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Irma: Macron reparti, le chantier de la reconstruction reste entier

AFP Jeudi 14 septembre 2017

Des pompiers assurent une distribution de vivres aux habitants sinistrés de Saint-Martin, après le passage de l'ouragan Irma, le 12 septembre 2017

- Martin BUREAU (AFP)

Les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy dévastées par l'ouragan Irma tentent de panser leurs plaies, avec l'arrivée de renforts militaires et une crainte sanitaire autour de l'eau, au lendemain de la visite d'Emmanuel Macron.

Après deux jours dans les décombres, à recueillir les doléances et à défendre l'action de l'Etat critiqué pour sa gestion de la crise, le président a retrouvé jeudi les dossiers hexagonaux, avec dans l'après-midi le Conseil des ministres, décalé d'une trentaine d'heures pour l'occasion.

Les Français semblent partagés sur la gestion de l'ouragan par les pouvoirs publics: 52% d'entre eux estiment que la situation a été gérée "du mieux possible", 47% sont d'un avis contraire, selon un sondage Elabe.

Le conseil des ministres a acté la nomination d'un préfet, Philippe Gustin, comme "préfet délégué interministériel pour la reconstruction de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin", a indiqué le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. Il est revenu sur la visite présidentielle, destinée à "incarner la force de la solidarité nationale et toute la mobilisation de toutes les forces de l'Etat".

La ministre Annick Girardin, rentrée avec le président après près d'une semaine aux Antilles pour gérer la crise, a annoncé jeudi dans l'émission Quotidien (TMC) qu'elle y retournerait d'ici six semaines.

Pour renforcer les secours, un A310 a décollé jeudi de l'Hexagone, "avec à son bord un détachement français et un détachement néerlandais", selon le porte-parole du chef d'état-major des armées françaises, le colonel Patrik Steiger.

"Plus de 500 militaires sont déployés sur Saint-Martin. Ils seront 600 ce soir et 1.300 quand on y ajoute les effectifs de la Marine nationale", a-t-il précisé, évoquant "une centaine de liaisons" réalisées avec les deux îles "en une semaine". Le BPC Tonnerre, un bâtiment de la Marine nationale, a appareillé mercredi pour déployer "des capacités de reconstruction d'urgence", notamment 116 véhicules et 1.000 tonnes de matériel.

Des jeunes du Service militaire adapté (dispositif d'insertion et de formation des jeunes d'outre-mer) de Guadeloupe et Martinique ont été envoyés jeudi en renfort pour "l'ouverture de routes, la distribution des produits de premières nécessités et le déblaiement de l'usine de désalinisation".

-risques sanitaires-

L'heure est désormais aux précautions sanitaires pour éviter la propagation des maladies. Des recommandations ont été communiquées par la préfecture concernant notamment l'eau courante, qui "n'est plus potable".

"L'hôpital est largement préparé à des maladies tropicales" ou liées à la consommation d'eau non potable", avait assuré mardi la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui a accompagné le chef de l'Etat sur place.

Emmanuel Macron a promis la reprise de la distribution d'eau potable "à partir du 20 (septembre)", mais en "quantité moins importante" qu'avant l'ouragan, et la reprise de l'électricité "d'ici la fin de semaine dans tous les points sensibles".

Des classes d'école ouvriront aussi "dès la semaine prochaine" dans des "tentes gonflables", avant un retour à la normale "d'ici la Toussaint".

A Saint-Barthélemy mercredi, le chef de l'Etat a annoncé un mécanisme d'aide financière d'urgence "d'ici lundi prochain" pour les sinistrés "qui ont tout perdu", et les salariés au chômage technique. Des numéros "dédiés" ont été mis en place jeudi pour les accompagner.

Pour accélérer les évacuations des nombreux sinistrés souhaitant partir, "des avions supplémentaires sont affrétés entre la Guadeloupe et la métropole, avec mille places en plus d'ici la fin de semaine, à des prix tenus à 250 euros, j'y tiens", a aussi indiqué le président.

Le chef de l'Etat s'était rendu la veille à Saint-Martin, où l'ouragan a fait 11 morts, promettant d'y revenir, si possible "avant un an". Dénonçant les pillages post-ouragan, il a annoncé le déploiement de 3.000 forces de l'ordre "d'ici la fin de la semaine". Le couvre-feu nocturne sur l'île est prolongé jusqu'au 21 septembre.

Un concert de soutien sera donné mardi à Paris et retransmis par France 2.

L'ouragan Irma a fait 40 morts dans les Caraïbes et 20 morts en Floride, après le décès de huit personnes dans une maison de retraite.

rfo-jri-caz-asa-reb/ic/jcc

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