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Le PDG d'Air France refuse de commenter la décision du tribunal

Mercredi 30 novembre 2016
Le PDG d'Air France refuse de commenter la décision du tribunal
Le PDG d'Air France-KLM Jean-Marc Janaillac, le 29 novembre 2016 à Paris - ERIC PIERMONT (AFP)

Le PDG d'Air France-KLM Jean-Marc Janaillac a refusé mercredi de commenter le jugement dans l'affaire dite de la "chemise arrachée" et souhaité le retour à un dialogue social "apaisé" entre syndicats et négociateurs d'Air France, sans recours à la grève comme moyen de pression.

Le tribunal de Bobigny a condamné mercredi à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis trois ex-salariés d'Air France, des militants CGT accusés d'avoir agressé deux cadres lors d'une manifestation en octobre 2015, et relaxé deux autres prévenus.

Au cours d'une audition au Sénat, M. Janaillac a préféré parler des moyens d'éviter les grèves, qui ont coûté 130 millions d'euros à la compagnie en 2016.

La "meilleure solution est de trouver un mode de dialogue social qui soit plus apaisé (...) moins sous la pression de la grève qui est trop souvent, dans les compagnies aériennes et surtout chez Air France, utilisée comme un moyen de pression alors que les négociations ne sont pas arrivées jusqu'au bout", a déclaré le PDG d'Air France-KLM.

"Il faut qu'on change les rapports entre les organisations syndicales et les négociateurs du groupe", a-t-il ajouté.

La direction d'Air France et les syndicats de navigants ont repris contact mardi pour déterminer le cadre des négociations sociales futures notamment sur le plan stratégique "Trust Together" présenté par M. Janaillac début novembre et qui prévoit notamment la création d'une compagnie aérienne.

Cette filiale d'Air France, qui ne sera pas une low cost, fonctionnera avec "une structure de coûts différente", selon le PDG, pour pouvoir faire face à la concurrence des compagnies du Golfe, en particulier sur le segment mixte business-loisirs en Asie du Sud-Est, alors que 35% des lignes long-courrier d'Air France sont déficitaires dont 10% lourdement.

Cette nouvelle compagnie s'appuiera sur des pilotes d'Air France volontaires, "avec des règles d'utilisation et de rémunération adaptées" et un personnel navigant commercial (PNC) recruté en externe.

M. Janaillac a cité l'exemple de la possibilité des pilotes d'Air France d'accélérer la progression de leur carrière en passant de copilote chez Air France à commandant de bord au sein de la future compagnie.

Il a par ailleurs précisé que les résultats du groupe seraient à nouveau "positifs" en 2016, après sept années de pertes de 2008 à 2014, grâce à la mise en oeuvre de deux plans de restructuration et "surtout" la baisse des prix du pétrole.

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