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SNCF: l'intersyndicale affine sa stratégie, le trafic encore au ralenti

Mardi 24 avril 2018
SNCF: l'intersyndicale affine sa stratégie, le trafic encore au ralenti
Combo réalisé le 5 avril 2018 rassemblant les secrétaires généraux de l'UNSA cheminots Roger Dillenseger (en haut à gauche), de la CFDT cheminots Didier Aubert (en haut à droite), de la CGT cheminots Laurent Brun (en bas à gauche) et de Sud Rail Eric Santinelli (en bas à droite) arrivant au ministère des Transports à Paris - LUDOVIC MARIN (AFP/Archives)

Les syndicats de la SNCF se réunissent mardi, au dixième jour d'une grève qui perturbe encore fortement le trafic, pour débattre de la stratégie à adopter face à un gouvernement inflexible.

Le taux de grévistes s'élevait à 17,87% à la mi-journée, selon le groupe ferroviaire. C'est à peine plus que lundi, jour où la mouvement avait enregistré son taux le plus bas. Néanmoins, la mobilisation des agents indispensables à la circulation des trains reste élevée: 63,4% des conducteurs, 53,3% des contrôleurs et 26,3% des aiguilleurs.

Didier Aubert (CFDT Cheminots) réfute toute "érosion" du mouvement. Si c'était le cas, "il devrait y avoir plus de trains en circulation. Or, la SNCF est en incapacité de faire circuler plus de trains", a-t-il noté sur Radio classique.

La direction de la SNCF table sur un TGV et Intercités sur trois en circulation, ainsi que deux Transilien et TER sur cinq.

A Strasbourg, les usagers sont désormais familiarisés aux aléas de la grève. "On avait prévu un plan B et même un plan C", confie à l'AFP Gérard, retraité qui se rend à Paris pour une compétition de bridge. Son train a été maintenu. Non loin de la gare, le centre d'appels est en ébullition. "On reçoit environ 700 appels les jours de grève, contre 200 habituellement", explique France Herbillon, manageuse régionale.

Dans l'Aisne, la SNCF a dénoncé le "sabotage" d'un train de fret, dont "sept conduites de frein" auraient été sectionnées. L'entreprise a annoncé qu'elle porterait plainte.

Du côté d'Air France, touchée par une onzième journée de grève en deux mois, un avion sur quatre reste au sol.

L'intersyndicale composée de personnels navigants et au sol réclame une augmentation générale des salaires de 5,1%, alors que la direction ne propose que 2% cette année, plus 5% supplémentaires étalés sur trois ans. Air France lance jeudi une consultation des salariés sur sa proposition salariale, dont les résultats seront connus le 4 mai au soir.

Mardi, 27,2% de pilotes et 19,9% d'hôtesses et stewards sont en grève, selon les estimations de la direction. Un rassemblement s'est tenu à l'intérieur du siège d'Air France, à Roissy.

A la mi-journée, des cheminots commençaient à se rassembler place de la Bourse à Paris et devant les sièges régionaux du Medef, pour dire "non à la SNCF par actions".

A l'origine de l'initiative, la CGT-Cheminots (premier syndicat de la SNCF) entend protester contre la transformation du groupe, au 1er janvier 2020, en société anonyme à capitaux publics. Les syndicats y voient un "premier pas" vers une privatisation, malgré les démentis du gouvernement.

- Grève allongée ? -

A 17H00, l'intersyndicale de la SNCF au complet (CGT, Unsa, SUD et CFDT) se retrouvera au siège de SUD-Rail, à Saint-Denis.

Poursuivre le mouvement au-delà de fin juin? Boycotter la rencontre prévue mercredi avec le gouvernement? Comment aborder la prochaine négociation avec la direction SNCF? L'ordre du jour annonce de longs débats.

Le plus intense portera probablement sur la prolongation éventuelle de la grève après le 28 juin.

Didier Aubert souhaite "qu'on trouve raison et qu'on entame des négociations comme on aurait pu le faire depuis le départ".

Interrogé par l'AFP, Roger Dillenseger (Unsa) n'a "pas envie d'annoncer qu'on ne trouvera pas de solution en trois mois", un scénario "impensable au regard des usagers, de l'entreprise, des cheminots".

Autre débat: faut-il se rendre mercredi à la séance censée clore la concertation sur "l'amélioration de la qualité du service public ferroviaire", au côté du patronat, d'associations d'élus, de collectivités et d'usagers, de députés et sénateurs, et d'ONG environnementales?

Alors que les syndicats ont décidé de ne plus discuter avec la ministre des Transports Élisabeth Borne, "logiquement, aucune organisation syndicale ne devrait y participer", avance Sébastien Mariani (CFDT). L'Unsa espère au contraire pouvoir "trouver la solution pour y participer".

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a appelé mardi l'intersyndicale à "regagner" la table des négociations pour "utiliser la totalité des heures disponibles".

Des cadres supérieurs de la SNCF dénoncent, eux, "le jeu pernicieux et irresponsable" du gouvernement qui "met au pilori" les cheminots" et les soumet à un "chantage" sur la reprise de la dette, dans une lettre à Mme Borne.

A Air France, l'intersyndicale a promis d'annoncer jeudi "les jours de grèves prévus début mai" mais se réunissait mardi pour affiner sa stratégie.

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