En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

ISS: petits conseils à Thomas Pesquet pour sa sortie dans l'espace

Vendredi 13 janvier 2017
ISS: petits conseils à Thomas Pesquet pour sa sortie dans l'espace
Thomas Pesquet le 17 novembre 2016 à Baïkonour - SHAMIL ZHUMATOV (AFP/Archives)

"Bouger lentement", penser à prendre des photos: l'astronaute italien Luca Parmitano, qui guidera vendredi depuis Houston (Texas) le Français Thomas Pesquet pour sa première sortie dans l'espace, prodigue quelques conseils à son collègue et ami avant le grand jour.

Cet ancien pilote d'essai qui a séjourné dans la Station spatiale internationale (ISS) en 2013, a effectué à cette occasion deux sorties extra-véhiculaires dont la seconde aurait pu mal tourner. Luca Parmitano avait dû revenir en urgence dans la station alors que le casque de son scaphandre se remplissait d'eau.

L'Italien et le Français ont rejoint en 2009 le corps européen des astronautes. "Nous nous sommes entraînés ensemble pendant six ans. Je le connais bien. C'est un ami", raconte, en français, Luca Parmitano, joint au téléphone par l'AFP.

Vendredi, il guidera, depuis le Centre spatial Johnson de la Nasa à Houston, Thomas Pesquet mais aussi l'astronaute américain Shane Kimbrough pour leur sortie extra-véhiculaire de plusieurs heures.

Premier conseil pour Thomas, installé dans l'ISS depuis le 20 novembre et quatrième Français à effectuer une sortie dans l'espace: "Il faut bouger très lentement, tout doucement. Sinon on se fatigue très vite."

Deuxième conseil: "prendre plein de photos". "C'est très difficile car on a une chorégraphie très intense à réaliser et il n'y a pas beaucoup de moments où on est libre pour prendre des photos", dit l'astronaute qui avait mis une caméra sur son scaphandre pour ses deux sorties. Mais "cela permet de partager cette expérience vraiment unique".

Dernier conseil: "prendre cinq secondes à certains moments", quand c'est fatigant et difficile, pour "se rappeler que c'est un privilège d'être là, de faire cette activité extraordinaire et que beaucoup de gens voudraient être à notre place". "Il faut penser que c'est amusant."

- "Thomas est prêt" -

Luca Parmitano juge en revanche inutiles les conseils de prudence: "Nous sommes bien entraînés pour éviter de faire des erreurs qui peuvent affecter la sécurité."

"Thomas est prêt" pour sa sortie, dit l'astronaute qui a échangé avec lui mercredi et devait le faire à nouveau jeudi en téléconférence. "Il est focalisé, il connaît ses procédures."

"L'entraînement permet d'éliminer l'appréhension. Il n'y a pas de doutes dans son cerveau. Il sait qu'il est entraîné. Il sait surtout qu'il y a une équipe énorme de gens sur la Terre qui travaillent pour lui. Nous sommes là, tous ensemble avec lui."

En cas de souci, "c'est l'entraînement qui permet à l'astronaute d'éliminer les pensées qui pourraient le bloquer et de se focaliser sur la recherche de la solution". "C'est ce que j'ai fait quand j'ai eu mon problème en 2013."

"Il faut aussi se rappeler qu'une sortie dans l'espace, c'est toujours extraordinaire. Il y a des risques", poursuit l'Italien.

"Mon expérience en 2013 nous rappelle que ce n'est pas du tout la normalité." "Nous sommes encore en train de comprendre comment essayer de vivre dans l'espace, de voyager dans l'espace. Nous n'en sommes pas encore au niveau de coloniser l'espace", conclut-il.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire