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Attentats aux Etats-Unis: le FBI avait enquêté sur le suspect en 2014

Mardi 20 septembre 2016
Attentats aux Etats-Unis: le FBI avait enquêté sur le suspect en 2014
Le chef de la police new-yorkaise, James O'Neill (C), lors d'une conférence de presse, le 19 septembre 2016 - William EDWARDS (AFP)

Voyages en Afghanistan et Pakistan, notes évoquant Ben Laden ou un idéologue d'Al-Qaïda: une série d'informations pointait mardi vers une possible radicalisation de l'Américain d'origine afghane arrêté suite aux attentats à la bombe de New York et du New Jersey, sur lequel le FBI a reconnu avoir enquêté en 2014.

C'est le fait nouveau potentiellement embarrassant pour les autorités: alors que la police du New Jersey indiquait lundi qu'Ahmad Khan Rahami n'était "pas sur (leur) radar", le FBI a confirmé mardi avoir enquêté sur lui en 2014 - après que le père du jeune homme l'eut alerté - sans trouver "aucune indication de liens avec le terrorisme".

Rahami, 28 ans, est soupçonné d'avoir placé une cocotte minute bourrée d'explosifs dans le quartier très animé de Chelsea samedi soir, faisant 29 blessés.

Il est aussi soupçonné d'avoir posé une bombe artisanale sur le parcours d'une course à pied à Seaside Park dans le New Jersey samedi, qui n'a pas fait de victimes, et d'avoir caché au total huit autres engins n'ayant pas explosé.

Blessé par balles lors de la fusillade qui a mené à son arrestation lundi, il est hospitalisé "dans un état critique mais stable", selon le chef de la police new-yorkaise, James O'Neill.

M. O'Neill est resté muet sur ses possibles motivations. Mais de nombreuses informations ont émergé sur le passé de ce résident d'Elizabeth (New Jersey), né en Afghanistan et arrivé aux Etats-Unis enfant avant d'être naturalisé américain.

Le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a confirmé qu'il était retourné plusieurs fois en Afghanistan et au Pakistan, avec un séjour de près d'un an à Quetta, une ville où les talibans sont très présents. Il s'y serait marié en 2011 et y aurait même eu un enfant, selon un député d'Elizabeth, Albio Sires.

- Note manuscrite -

Sa femme pakistanaise aurait quitté les Etats-Unis quelques jours seulement avant les attentats, a indiqué CNN, citant une source policière. Les autorités américaines ont contacté le Pakistan et les Emirats arabes unis pour essayer de la retrouver, a-t-elle ajouté.

Ahmad Rahami s'est-il radicalisé lors de ces voyages ?

Des proches du jeune homme, cités lundi par le New York Times, avaient évoqué "un changement de comportement" au retour d'un de ses voyages en Afghanistan.

Surtout, les autorités auraient retrouvé sur Rahami un carnet, ainsi qu'une note manuscrite, qui attesteraient de son goût pour les idéologies radicales, selon plusieurs grands médias américains.

Il y ferait référence aux frères Tsarnaev, auteurs de l'attentat à la bombe contre le marathon de Boston qui fit trois morts et 264 blessés en avril 2013, et à Oussama Ben Laden et Anwar al-Awlaqi, l'idéologue d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique tué par un drone américain au Yémen, selon ces médias.

Rahami avait aussi fait trois mois de prison en 2014 pour avoir agressé l'un de ses frères à l'arme blanche, avant qu'un jury réuni avant le procès décide de ne pas l'inculper.

- Blotti à l'entrée d'un bar -

Les autorités avaient indiqué lundi ne pas rechercher d'autre suspect et n'avoir aucune information sur la présence d'une "cellule" terroriste opérationnelle à New York. M. O'Neill a estimé mardi que le fait qu'il ait été retrouvé blotti dans l'entrée d'un bar était "bon signe qu'il n'avait nulle part où aller".

Mais les enquêteurs continuent selon lui à éplucher ses communications, son activité sur les réseaux sociaux, son entourage, pour vérifier s'il a vraiment agi seul.

Ahmad Rahami a apparemment une grande famille: selon des documents enregistrés en 2006 par son père pour leur restaurant fast-food situé à Elizabeth, il aurait sept frères et soeurs. Il aurait aussi deux enfants, l'un de sa femme pakistanaise, l'autre d'une ex-petite amie qui a demandé après les attentats le retrait de tout droit de garde.

Même si beaucoup de ces informations restent à confirmer, elles renforcent la crainte de nouveaux attentats, après ceux d'Orlando en juin (49 morts) et de San Bernardino (décembre 2015, 14 morts).

Une crainte alimentée également par l'attaque samedi dans le Minnesota, où un étudiant américain d'origine somalienne a blessé 10 personnes à l'arme blanche dans un centre commercial avant d'être abattu. Cette attaque a été revendiquée par l'organisation Etat islamique, même si aucune information n'a encore filtré indiquant que l'étudiant était radicalisé.

Ces événements ont replacé la question sécuritaire au coeur de la campagne présidentielle.

Le candidat républicain Donald Trump a utilisé les attentats pour fustiger l'"angélisme" supposé de sa rivale démocrate et du président Barack Obama face à l'immigration, tandis qu'Hillary Clinton dénonçait au contraire tout amalgame entre immigrants et attentats.

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