En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Birmanie: les rebelles rohingyas proclament un cessez-le-feu d'un mois

Dimanche 10 septembre 2017
Birmanie: les rebelles rohingyas proclament un cessez-le-feu d'un mois
Un camp de réfugiés rohingyas à Ukhiya, au Bangladesh, le 9 septembre 2017 - MUNIR UZ ZAMAN (AFP)

Les rebelles rohingyas qui avaient attaqué fin août des postes de police dans l'Etat Rakhine, en Birmanie, déclenchant une campagne de répression de l'armée et l'exode de près 300.000 membres de cette minorité musulmane, ont déclaré dimanche un cessez-le-feu unilatéral d'un mois.

"L'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA) déclare l'arrêt temporaire de ses opérations militaires offensives", a déclaré le groupe rebelle dans un communiqué sur Twitter.

L'ARSA, plus connu localement sous le nom Harakah al-Yaqin ("Mouvement de la foi" en arabe), ajoute vouloir ainsi favoriser l'arrivée de l'aide humanitaire.

Les rebelles avaient coordonné des attaques contre plusieurs dizaines de poste-frontières birmans depuis le 25 août, équipés de simples machettes et couteaux.

Le groupe dit avoir pris les armes pour défendre les droits bafoués de la minorité musulmane rohingya.

Depuis des décennies, cette minorité, qui compte environ un million de personnes, est victime de discriminations en Birmanie, pays à majorité bouddhiste.

Pour fuir l'opération de l'armée birmane, les centaines de villages du nord de l'Etat Rakhine se sont vidés de leurs habitants.

La plupart arrivent au Bangladesh à pied ou en bateaux après des jours de marche sous la pluie. Les deux pays ont une frontière longue de 278 kilomètres, et un quart de celle-ci est constituée par la rivière Naf.

Après un long périple sous la pluie sans vivres, les nouveaux arrivés sont souvent malades, affamés et très affaiblis, racontent les ONG. Certains arrivent également avec des blessures par balles.

Et au bout du chemin, ils trouvent des camps déjà saturés et doivent souvent défrichés pour se trouver un abri.

Au total, on estime qu'entre les violences d'octobre qui avaient poussées 87.000 personnes à fuir et les troubles actuels, près du tiers des Rohingyas de Birmanie (estimés à un million) sont désormais au Bangladesh.

La Birmanie a annoncé samedi qu'elle allait mettre en place des camps pour accueillir les musulmans rohingyas déplacés, une première, après un nouvel appel de l'ONU, qui a enjoint vendredi la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi à "se mobiliser".

Environ 27.000 bouddhistes et hindous ont également fui leurs villages et ont trouvé refuge dans les monastères et les écoles dans le sud de la région.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire