Texte
imprimer envoyer l'article commentaires fils RSS partager facebook MySpace del.icio blogmarks wikio Viadeo

François Fillon lance des pistes sur l'emprunt et ses priorités

REUTERS 26.06.2009

Photo d'archives / Thierry Roge

par Emmanuel Jarry

NOGENT-LE-ROTROU, Eure-et-Loir (Reuters) - François Fillon a exposé les grandes lignes de ce que pourraient être les priorités financées par l'emprunt national, dont le président Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement le 22 juin.

A deux jours du séminaire gouvernemental qu'il réunira à Matignon pour commencer à définir ces secteurs prioritaires, le Premier ministre a lancé quelques pistes de réflexion devant des chefs d'entreprise réunis dans une usine d'instruments médicaux du centre-ouest de la France.

Après la période de reconstruction de l'après-seconde guerre mondiale dans les années 1950 et 1960, les concentrations des années 1970, l'accélération de ce mouvement dans les années 1980 et l'âge d'or du capitalisme financier des années 1990 à 2008, "un nouveau projet est plus nécessaire que jamais", a-t-il déclaré.

Si le plan de relance mis en place face à la crise financière et économique actuelle est surtout fondé sur une accélération des investissements en infrastructures et en équipements, l'effort doit maintenant porter sur la "matière grise" - la formation, l'immatériel, l'innovation, la recherche, a poursuivi le chef du gouvernement.

Il a énuméré quatre secteurs d'avenir :

- le numérique, les logiciels et les nanotechnologies ;

- les biotechnologies, afin de répondre au vieillissement de la population et à l'accroissement des dépenses de santé ;

- les écotechnologies, pour répondre au défi du réchauffement climatique ;

- la voiture du futur.

PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ

"La crise ne consacre pas simplement l'essoufflement du système financier (mais) de tout un modèle de production", a souligné François Fillon, selon qui "l'écologie et l'économie ne sont pas opposées", bien au contraire.

Il a estimé que les pôles de compétitivité mis en place ces dernières années constituaient un des meilleurs outils pour "faire jaillir la créativité", en assurant l'interface entre entreprises, universités et organismes publics de recherche.

"On est passé d'une logique de saupoudrage à une logique de concentration des aides sur des projets ambitieux", a souligné le Premier ministre, qui a rappelé que le gouvernement allouait déjà 1,5 milliard d'euros à cette politique sur trois ans.

Mais attention, a-t-il averti : le gouvernement entend limiter les nouvelles labellisations de pôles afin de pouvoir développer les plus efficaces et les plus prometteurs.

"Il faut que la mise en oeuvre des priorités des années à venir se décline à travers la politique des pôles de compétitivité", a-t-il expliqué.

"Ce qui nécessite naturellement que ne soient aidés que les pôles de compétitivité qui le méritent", a-t-il ajouté. "Il faut que notre pays s'habitue à cette culture de la compétition, de l'évaluation, et rompe avec cet égalitarisme qui conduit à aider tout le monde (et) à gaspiller des moyens publics."

Les priorités nationales qui seront définies au cours des trois prochains mois, à la faveur d'un débat national, devront permettre d'identifier les "bons investissements", ceux qui renforcent la croissance potentielle de la France.

Il est hors de question de "mettre n'importe quoi" dans le futur emprunt national, a-t-il conclu. "Ce sont des ressources que nous n'avons pas le droit de dilapider."

Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet

Texte
imprimer envoyer l'article commentaires fils RSS partager facebook MySpace del.icio blogmarks wikio Viadeo
Vos réactions

Pas encore inscrit(e)? => Inscription express
Suivez nous également sur :
suivez France Guyane sur Facebook suivez France Guyane sur Twitter suivez France Guyane sur MSN Messenger
Newsletter :

Météo

08 septembre 2010