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Jean-Vincent Placé condamné à 3 mois avec sursis après une soirée très mouvementée

Lundi 10 septembre 2018
Jean-Vincent Placé condamné à 3 mois avec sursis après une soirée très mouvementée
L'ex-secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé au Palais de justice à Paris, le 11 juillet 2018 - JACQUES DEMARTHON (AFP/Archives)

"Espèce de tocards, vous ne savez pas qui je suis !" L'ex-secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé a été condamné lundi à trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende pour violences et outrages lors d'une soirée alcoolisée et très mouvementée à Paris en avril.

L'ancien sénateur écologiste avait été interpellé ivre à la sortie d'un bar du VIème arrondissement parisien, dont il venait d'être expulsé par un videur après un incident avec une cliente.

Il se trouvait avec un ami sénateur, qui lui n'avait pas été mis en cause, et présentait une alcoolémie de 1,16 g par litre de sang.

Cet éphémère secrétaire d'Etat qui était chargé de la réforme de l'Etat sous François Hollande a été condamné pour des violences contre la cliente, une étudiante de 20 ans, ainsi que pour outrages à agent. "Espèce de tocards, vous ne savez pas qui je suis!", avait-il notamment lancé aux policiers qui étaient intervenus.

En revanche, il a été partiellement relaxé des faits d'injure raciale qui lui étaient reprochés. Une injure adressée au videur a été retenue par le tribunal correctionnel de Paris: "Ici on n'est pas au Maghreb". Des mots que le prévenu avait reconnu avoir prononcés, lors du procès le 10 juillet.

La condamnation ne sera pas inscrite au casier judiciaire de l'ex-sénateur, qui ne s'est pas déplacé au tribunal pour la décision. Il n'avait pu être joint dans l'immédiat.

- Addiction à l'alcool -

Ce jugement "me paraît sage", a réagi auprès de l'AFP l'avocat de M. Placé, Kiril Bougartchev, joint par téléphone. "Le tribunal a fait la part des choses et n'a pas suivi des réquisitions trop sévères", s'est-il félicité.

Cette peine est en effet en-deçà des réquisitions du parquet, qui avait demandé, outre une amende de 1.000 euros, six mois avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant deux ans comprenant une obligation de soigner son addiction à l'alcool. Le tribunal n'a pas prononcé d'injonction de soin.

Pour le procureur, Jean-Vincent Placé a exprimé dans ce dossier une forme de "désinhibition due à l'alcool mais aussi l'expression d'une forme de supériorité, de toute-puissance".

A la barre, l'ancien secrétaire d'Etat avait reconnu un comportement inapproprié mais s'était défendu de toute violence. "J'ai été rigolard, arrogant, prétentieux, peut-être même hautain. J'ai été extrêmement insistant et mon comportement était déplacé mais je n'ai pas été violent et n'ai pas prononcé de propos sexistes ni insultants", avait-il affirmé.

Au contraire, le videur, un colosse de près de deux mètres, ancien de la Légion, avait affirmé avoir entendu l'élu proposer à la jeune femme "de la thune" pour qu'elle danse pour son ami sénateur. Il aurait, selon lui, traité cette femme de "pute", ce que M. Placé a formellement contesté. La jeune femme n'était pas venue témoigner.

M. Placé, actuellement conseiller régional d'Ile-de-France, a reconnu son addiction à l'alcool et l'a expliquée par un sentiment de solitude et sa difficulté à supporter une image publique d'opportuniste ambitieux. "Un jour la cuirasse a commencé à se fendre", avait-il lâché, soulignant que son éloignement des "feux de la rampe" lui avait fait du bien.

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