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Parcoursup: soulagement pour la moitié des candidats, attente pour les autres

Mercredi 23 mai 2018
Parcoursup: soulagement pour la moitié des candidats, attente pour les autres
Une étudiante de Lille consulte la plateforme Parcoursup le mardi 22 mai 2018 - DENIS CHARLET (AFP)

Plus de la moitié des 810.000 jeunes inscrits sur la nouvelle plateforme d'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup avaient reçu mercredi matin au moins une réponse positive à leurs vœux, mais l'autre moitié restait en attente d'une proposition.

Mercredi matin, 436.000 lycéens de Terminale ou étudiants en réorientation avaient reçu au moins un "oui" à leurs souhaits inscrits sur Parcoursup. Cette nouvelle plateforme a succédé cette année à APB, critiquée en raison du tirage au sort qui départageait les candidats quand les postulants étaient plus nombreux que les places offertes.

Quelque 350.000 candidats sont en revanche sur liste d'attente et doivent attendre que des places se libèrent. Sur Twitter, de nombreux messages traduisaient leurs frustrations, certains utilisant le mot clé "Parcoursupercherie".

"Des nombreux jeunes ont découvert le stress d’une liste d’attente interminable et l’incertitude de trouver une inscription qui correspond à son choix d’orientation pour la rentrée", dénoncent dans un communiqué les syndicats lycéen UNL et étudiant Unef, et la fédération de parents d'élèves (FCPE), tous opposés à la réforme.

Quelque 29.000 postulants, qui n'avaient choisi que des filières sélectives (prépas, BTS, DUT, double-licences...), n'ont, eux, reçu que des "non". Ils pourront saisir une commission du rectorat pour trouver une place au plus près de leurs souhaits, a précisé le ministère.

Pour ces filières sélectives, les réponses possibles sont "oui", "non" ou "en attente", comme les années précédentes.

Les modalités d'accès aux filières non sélectives (licences générales) en revanche ont été modifiées: les réponses sont "oui", "en attente" ou "oui si", si l'université considère que le candidat ne possède pas les connaissances et compétences requises. Il est accepté à condition qu'il s'engage à suivre un parcours d'accompagnement.

Dans les filières les plus demandées, le "en attente" pourra se traduire in fine par un refus.

Il n'y aura personne sur le carreau, a toutefois assuré la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, en visite dans un lycée parisien. "C’est un engagement. Nous avons mis des places là où nous avons anticipé les plus gros besoins. Nous serons encore capables d’en rajouter mais il faut laisser le système se dérouler".

A la veille des épreuves écrites du bac, qui démarrent le 18 juin, "on sera largement à plus de deux-tiers des lycéens avec une proposition", a-t-elle ajouté.

- "J'ai libéré trois places" -

La plateforme Parcoursup est réactualisée chaque matin pour prendre en compte les évolutions des listes d'attente.

Certains candidats ont ainsi d'ores et déjà accepté une proposition et renoncé aux autres, ce qui a remis automatiquement des places dans le système. Les jeunes ont une semaine pour prendre une décision (choisir entre deux "oui", maintenir ou renoncer à une place "en attente").

Sarah, en Terminale L au lycée Fénelon de Lille, a reçu deux réponses positives et deux "en attente". Elle a tout de suite accepté une place en licence de philosophie et "libéré trois places".

Le ministère s'attend à 350.000 propositions supplémentaires lors des dix prochains jours.

Elève au lycée parisien Buffon, Hugo a été refusé par 13 prépas et est en attente sur sept licences générales. "Mais une seule m'intéresse: éco-gestion à Assas", où il est 1.500e en liste d'attente sur 10.000 candidats. S'il ne l'a pas, il ira "dans une école de commerce" mais il faut verser un acompte fin mai et "si je suis toujours en attente pour Assas, je ne sais pas ce que je ferai".

Parcoursup rassemble les vœux de quelque 810.000 jeunes et regroupe 80% des formations post-bac proposées en France.

Cette année, pour la première fois, les dossiers de tous les candidats ont fait l'objet d'un classement par les universités, y compris pour les filières non-sélectives. Une mesure dénoncée comme une "sélection" à l'entrée à la fac et qui a nourri un mouvement de grogne dans plusieurs universités, dont certaines ont été bloquées plusieurs semaines.

Les lycéens, premiers concernés par la réforme, ont jusqu'à présent été les grands absents de cette mobilisation.

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