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Les soutiens de Juppé tempèrent son offensive contre Fillon

Mercredi 23 novembre 2016
Les soutiens de Juppé tempèrent son offensive contre Fillon
Alain Juppé, entouré de Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé, à Toulouse, le 22 novembre 2016 - REMY GABALDA (AFP)

Alain Juppé a poursuivi mercredi son offensive tous azimuts contre François Fillon, qui serait soutenu par des "membres de l'extrême droite", tandis que les soutiens du maire de Bordeaux se montraient plus mesurés, appelant au "respect mutuel".

Pas de trêve entre les deux hommes mercredi au lendemain de leurs meetings respectifs à Toulouse et à Lyon. "Ce qui risque de fracturer la droite, c'est les prises de position successives de membres de l'extrême droite, anciens membres du FN, pour la candidature de François Fillon", a attaqué Alain Juppé mercredi sur RTL.

"Moi, a insisté le maire de Bordeaux, je me suis toujours battu avec la plus grande énergie contre le FN. Ce sera un enjeu du combat de 2017 bien entendu, c'est de faire barrage au FN (...). Je suis tout à fait clair sur ce point".

Fillon a répliqué sur Europe 1 en rangeant Juppé dans le "petit microcosme, toujours le même", qui "pense qu'il a la vérité sur tous les sujets et croit parler au nom du peuple français". "Je pense pas que les 44% des électeurs qui ont voté pour moi" dimanche soir "se reconnaissent dans cette caricature".

"Oui, j'ai des valeurs. Je ne m'excuse pas d'avoir des valeurs: je crois à la famille, au travail, à l'autorité de l'Etat", a insisté Fillon, qui a jugé "inqualifiable" la polémique lancée par son rival sur ses prises de positions sur l'IVG.

Mercredi matin, le maire de Bordeaux a toutefois dit que ce débat sur les positions de Fillon sur l'avortement était "clos".

Interrogé sur l'identité de ces soutiens d'extrême droite qu'il évoque, Juppé a listé Jacques Bompard, le maire Ligue du Sud d'Orange et ancien membre du FN, Carl Lang, ancien eurodéputé FN et patron du Parti de la France, "Riposte Laïque", un mouvement islamophobe d'extrême droite. "Je vous laisse le choix, vous le verrez au fil des jours".

M. Lang a indiqué à l'AFP mardi soir qu'il ne voterait pas dimanche. M. Bompard a lui tweeté mardi: "Dimanche je voterai Fillon". Riposte laïque, a lancé un appel contre le maire de Bordeaux mardi: "Pour contrer le vote musulman, votons Fillon en masse!". Aymeric Chauprade, ex-eurodéputé FN, a aussi accordé son soutien à M. Fillon.

Après le premier tour, dont la participation définitive s'établit à 4.272.880 électeurs selon la Haute autorité, les deux concurrents s'affronteront jeudi soir lors d'un débat télévisé. Vendredi, François Fillon tiendra un meeting à Paris, Porte de Versailles, et Alain Juppé sera à Nancy.

- Bayrou bâtit un "projet" -

Les proches et soutiens de M. Juppé ont en revanche adopté un ton plus mesuré que leur candidat à l'égard de son rival. "Il y a une volonté d'Alain Juppé de montrer ses différences avec François Fillon. Le ton est un peu monté hier, un peu trop de mon point de vue", a déclaré sur France 2 le député Benoist Apparu.

"Ni sur les valeurs, ni sur le plan économique, le programme de François Fillon n'est un programme dangereux", a affirmé le député de la Marne.

"Je ne me reconnais pas dans la tension politique de la campagne de second tour", a également déclaré Hervé Mariton, qui "appelle solennellement au respect mutuel pour cette campagne de second tour". Le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a dit souhaiter "à la fois du calme de chaque côté et qu'il y ait débat".

"C'est souvent le cas dans les dernières lignes droite de campagne électorale. Ce n'est pas forcément ce avec quoi je suis le plus à l'aise" alors que "je sais qu'il y a entre ces deux personnalités politiques de l'estime et de l'amitié", a abondé le député LR Edouard Philippe.

Dans un autre registre, François Bayrou, soutien affiché de M. Juppé, a dénoncé la "brutalité" du projet de M. Fillon. Si ce dernier remportait la primaire, le président du MoDem entend "essayer de bâtir un autre" projet, tout en précisant: "je n'en suis pas du tout à la question d'une candidature" en 2017.

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