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Au premier jour d'un G20 tendu, "MBS" en vedette, Trump en embuscade

Samedi 01 décembre 2018
Au premier jour d'un G20 tendu, "MBS" en vedette, Trump en embuscade
Le président russe Vladimir Poutine et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, lors du sommet du G20 à Buenos Aires, le 30 novembre 2018. - ludovic MARIN (AFP)

La camaraderie démonstrative de Poutine et "MBS", et Trump en embuscade avant une rencontre avec Xi: au premier jour d'un G20 tendu, les leaders mondiaux se sont jaugés, eux que tout divise, du commerce au climat en passant par l'Ukraine ou l'affaire Khashoggi.

Tout le monde attendait les coups d'éclat de l'imprévisible Donald Trump, chauffé à blanc par des révélations à charge dans l'enquête sur l'ingérence russe dans la dernière présidentielle américaine.

Mais l'attention médiatique s'est finalement concentrée vendredi sur Mohammed ben Salmane, à l'entame de deux jours de réunion des chefs d'Etats et de gouvernement des vingt premières puissances mondiales en Argentine.

Le prince de 33 ans, dont c'est le grand retour international après l'assassinat du journaliste critique Jamal Khashoggi, qu'il est soupçonné d'avoir commandité, a été accueilli avec enthousiasme par Vladimir Poutine.

La vidéo de leur salut, un geste à mi-chemin entre une poignée de main et le "tope-là" de deux adolescents, est rapidement devenue virale.

Les deux hommes concentrent les critiques internationales - le Russe pour cause d'escalade militaire contre l'Ukraine - mais aussi de gigantesques réserves pétrolières. Ils doivent avoir une réunion bilatérale samedi.

La vidéo d'un échange moins cordial entre "MBS" et Emmanuel Macron a aussi fait jaser sur les réseaux sociaux. "Vous ne m'écoutez jamais", lance en anglais le président français, tendu. "Bien sûr que j'écouterai", rétorque le prince héritier saoudien.

Selon la présidence française, le chef d'Etat français a demandé lors de l'échange "d'associer des experts internationaux à l'enquête" Khashoggi et a plaidé pour "une solution politique au Yémen".

- "Ce serait bien" -

Donald Trump, qui avait fait monter la tension jeudi en annulant brutalement une réunion bilatérale avec Vladimir Poutine, est en embuscade avant un autre face-à-face à l'enjeu considérable.

Il dîne samedi avec le président chinois Xi Jinping, sur fond d'escalade commerciale périlleuse pour l'économie mondiale toute entière.

"Il existe des signes positifs, nous allons voir ce qui se passe. Si nous pouvions parvenir à un accord, ce serait bien", a déclaré le président américain.

Il a toutefois fait monter indirectement la pression sur la Chine en tenant une rencontre trilatérale inédite avec les Premiers ministres japonais Shinzo Abe et indien Narendra Modi.

Face aux ambitions croissantes de Pékin en mer de Chine, les trois ont plaidé pour une "zone indo-pacifique libre et ouverte".

Son homologue chinois a lui promis aux autres leaders de "poursuivre les réformes" pour ouvrir le marché chinois et mieux protéger la propriété intellectuelle, selon l'agence Xinhua. Mais il a aussi demandé à ses homologues de "défendre le système commercial multilatéral".

L'entrevue aura lieu juste après la fin du sommet, qui marque dix ans après la toute première réunion de ce genre à Washington: en novembre 2008, les Vingt avaient promis de s'unir face à la crise financière.

Cette fois, le doute plane sur leur capacité à signer un communiqué final.

- G19 sur le climat -

Dans un brouillon de ce document datant de lundi, et vu par l'AFP, aucune critique du "protectionnisme", qui serait intolérable pour les Américains.

Il y est question de "s'atteler aux défis du changement climatique", en tenant compte de "circonstances nationales différentes."

Les Européens présents au G20 (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas invités, Grande-Bretagne, UE) vont tenter de sauver les meubles en obtenant au moins 19 signatures - celle de Donald Trump étant exclue - sous un soutien plus ambitieux à l'accord de Paris sur le climat, dénoncé par les Américains.

Ils ont été rejoints tardivement à Buenos Aires par Angela Merkel, pour cause d'avion gouvernemental défaillant. La chancelière allemande a retrouvé ses homologues pour un spectacle devant être suivi d'un dîner.

Les Européens doivent aussi trouver une position commune sur l'Ukraine, autre sujet brûlant de ce G20. Le président du Conseil européen Donald Tusk s'est dit "sûr" que les sanctions de l'Union européenne contre la Russie seraient reconduites en décembre.

Le président russe a lui fustigé la "pratique vicieuse du recours aux sanctions unilatérales illégales et aux mesures protectionnistes".

Loin des joutes diplomatiques, des dizaines de milliers de personnes ont protesté dans le calme contre ce sommet, dans un centre-ville verrouillé par une importante présence policière.

"Il n'y a pas d'argent pour réparer ou construire des écoles, des hôpitaux. Pourquoi consacrer de l'argent à l'organisation d'un G20?", s'est étonnée Magdalena Tosoni, professeur de sociologie de 53 ans.

L'Argentine, rongée par une longue crise financière, est promise à d'éprouvantes mesures d'austérité.

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