| Texte | imprimer | envoyer l'article | commentaires | |
fils RSS | ![]() |
partager |
|
REUTERS 26.06.2009
PARIS (Reuters) - Un ancien policier, Frédéric Bauer, affirme au site d'information Mediapart qu'il avait été mandaté en 1996 par l'Etat français pour mettre un terme au paiement de commissions en marge d'un contrat de livraisons de sous-marins au Pakistan.
Cette interruption de paiements est considérée par deux juges d'instruction comme le possible mobile d'un attentat commis le 8 mai 2002 à Karachi, où ont été tuées 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN) travaillant au contrat en question.
"On a fait appel à moi parce que personne ne voulait le faire concrètement. Ce n'est jamais facile d'aller annoncer à un intermédiaire libanais qu'il ne va pas toucher tout son argent dans le cadre d'une vente d'armes. C'est un peu comme enlever la nourriture de la cage d'un lion", déclare Frédéric Bauer, consultant en sécurité, à Mediapart.
Il dit avoir organisé un rendez-vous avec Ziad Takieddine, un des intermédiaires choisis par la DCN et Thomson CSF, devenu Thales, pour le paiement de certaines des commissions, dont l'évaluation totale, selon les éléments du dossier judiciaire, est de plusieurs dizaines de millions d'euros.
Il a notifié la décision française à l'intermédiaire. "M. Takieddine a ri : il m'a renvoyé dans mes buts quand il m'a révélé qu'il avait déjà touché personnellement 80% de ce que la France lui devait. Donc (...) je n'ai pas pu vraiment mener à bien ma mission", raconte Frédéric Bauer.
Le solde des paiements à cet intermédiaire, qui représentait des sommes importantes, n'a cependant pas été payé. D'autres intermédiaires que Ziad Takieddine n'ont pas été rémunérés. Il n'a pas été payé pour d'autres contrats, dit l'ex-policier.
Le ministre de la Défense de l'époque, Charles Millon, a confirmé que Jacques Chirac, alors président de la République, lui avait demandé de cesser le paiement de commissions sur tous les contrats d'armement, dont le Pakistan, ce qui a été fait, a-t-il expliqué dans un entretien à Paris Match cette semaine.
Selon lui, Jacques Chirac s'inquiétait de "rétrocommissions", un retour d'argent en France. Des éléments du dossier judiciaire montrent qu'est soupçonné un financement de la campagne de son rival Edouard Balladur à la présidentielle de 1995.
Frédéric Bauer dit tout ignorer de cet aspect de l'affaire. "Mais tout le monde se doutait bien qu'il y avait des combines politiques derrière tout ça", dit-il.
Edouard Balladur a démenti et Nicolas Sarkozy, qui fut son ministre du Budget et son directeur de campagne en 1995, a qualifié l'ensemble du scénario retenu pour l'affaire de Karachi de "fable".
Thierry Lévêque, édité par Sophie Louet
| Texte | imprimer | envoyer l'article | commentaires | |
fils RSS | ![]() |
partager |
|


A vendre Peugeot 407 - 2007 - 1.8 ...
Vend peugeot 407 noir,année fin ...
Type: Cabine Cruiser Marque: Storebro ...