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Locations de type "Airbnb": à Paris, les amendes ont explosé

Vendredi 11 août 2017
Locations de type "Airbnb": à Paris, les amendes ont explosé
Au siège parisien d'Airbnb, le 21 avril 2015 - MARTIN BUREAU (AFP/Archives)

Les amendes pour location illégale de meublés touristiques type "Airbnb" ont plus que décuplé en 2017 à Paris, a indiqué vendredi la mairie.

Pour les six premiers mois de 2017, 31 propriétaires ont été condamnés en justice à payer 615.000 euros d'amendes, a indiqué à l'AFP Ian Brossat, adjoint PCF au logement de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, confirmant ainsi des chiffres révélés par le Parisien.

Au premier semestre 2016, les amendes s'étaient élevées à 45.000 euros, soit 13 fois moins, atteignant 200.000 euros pour toute l'année.

"Ces amendes concernent des loueurs parmi potentiellement plus de 300 plateformes de location, et qui sont loin d'être représentatifs de la communauté Airbnb à Paris, où un hôte type loue son logement 33 jours par an", a réagi un porte-parole d'Airbnb France, dans une déclaration écrite à l'AFP.

Il a rappelé que la plateforme avait proposé en décembre à la mairie de Paris "une solution de limite automatisée à 120 jours (pour les locations), qui aurait simplifié les contrôles sans stigmatiser la grande majorité des hôtes qui respectent les règles et comptent sur Airbnb pour boucler leurs fins de mois".

Les saisines par la Ville à la justice sont également passées de 42 logements en 2016 à 128 en 2017, a-t-il précisé.

"Ces chiffres ne reflètent pas une explosion du nombre des locations proposées, mais l'efficacité des contrôles", selon M. Brossat: "on est davantage rattrapé par la patrouille qu'avant", a-t-il précisé.

De plus, "nous constatons avec satisfaction que les juges ont la main plus lourde qu'auparavant", a ajouté l'élu parisien.

L'amende maximum est en effet depuis novembre 2016 passée de 50.000 euros contre 25.000 auparavant. A Paris, la moyenne des amendes est passée de 10.000 euros en 2016 à 20.000 euros pour 2017, a précisé l'adjoint.

Paris, comme toutes les grandes villes touristiques, multiplie les initiatives pour lutter contre les locations meublées touristiques illégales qui se développent au détriment du secteur hôtelier, favorisent la spéculation immobilière, vident certains quartiers de leurs habitants et provoquent des désagréments quotidiens pour les autres.

"Nous sommes déterminés à continuer à lutter" contre les meublés illégaux, a insisté M. Brossat.

Une équipe de 25 agents de la Direction du logement et de l'habitat contrôle les immeubles.

Début juillet, le conseil de Paris a voté l'instauration d'un numéro d'enregistrement obligatoire à partir de décembre, pour toute personne désirant ainsi louer son appartement sur une plate-forme numérique.

La durée limite d'un appartement en meublé touristique est fixée à 120 jours par an, une durée que la Ville souhaiterait voir réduite.

Quelque 100.000 annonces sont proposées à Paris, toutes plates-formes confondues. Paris est pour Airbnb l'un des premiers marchés du monde avec 65.000 logements revendiqués.

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