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Nouvelle baisse du chômage en octobre

Jeudi 24 novembre 2016
Nouvelle baisse du chômage en octobre
François Hollande lors de la visite de Open Classrooms, une start-up offrant des formations en ligne, à Paris, le 24 novembre 2016 - Francois Mori (POOL/AFP)

Le chômage a continué sa décrue en octobre, avec une baisse de 11.700 demandeurs d'emploi sans activité, moins spectaculaire qu'en septembre mais qui conforte une tendance favorable, dans laquelle François Hollande voit le résultat d'une "bataille longue" qui "porte ses fruits".

Depuis le début de l'année, 101.700 demandeurs d'emploi sans activité ont quitté les listes de Pôle emploi, "soit en moyenne 10.200 en moins chaque mois", a souligné jeudi la ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui a salué "sans le moindre triomphalisme" une "baisse significative" du nombre de chômeurs.

Sur les douze derniers mois (d'octobre à octobre), "il s'agit même de la plus forte baisse observée depuis mai 2008", soit -2,8%, a-t-elle ajouté.

Cette dernière statistique du chômage avant l'annonce d'une candidature éventuelle est une bonne nouvelle pour le chef de l'Etat, qui a conditionné sa décision à une baisse "crédible" sur ce front. "La bataille est longue" mais "elle porte ses fruits" alors que "depuis le début de l'année, le chômage baisse même s'il reste trop élevé", a-t-il déclaré lors de la visite à Paris d'une une start-up offrant des formations en ligne.

Le nombre d'inscrits sans aucune activité à Pôle emploi (catégorie A) s'est élevé en octobre à 3,48 millions, en recul de 11.700 sur un mois (-0,3)%. En incluant l'outre-mer, leur nombre s'élève à 3,73 millions (-0,3%), avec une baisse sur les douze derniers mois similaire à la métropole.

Il s'agit du deuxième mois consécutif de baisse - fait rare - survenu après un repli historique en septembre (-66.300).

- Recul chez les jeunes -

Le reflux touche encore une fois principalement les jeunes, avec une diminution de 7.400 du nombre de moins de 25 ans en catégorie A, qui porte la baisse annuelle à 8,2% (-43.200). "On est au niveau le plus bas depuis octobre 2011", a indiqué le ministère du Travail.

Le nombre de chômeurs de longue durée s'est replié de 22.300 en un an (-0,9%, à 2,4 millions), signe, selon le gouvernement, du "caractère structurel de l'amélioration".

En comptant les demandeurs d'emploi exerçant une petite activité (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi s'élève à 5,46 millions. La catégorie B (activité réduite courte) a reculé de 1,3% sur un mois, mais progressé sur un an (+2,5%). La catégorie C (activité réduite longue, +78 heures dans le mois) est stable, mais sur un an, elle a grimpé de plus de 9%.

Les aléas statistiques, qui ont pu jouer selon certains analystes sur les dernières statistiques mensuelles de Pôle emploi, n'ont pas eu d'influence cette fois-ci, d'après le ministère, qui souligne une baisse des radiations administratives et des défauts d'actualisation "dans la moyenne des mois précédents".

Concernant la catégorie D, qui comprend les chômeurs en formation (324.000 personnes), elle est "stable depuis trois mois" en raison de la concomitante entre entrées en formation et sorties, relève le ministère, alors que l'opposition et certains syndicats accusent le gouvernement de tenter de baisser artificiellement les chiffres avec le plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d'emploi. En entrant en formation, ces derniers quittent en effet les catégories A, B ou C pour rejoindre la catégorie D, nettement moins commentée.

Depuis janvier, cette catégorie est en hausse de 50.000, mais "pas forcément en raison de passages de la catégorie A à D", estime le ministère.

Le chef de l'Etat a insisté jeudi tout particulièrement sur ces 500.000 formations. "A travers ce plan, nous avons voulu que des demandeurs d'emploi qui souvent étaient chômeurs depuis longtemps" obtiennent "une formation qualifiante qui débouche sur un emploi", a-t-il souligné.

La tendance à l'amélioration correspond aux bons résultats sur le marché de l'emploi, qui a vu d'autres indicateurs passer au vert, notamment les créations nettes d'emploi: celles-ci ont atteint au 3e trimestre un niveau jamais vu depuis la crise de 2008 (52.200 nouveaux postes dans le secteur marchand, pour un total de 145.100 emplois sur un an).

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