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Rugby: les Bleus pris à leur propre jeu par les All Blacks (19-24)

Dimanche 27 novembre 2016
Rugby: les Bleus pris à leur propre jeu par les All Blacks (19-24)
Le flanker Louis Picamoles, dans les bras de Gaël Fickou, a inscrit le seul essai du XV de France face aux All Blacks au Stade de France, le 26 novembre 2016 - Miguel MEDINA (AFP)

Encore et toujours des relances et des passes, mais toujours les mêmes péchés dans la finition: le XV de France, joueur comme face à l'Australie, a été puni de ses imprécisions par des All Blacks cliniques (19-24) samedi en clôture des tests de novembre.

Il n'y aura donc pas eu d'improbable revanche de la déroute subie en mondovision en quarts de finale de la Coupe du monde 2015 (13-62) par ces mêmes Néo-Zélandais sur la route de leur deuxième sacre mondial d'affilée.

Ils ont montré un bien meilleur visage samedi devant un Stade de France enthousiaste de leur velléités offensives.

Mais la première victoire contre la Nouvelle-Zélande depuis 2009, et la première à Saint-Denis contre elle, attendra.

Et c'est sur une défaite que s'est conclue l'année 2016 du XV de France, la première avec à sa tête Guy Novès, qui retrouvera ses troupes le 4 février pour l'ouverture du Tournoi des six nations face à un autre ogre, l'Angleterre.

"On est tous très déçus, à la limite du dégoût car on tient le bon bout, on arrive tous à trouver notre place dans le collectif, malheureusement ça fait deux défaites d'affilée et on ne l'accepte pas quand on est des compétiteurs", a déclaré le capitaine Guilhem Guirado.

Cette défaite aura en quelque sorte été à l'image de cette année: les Bleus, mûs par le mouvement, ont affiché des intentions de jeu, mais trop rarement concrétisées, ce qui ne pardonne pas face aux meilleurs mondiaux.

Comme samedi dernier face à l'Australie (23-25), ils ont ainsi péché dans la finition, notamment en début de match, qu'ils ont largement dominé sans parvenir à marquer.

- Mêmes maux, mêmes effets -

La faute, encore, à un manque de réactivité des soutiens dans les regroupements (3, 4, 23), à une dernière passe mal assurée, comme celle de Virmi Vakatawa à destination de Wesley Fofana (28).

Autre action qui n'est pas allée au bout, ce raid en bout de ligne de Camille Lopez, bien servi par Vakatawa, mais qui a manqué un peu de jambes pour aller jusque derrère la ligne (9).

Trois occasions manquées à la pause, c'était beaucoup trop pour espérer battre les All Blacks, seulement défaits une fois cette année (par l'Irlande le 5 novembre), où ils auront établi un record de 18 victoires de rang, entamé en 2015.

"Le travail, la lucidité, la maturité, la confiance et l'enthousiasme feront que, peut-être, dans quelques temps, le plus rapidement possible j'espère, ces passes arriveront et qu'on aura surtout autant d'occasions", a estimé le sélectionneur des Bleus Guy Novès, persuadé qu'il y aura "des jours plus ensoleillés".

Les Néo-Zélandais n'ont eux pas eu besoin de beaucoup de munitions pour creuser l'écart, avec un jeu minimaliste: trois passes sur le premier essai, par Israël Dagg (7), et aucune sur le deuxième, lorsque Beauden Barrett a intercepté, à un mètre de sa ligne, une passe de Camille Lopez (43) pour porter le score à 17 à 6 en faveur des siens.

Un coup de massue pour Lopez, titulaire pour la première fois en sélection depuis mars 2015, et pour les Bleus, qui poussaient pour reprendre le score.

Voilà pour les mêmes maux produisant les mêmes effets. Mais le XV de France, comme contre les Wallabies, a aussi montré, dans un match parfois tendu, une grosse force de caractère pour ne pas lâcher, surtout après l'essai de Charlie Faumuina (58, 9-24).

- Des fondations pour bâtir -

Il s'est ainsi fallu d'un rien pour Guirado, à un mètre de la ligne, redonne l'espoir aux siens (60). Nouveau ballon perdu à proximité de la ligne...

Mais ce n'était que partie remise, lorsque Baptiste Serin, entré beaucoup plus tôt que contre l'Australie et qui a dynamité le jeu, a joué vite une pénalité pour envoyer d'une superbe chistera Louis Picamoles derrière la ligne (16-24, 62).

L'essai d'un espoir finalement vain pour les Bleus, qui peuvent néanmoins bâtir sur ce succès et plus largement sur leur année 2016 pour les prochaines, à commencer par le Tournoi. Il faudra cependant corriger ces carences autour des regroupements et dans la finition pour allier le résultat à la manière.

Notamment dans l'optique du tirage au sort de la Coupe du monde 2019 au Japon, le 10 mai prochain, où ils devront éviter de glisser au-delà de leur huitième place actuelle pour ne pas potentiellement être versés dans un "groupe de la mort". Ils auront cependant été plein de vie samedi.

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