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Hôpital psychiatrique de Rouen: accord trouvé après 19 jours de grève de la faim

Vendredi 08 juin 2018
Hôpital psychiatrique de Rouen: accord trouvé après 19 jours de grève de la faim
Le centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-les-Rouen, le 29 mai 2018 - CHARLY TRIBALLEAU (AFP/Archives)

Les grévistes de la faim de l'hôpital psychiatrique de Rouen ont mis fin vendredi à leur mouvement entamé le 21 mai, après avoir obtenu la création de 30 postes.

"Nous avons obtenu la création de 30 postes (...). Nous sommes satisfaits de cet accord. Thomas, gréviste de la faim depuis 19 jours, est parti à l'hôpital. Les trois autres grévistes sont en train de recommencer doucement à s'alimenter", a indiqué vendredi à un correspondant de l'AFP Sébastien Ascoet, délégué syndical CGT.

Interrogé par l'AFP, le service de presse de l'Agence régionale de santé (ARS) a confirmé qu'un accord comprenant la création de 30 postes avait été trouvé.

En début de semaine, trois autres grévistes de la faim avaient été hospitalisés au CHU de Rouen. Ils en sont sortis depuis.

L'hôpital dit du Rouvray, situé à Sotteville-lès-Rouen, dans la banlieue de Rouen, est le troisième hôpital psychiatrique de France en nombre de patients, selon l'ARS. Il a compté jusqu'à sept grévistes de la faim, selon l'intersyndicale.

Cet accord est l'aboutissement d’une session de négociations menée de jeudi à 14h30 à 21h00 puis de vendredi 10h00 jusqu'à la mi-journée.

Une toute première rencontre avait eu lieu mercredi mais elle s'était "très mal déroulée", selon la CFDT.

L'intersyndicale, qui dénonçait via un grève depuis le 22 mars une "surpopulation chronique" dans cet établissement, réclamait jeudi encore la création de 52 postes.

Mais outre la création de 30 postes, 21 en 2018 et 9 au premier semestre de 2019, a précisé la CGT, l'accord prévoit aussi, selon le syndicat, l'ouverture d'une unité pour adolescents "avec les moyens correspondants, c'est-à-dire des créations de postes", ainsi que celle d'une unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), c'est-à-dire une unité qui prend en charge des personnes incarcérées nécessitant des soins psychiatriques en hospitalisation complète.

Le nombre de postes créés dans ces unités sera défini ultérieurement, a ajouté le syndicaliste.

- "Négociations exigeantes" -

Le protocole d'accord a été voté à l'unanimité lors d'une l'assemblée générale, avec 250 participants, selon la CGT. Sa signature définitive aura lieu la semaine prochaine, selon M. Ascoet.

"Aucun de ces moyens ne sera pris à d'autres hôpitaux de la région", a-t-il aussi précisé.

"Nous avons mené des négociations exigeantes dans un climat apaisé. Mme Gardel a fait preuve d'une réelle écoute de ce qu'est le travail au quotidien au Rouvray", a conclu le syndicaliste.

"Nous sommes surchargés de tâches administratives et les effectifs diminuent", avait dénoncé mercredi Barbara Gresil, infirmière depuis 27 ans au Rouvray, interrogée par l'AFP. "Conséquence, nous sommes de moins en moins disponibles pour nos patients. On devient maltraitants avec eux", avait-elle expliqué.

Selon la CGT plus de 120 personnes ont manifesté vendredi matin encore leur soutien à l'intersyndicale devant l'hôpital où se tenaient les discussions.

Le 24 mai, la direction avait estimé qu'il n'y avait "plus de suroccupation dans l'établissement à la suite d'un ensemble d'actions mises en place le 15 avril". La direction avait notamment annoncé l'embauche de cinq contractuels, un chiffre jugé "ridicule" par les syndicats.

Le nombre d'hospitalisations a augmenté de 8,4% entre 2014 et 2016, selon les données du dernier rapport d'activité de l'établissement. Entre 2014 et 2016, les effectifs en équivalent temps plein n'ont progressé que de 0,5%, passant de 1.941 à 1.951.

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