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Universités: les blocages se poursuivent

Mardi 10 avril 2018
Universités: les blocages se poursuivent
Des CRS escortent des étudiants à l'extérieur de l'université de Nanterre le 9 avril 2018 - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT (AFP/Archives)

Les blocages se sont poursuivis mardi dans plusieurs universités pour protester contre les nouvelles modalités d'accès à la fac.

De son côté, la ministre Frédérique Vidal mettait en garde contre "une instrumentalisation" par "les extrêmes".

La Coordination nationale étudiante (CNE) avait appelé à une journée de mobilisation. Quelque 1.200 personnes ont défilé de la Sorbonne à Jussieu à Paris en début d'après-midi pour protester contre la loi Vidal, et plus largement contre la politique d'Emmanuel Macron.

"Lycéens, étudiants, chômeurs et salariés, c'est tous ensemble qu'il faut lutter car c'est tous ensemble qu'on va gagner", scandaient les participants.

A Lille, un cortège de 200 à 300 étudiants et professeurs est parti vers 15H00 de la place de la République, dans le calme.

Trois universités sont toujours entièrement bloquées depuis plusieurs jours, voire semaines: Paul-Valéry à Montpellier, Jean-Jaurès à Toulouse, et Paris-8.

Frédérique Vidal a déploré mardi "le retour d'une certaine extrême gauche" et "d'une certaine extrême droite" qui "cherchent à en découdre" sur le site universitaire de Tolbiac (qui dépend de Paris-1), bloqué depuis fin mars par des étudiants et des militants. Ce n'est "pas acceptable", a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur à l'Assemblée nationale.

Dans plusieurs facs, la situation restait mouvante, entre nouveaux blocages et occupations levées chaque jour. A la mi-journée, le ministère de l'Enseignement supérieur chiffrait à "moins de dix" les sites universitaires perturbés sur les 400 que compte le territoire.

- Copie blanche -

Nanterre, fac emblématique de région parisienne d'où était partie la contestation en Mai 68, a rouvert mardi malgré quelques tentatives de blocage d'opposants, sous la surveillance discrète des forces de l'ordre.

La veille, les CRS étaient intervenues de façon musclée dans un bâtiment occupé par des personnes qui, selon la direction, n'étaient pas des étudiants.

Les syndicats Sud éducation, le Snesup, la FSU et l'Unef ont condamné l'intervention policière, qui a débouché sur sept interpellations. Trois de ces personnes ont été présentées au parquet mardi soir et sont poursuivies pour violence sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a justifié l'intervention des policiers, affirmant qu'"une infime minorité, souvent de personnes qui sont extérieures à l'université, n'empêcheront pas la tenue des cours".

À Lille, plus de 300 étudiants ont tenu une assemblée générale sur le parvis du site de Moulins (sciences juridiques, politiques et sociales). Plusieurs sections de licences, de droit et sciences politiques, ont voté le boycott de leurs examens oraux et écrits.

"La sélection c'est un écrémage parce qu'on n'a pas assez de moyens", estime Elodie, en deuxième année de licence de sciences politiques, qui a rendu copie blanche mardi matin à son examen, avec un mot en soutien aux professeurs grévistes.

À Strasbourg, deux nouveaux bâtiments universitaires ont été bloqués par une cinquantaine d'étudiants, portant à trois le nombre de sites fermés administrativement depuis le début du blocage la veille. Les examens prévus mardi ont été reportés jusqu'à nouvel ordre.

Sur le campus lettres et sciences de Nancy, les cours, suspendus depuis le 22 mars, ne reprendront pas mercredi matin comme prévu en raison d'"un risque majeur de confrontation entre étudiants", a annoncé l'université de Lorraine.

Les étudiants de Rennes-2 ont, eux, reconduit jusqu'à lundi le blocage de leur université, lors d'une assemblée générale d'environ 2.500 personnes.

Le blocage de Censier (Paris-3) a été reconduit pour mercredi. A l'Université Grenoble Alpes, plusieurs bâtiments sont bloqués. Une grande partie du campus du Tertre de l'université de Nantes l'est aussi, ainsi que le site de La Victoire à Bordeaux, où les cours ont été délocalisés...

Des enseignants se sont publiquement associés au mouvement de protestation dans une tribune publiée mardi. Plus de 400 professeurs ont ainsi dénoncé la "sélection hypocrite" de la réforme de l'accès à l'université, affirmant leur volonté d'"élever le niveau de ceux qui ne l'ont pas".

A Montpellier, à l'université Paul-Valéry, plus de 800 examens dématérialisés concernant quelque 15.000 étudiants seront organisés d'ici le 20 avril, ce que contestent certains étudiants et syndicats.

burs-ito/emd/tmo/fm

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