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Une voiture fonce sur des militaires à Levallois-Perret, le parquet antiterroriste enquête

Mercredi 09 août 2017
Une voiture fonce sur des militaires à Levallois-Perret, le parquet antiterroriste enquête
Des policiers sur les lieux de l'attaque à la voiture bélier contre des militaires d'une patrouille Sentinelle, le 9 août 2017 à Levallois-Perret - STEPHANE DE SAKUTIN (AFP)

Une voiture a foncé sur des militaires de l'opération Sentinelle mercredi matin à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), faisant six blessés avant de prendre la fuite, un acte qui a conduit le parquet antiterroriste à se saisir de l'enquête.

Quatre jours après une tentative d'attaque contre d'autres soldats de Sentinelle à la tour Eiffel à Paris, la ministre des Armées, Florence Parly, a condamné "avec la plus grande fermeté cet acte lâche qui n'entame en rien la détermination des militaires à œuvrer pour la sécurité des Français". La préfecture des Hauts-de-Seine a évoqué un "acte a priori volontaire".

Survenu dans un contexte de forte menace terroriste en France, l'incident s'est déroulé peu avant 08H00 sur la place de Verdun, en plein centre-ville de la commune cossue de Levallois. Il a eu lieu dans une rue piétonne et devant un grand immeuble HLM où les militaires de Sentinelle disposent au rez-de-chaussée d'un local prêté par la mairie, située à quelque 200 mètres de là.

"J'ai entendu un énorme bruit, j'ai d'abord cru qu'un échafaudage était mis en place", a raconté à l'AFP Thierry Chappé, un résident de l'immeuble, qui a vu depuis son balcon "deux militaires à terre, semblant inanimés", entourés d'une dizaine d'autres soldats.

Le véhicule, une BMW, était "prépositionné dans l'allée" et "a foncé" sur un groupe de militaires qui sortaient faire leur tournée", a déclaré sur BFMTV le maire de Levallois Patrick Balkany, dénonçant une "odieuse agression".

Les militaires visés font partie du 35e régiment d'infanterie de Belfort, a ajouté Mme Parly, précisant que "six ont été blessés, dont trois plus grièvement, sans que leur pronostic vital ne soit engagé".

Le conducteur du véhicule, "en fuite, est activement recherché par les forces de l'ordre", a-t-elle ajouté. "L'enquête en cours déterminera ses motivations et les circonstances dans lesquelles il a agi".

Sur place, un périmètre de sécurité était en place, a constaté une journaliste de l'AFP. Plusieurs dizaines de policiers municipaux et de la police nationale et des militaires de la mission Vigipirate se trouvaient au pied du bâtiment de 12 étages qui donne sur un parc arboré.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des Armées, Florence Parly, doivent se rendre à 12H30 au chevet de militaires blessés à l'hôpital militaire Bégin, à Saint-Mandé (Val-de-Marne).

L'agression de Levallois a eu lieu alors qu'un conseil de Défense, habituel avant le Conseil des ministres, avait lieu à l'Élysée, réunissant notamment le président Emmanuel Macron, son Premier ministre Edouard Philippe, M. Collomb et Mme Parly.

- Les forces de l'ordre visées -

L'enquête du parquet antiterroriste, ordonnée notamment pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste", a été confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats jihadistes qui a fait au total 239 morts.

Les dernières ont tout particulièrement visé les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques: l'assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées le 20 avril, l'attaque d'une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame le 6 juin et celle d'un fourgon de gendarmerie le 19 juin également sur les Champs-Elysées.

Samedi soir peu avant minuit à la tour Eiffel à Paris, un homme avait franchi un portique en bousculant un agent de sécurité, puis sorti un couteau en criant "Allah Akbar". Des militaires de Sentinelle lui avaient ordonné de poser son couteau à terre et il s'était exécuté sans opposer de résistance.

L'homme, admis en psychiatrie mais en permission de sortie, a dit pendant sa garde à vue vouloir "commettre un attentat contre un militaire". Il a été réadmis lundi en hospitalisation d'office.

Le 14 juillet, le chef de l'État a annoncé que l'opération Sentinelle, qui mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national depuis les attentats de 2015, allait être revue "en profondeur afin d'avoir une plus grande efficacité opérationnelle et de prendre en compte l'effectivité et l'évolution de la menace."

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