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A Ramallah, le roi de Jordanie délivre un message de "soutien" aux Palestiniens

Lundi 07 août 2017
A Ramallah, le roi de Jordanie délivre un message de "soutien" aux Palestiniens
Le roi Abdallah II de Jordanie (g) rencontre le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie, le 7 août 2017 - Nasser Nasser (POOL/AFP)

Le roi Abdallah II de Jordanie a délivré lundi à Ramallah un message appuyé de soutien aux Palestiniens et appelé le président des Etats-Unis à intensifier ses efforts dans le processus de paix en panne depuis plusieurs années.

Dans un contexte de tensions ravivées avec Israël et d'inquiétude devant l'inaction américaine pour la paix, le roi de Jordanie s'est rendu en Cisjordanie occupée, au lieu de recevoir comme à l'accoutumée le président palestinien Mahmoud Abbas à Amman, une première depuis 2012.

Lors de ses entretiens avec M. Abbas pendant près de deux heures, il a exprimé "le soutien total de la Jordanie aux droits légitimes" des Palestiniens et à la création d'un Etat indépendant avec pour capitale Jérusalem-Est.

Moins de deux semaines après un nouvel accès de fièvre autour de l'ultra-sensible esplanade des Mosquées, Abdallah II a exprimé "l'engagement jordanien à continuer à protéger les lieux saints (de Jérusalem) en coopération avec la communauté internationale", a rapporté un communiqué du palais royal.

Il a mis en garde, sans citer Israël, contre "les conséquences négatives dans toute la région" qu'aurait une remise en cause du "statu quo" existant.

Il a aussi appelé directement le président américain Donald Trump à "oeuvrer à la paix entre Palestiniens et Israéliens, soulignant combien il était important d'intensifier les efforts" pour tracer "de véritables perspectives politiques de progrès".

- L'oreille de Washington -

L'effort de paix est paralysé depuis l'échec d'une initiative américaine en 2014, et les perspectives de création d'un Etat palestinien coexistant avec Israël, principe de référence de la communauté internationale, paraissent s'éloigner de jour en jour.

Le roi a rappelé que la solution dite à deux Etats, à laquelle M. Trump s'est gardé jusqu'alors de s'engager, devait servir de fondement à une reprise des négociations.

La Jordanie est un acteur incontournable du conflit israélo-palestinien: soutien des Palestiniens, seul pays arabe avec l'Egypte à avoir fait la paix avec Israël, gardien historique de l'esplanade des Mosquées, interlocuteur respecté des administrations américaines.

Elle s'est à nouveau retrouvée aux avant-postes diplomatiques en juillet quand des affrontements quasiment quotidiens ont mis aux prises fidèles musulmans palestiniens et forces israéliennes autour de l'esplanade des Mosquées.

Les tensions ont encore été accentuées entre la Jordanie et Israël par un incident meurtrier survenu le 23 juillet dans l'enceinte de l'ambassade d'Israël à Amman, où un agent de sécurité israélien a tué deux Jordaniens.

Les violences se sont dissipées à Jérusalem quand le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a battu en retraite et renoncé à installer de nouveaux dispositifs de sécurité autour de l'esplanade. Ces mesures avaient été perçues par les Palestiniens comme un empiètement israélien supplémentaire sur le troisième lieu saint de l'islam.

- Ressentiment jordanien -

L'esplanade se situe à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël. Si la Jordanie, maîtresse des lieux jusqu'en 1967, en conserve la garde en vertu de l'accord de paix de 1994 avec Israël, ce dernier en contrôle tous les accès.

Comme les Jordaniens, le roi est "en colère contre les Israéliens, qui sont allés trop loin dans les torts causés aux relations avec les Palestiniens et les Jordaniens", dit l'analyste palestinien Abdel Majid Sweilem.

Environ la moitié de la population jordanienne (9,5 millions de personnes) est d'origine palestinienne.

La présence d'Abdallah à Ramallah aux côtés des Palestiniens qui revendiquent d'avoir victorieusement défendu l'esplanade permettait ainsi de rappeler le rôle de la Jordanie.

Pour Samir Awad, professeur palestinien de sciences politiques, le roi entendait aussi "sortir le président Abbas de son isolement".

Ce dernier a suspendu la stratégique coopération sécuritaire avec Israël pendant la crise de l'esplanade. Or M. Abbas doit coordonner ses mouvements avec Israël pour sortir de Cisjordanie, qu'Israël occupe depuis 1967 et dont il contrôle toutes les frontières.

L'avènement de Donald Trump avait donné à certains Palestiniens le bref espoir qu'une approche non-conventionnelle les sortirait de l'impasse.

Après avoir ménagé l'administration américaine, les responsables palestiniens se lâchent désormais. Pour eux, Jared Kushner, conseiller de M. Trump chargé du dossier, s'est "disqualifié" en déclarant, selon un enregistrement publié la semaine passée par la presse américaine, qu'il n'y avait "peut-être pas de solution" au conflit.

he-sy-msh-lal/nbz

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