen et qu'il a envoyé un groupe aéronaval autour du porte-avions Carl Vinson vers la péninsule coréenne.

Fin mars-début avril, la Corée du Nord avait déjà tiré trois missiles balistiques vers la mer du Japon.

Le numéro 2 du régime nord-coréen, Choe Ryong-Hae, a promis samedi que son pays était "prêt à répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire à notre façon".

Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), qui s'est achevée par un armistice et non par un accord de paix, Pyongyang assure avoir besoin de l'arme nucléaire pour se protéger d'une possible invasion américaine.

M. Pence doit rencontrer lundi le président en exercice sud-coréen Hwang Kyo-Ahn pour des discussions centrées sur l'armement nord-coréen et un programme controversé de défense antimissiles américain baptisé THAAD.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire